Découvertes pour la vie
Les visages de la recherche en santé 2026
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Des caillots sanguins résistants et à formation rapide pour transformer les soins et sauver des vies
Dr Jianyu Li Mes collègues et moi avons mis au point une nouvelle méthode pour freiner rapidement les hémorragies graves. Nous avons en effet fabriqué des caillots sanguins qui, en plus de se former rapidement, sont plus résistants que les caillots conventionnels. Si des vaisseaux sanguins s'endommagent, notre corps forme naturellement des caillots sanguins. Or, sa capacité à agir rapidement devient compromise si la tâche s'avère trop lourde, notamment après un grave traumatisme ou une chirurgie. En outre, les mécanismes en jeu, qu'ils soient naturels ou artificiels, entraînent parfois la dissolution des caillots, ce qui présente des risques pour les patients. La nouvelle méthode que nous avons élaborée, nommée « coagulation en un clic » (click clotting), consiste à déclencher une réaction chimique pour lier des protéines à la surface des globules rouges et, ainsi, créer un gel résistant et stable. Grâce à cette technique, on met à profit le sang du patient ou un don de sang pour former en quelques minutes un caillot sanguin qui permet de juguler les saignements en quelques secondes. Le processus de coagulation naturel du corps appuie ce travail de guérison, puisque ce type de caillot artificiel est moins susceptible de se dissoudre. Les résultats de nos travaux de recherche sont prometteurs. Bien qu'il faille mener davantage de recherches, les caillots artificiels que nous avons inventés pourraient sauver des vies, tant chez les patients qui se présentent à l'urgence que chez les personnes atteintes d'un trouble de la coagulation. Lectures complémentaires
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L’association de médicaments : une méthode efficace pour prendre en charge la douleur chronique
Dr Ian Gilron Une personne sur cinq vit avec de la douleur chronique au Canada. Difficile à traiter, la douleur est souvent prise en charge par des médicaments, conjointement avec d’autres traitements. Dans les études sur le sujet, il est de coutume de comparer un médicament avec un placebo. Or, les résultats de ces études, tout comme les patients ayant une expérience concrète pertinente, indiquent que les médicaments prescrits à l’heure actuelle sont peu efficaces. Les travaux de mon équipe portent sur l’association de certains médicaments visant à gérer la douleur. Autrement dit, des médicaments qui agissent sur différents plans sont administrés en même temps pour mieux prendre en charge des affections comme la fibromyalgie ainsi que la douleur liée aux nerfs, au plancher pelvien ou au cancer. À titre d’exemple, nous avons démontré que l’association de gabapentine et de morphine, ou de gabapentine et de nortriptyline, s’avère plus efficace pour traiter la douleur causée par un trouble nerveux que si ces mêmes médicaments étaient pris seuls. Notre programme de recherche oriente encore aujourd’hui des travaux visant à déterminer les associations de médicaments les plus efficaces, de même que l’innocuité de celles largement employées dans le milieu. Lectures complémentaires |
Un réseau populaire réunit des chercheurs canadiens en santé mentale
Professeure adjointe, Département de psychopédagogie, Université de Regina
Postdoctorante, Université McMaster et Institut de recherche de l’Hôpital St. Joseph (Hamilton)
Directrice, Plateforme de formation Impact sur le système de santé
Professeure adjointe, École d’épidémiologie et de santé publique, Université d’Ottawa Le réseau NExT (de l’anglais Network for Early Career X Trainee Researchers in Youth Mental Health) tire son origine d’un constat simple mais percutant : les chercheurs en début de carrière de partout au Canada ont besoin de moyens concrets d’échanger entre eux. Pour les anciennes boursières du Programme de bourses d’impact sur le système de santé (BISS), les Dres Christine Mulligan, Miranda Field, Nicole D’souza et Raegan Mazurka, une rencontre lors d’une activité de réflexion nationale en 2023 a fait naître une volonté commune de privilégier la collaboration plutôt que la concurrence. Ce qui a commencé par des échanges hebdomadaires informels entre titulaires de BISS s’est rapidement transformé en une communauté d’entraide fondée sur des objectifs communs. Conscientes de la valeur de ces liens, les Dres Mulligan et D’souza ont cofondé NExT, puis les Dres Field et Mazurka ont aidé à en faire un réseau national. Aujourd’hui, ce réseau favorise la collaboration, l’innovation et le soutien entre pairs au sein de la relève en recherche sur la santé mentale des jeunes dans neuf provinces et territoires. Outre NExT, les fondatrices ont créé Third Loop Health afin de faire progresser les systèmes de santé apprenants et d’accroître les retombées dans le secteur de la santé mentale. Combinés, leurs efforts témoignent de l’importance de la création de liens comme puissant moteur de changements durables à l’échelle du système. Lectures complémentaires |
Une meilleure façon de prévenir les fractures liées à l’ostéoporose
Dr Steven Boyd, Ph. D. L’ostéoporose est une maladie qui fragilise les os et les rend plus susceptibles de se fracturer. Or, ces fractures de fragilité, particulièrement celles de la hanche, peuvent avoir des conséquences dévastatrices pour les patients. Bien qu’il existe des médicaments efficaces pour prévenir les fractures, il demeure difficile de déterminer avec précision quelles personnes en tireront le plus grand avantage. L’approche courante consiste à recourir à l’absorptiométrie à rayons X en double énergie (DXA), une technique qui permet de mesurer la densité minérale osseuse alors que le patient est allongé sur une table d’examen. Toutefois, les mesures obtenues par la DXA comportent certaines limites et sources d’erreur qui peuvent entraîner soit la non-détection de patients à risque de fracture, soit le traitement inutile de personnes dont les os sont relativement solides. C’est pourquoi nous mettons au point de meilleures méthodes de diagnostic de l’ostéoporose reposant sur une technologie tridimensionnelle appelée tomodensitométrie quantitative périphérique à haute résolution (HR-pQCT). En mesurant ainsi la microarchitecture osseuse fine et en nous appuyant sur des modèles informatiques pour estimer sa résistance, nous avons conçu un nouvel outil de prédiction du risque de fracture en vue de repérer les personnes à risque d’ostéoporose. Nous avons confirmé l’efficacité de cet outil auprès de populations au Canada et ailleurs dans le monde, et cette approche contribue à prévenir les fractures de fragilité et à améliorer la prise en charge de l’ostéoporose. Lectures complémentaires |
Voir l’invisible : la perte synaptique et la sclérose en plaques
Dr Chao Zheng La sclérose en plaques (SP) est une maladie qui affecte le cerveau et la moelle épinière et qui est particulièrement répandue au Canada, où une personne sur 400 est touchée. On imagine souvent qu’elle est causée par l’inflammation et la détérioration de la myéline (gaine protectrice des nerfs), mais un nombre croissant d’études montrent que la perte de synapses (zones de contact entre deux neurones) joue aussi un rôle important dans les troubles physiques et cognitifs associés à la maladie. L’étude a été menée à l’aide d’une technique d’imagerie cérébrale, la TEP SV2A, pour mesurer la densité synaptique (le nombre de synapses) chez des sujets vivants — d’abord avec un modèle murin de la maladie, puis auprès d’un petit groupe de personnes touchées par la SP. Des traceurs TEP SV2A approuvés cliniquement ont été utilisés sur tous les sujets, de sorte que le même processus biologique soit évalué chez les deux espèces. Les résultats d’imagerie obtenus pour le modèle murin et les humains participants montrent un niveau d’expression de protéines SV2A inférieur à celui noté dans le groupe témoin en santé, ce qui concorde avec la perte de synapses. Ainsi, la SP causerait une perte synaptique qui peut être détectée grâce à une intervention non effractive. Dans la présente étude, cette perte a été repérée, chez les souris, dans l’ensemble du cerveau et de la moelle épinière et, chez les humains, dans de nombreuses régions du cerveau associées à la pensée et au mouvement. Dans l’ensemble, cette recherche révèle que la perte de synapses fait partie de la biologie de la SP et peut faire l’objet d’un dépistage non effractif chez des sujets vivants. En outre, la TEP SV2A pourrait s’avérer utile pour étudier les lésions cachées du système nerveux caractéristiques de la SP, surveiller la progression de la maladie et évaluer des traitements qui visent à protéger le cerveau et le système nerveux. Lectures complémentaires
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Remonter au tout début : liens entre l’exposition aux antibiotiques, le microbiote intestinal et l’obésité infantile
Dre Raylene Reimer, Ph. D, Dt.P. On pensait autrefois, à tort, que les antibiotiques provoquaient très peu d’effets indésirables à long terme chez l’humain. Or, bien qu’ils réduisent considérablement les taux de mortalité et de morbidité, les antibiotiques administrés tôt dans la vie sont susceptibles de perturber les bactéries intestinales et d’accroître les risques d’obésité. D’après nos deux études menées auprès de sujets humains, les nouveau-nés présentent des risques accrus d’obésité et un plus haut score Z de l’indice de masse corporelle s’ils sont exposés à des antibiotiques pendant la grossesse, même si ce n’est qu’à l’accouchement. Par ailleurs, grâce à des études menées sur des rattes enceintes, nous avons démontré que les antibiotiques perturbent les bactéries intestinales des mères et font ainsi accroître les risques d’obésité chez leurs ratons. Nous avons toutefois réussi à réduire ces risques grâce aux prébiotiques, un type de fibres alimentaires et une source de bactéries saines pour l’intestin. Si elles sont ingérées en parallèle aux antibiotiques, ces fibres s’avèrent un complément prometteur à l’alimentation des mères lorsque la prise d’antibiotiques est inévitable. Lectures complémentaires |
Incidence de la santé intestinale sur la santé articulaire : les fibres et l’activité physique réduisent les symptômes de l’arthrose chez un modèle de rat obèse
Dr Walter Herzog, Ph. D. Les deux principaux objectifs de notre récente étude financée par les IRSC sont les suivants :
Dans le cadre de nos travaux, nous avons utilisé un modèle de rat dont l’obésité et le syndrome métabolique ont été induits par une alimentation riche en lipides et en glucides. Nous avons constaté que les exercices aérobiques n’entraînent aucune perte de poids notable chez les animaux étudiés, mais qu’ils donnent lieu à une amélioration de leur métabolisme, à une diminution de leurs inflammations et à la réapparition de bactéries intestinales saines, des changements qui ont abouti à une réduction de leurs lésions osseuses, musculaires et articulaires. Nous avons également découvert que l’ajout d’oligofructoses, des suppléments de fibres, à leur alimentation réduit les symptômes de l’arthrose du genou. Sachant que dans une étude connexe, nous avons observé que ce type de fibres soulage les douleurs et réduit la prise de médicaments chez les personnes obèses atteintes d’une arthrose du genou à un stade modéré, cette découverte pourrait se révéler pertinente pour la santé humaine. Lectures complémentaires (en anglais seulement) |
Comment un patient partenaire met un diagnostic erroné au service de meilleurs résultats pour les jeunes atteints d’arthrite
John Bang John avait neuf ans lorsque ses douleurs articulaires ont commencé. On lui a d’abord dit que c’était la maladie d’Osgood-Schlatter, un problème temporaire. Toutefois, la douleur persistait. À 14 ans, il a finalement reçu un diagnostic d’arthrite juvénile idiopathique sévère liée à l’enthésite et de maladie inflammatoire de l’intestin. Des années sans traitement de l’inflammation avaient entraîné une atrophie musculaire importante de même qu’une perte de mobilité. « Pendant longtemps, ma douleur est restée invisible, explique John. Une erreur de diagnostic m’a fait perdre des années qui auraient pu changer mon résultat de santé. » En plus des limitations physiques, John a connu des difficultés liées à l’absentéisme scolaire, à l’isolement social et à la santé mentale que les interventions cliniques ne prenaient pas en compte. Aujourd’hui, il apporte cette perspective au projet PAVE (Producing an Arthritis Value Framework with Economic Evidence). À titre de partenaire jeunesse de recherche, John collabore avec des scientifiques pour veiller à ce que la recherche sur l’arthrite tienne compte de l’expérience réelle des jeunes – celle qui comprend les diagnostics tardifs, l’impact émotionnel et les conséquences à long terme de la maladie. « La recherche doit mesurer ce qui compte réellement pour les jeunes, insiste-t-il. C’est ainsi que l’on évite à d’autres personnes de passer entre les mailles du filet. » |
Comprendre toute la réalité : un parent partenaire oriente la recherche pour qu’elle tienne compte des conséquences à long terme de l’arthrite juvénile
Lisa George Kylie avait cinq ans lorsqu’une chute mineure a entraîné plusieurs mois d’enflure, de raideurs et de questions demeurant sans réponse. Après six mois de militantisme et de rendez-vous répétés, un test d’IRM a révélé une inflammation importante, qui a abouti à un diagnostic d’arthrite juvénile idiopathique. Peu après, Kylie a développé une uvéite, une inflammation d’une partie de l’œil, qui a exigé l’utilisation fréquente de gouttes oculaires médicamenteuses pendant qu’elle fréquentait la maternelle. « Le diagnostic, ce n’était que le début, se rappelle Lisa. Cela allait au-delà d’un simple problème lié à une articulation; on parlait maintenant de risques pour la vision, de difficultés relatives au soutien scolaire, du fardeau lié aux traitements et de l’incertitude quant à la transition vers l’âge adulte. » Grâce au projet PAVE (Producing an Arthritis Value Framework with Economic Evidence), Lisa collabore avec des chercheurs pour s’assurer que les études tiennent compte de la pleine mesure des conséquences de l’arthrite juvénile, dont les complications comme l’uvéite, les effets secondaires des traitements, le stress familial et l’incertitude quant à l’avenir. « La recherche doit considérer non seulement les symptômes actuels, mais aussi les résultats à long terme qui influent sur le parcours de vie d’un enfant », affirme-t-elle. |
Un outil interactif en ligne pour étudier l’ADN et ses liens avec la santé
Dre Sarah Gagliano Taliun Dr Daniel Taliun Les études d’association pangénomique permettent d’examiner l’ensemble de l’ADN d’une population afin de repérer les variations génétiques associées à une maladie ou à un trait biologique donné, comme les maladies cardiovasculaires ou le taux de cholestérol. La stratification des associations permet quant à elle d’examiner séparément et de manière plus approfondie certaines variables, comme le sexe biologique. Notre couple compose l’équipe de recherche responsable d’un projet financé par les Instituts de recherche en santé du Canada visant à développer l’outil en ligne PheWeb2, qui permet d’isoler et de comparer différents résultats stratifiés. Notre article publié dans Nature Genetics traite de la façon dont PheWeb2 permet de repérer des effets génétiques qui diffèrent entre les femmes et les hommes en se fondant sur les données de l’Étude longitudinale canadienne sur le vieillissement, qui porte sur une vaste cohorte nationale. Lecture complémentaire |
Quelle est l’incidence de la piètre qualité de l’air attribuable au climat sur la santé?
Krishna Kolen, doctorante Au Canada, certains phénomènes météorologiques, notamment les feux de forêt et les tempêtes de poussière, nuisent à la qualité de l’air et, de ce fait, font tort à la population. La Première Nation Mistawasis Nêhiyawak, située au centre de la Saskatchewan, subit ces répercussions de plein fouet. C’est donc à la demande de ses membres que nous avons collaboré avec la Première Nation à l’élaboration d’outils, de stratégies et de méthodes de surveillance dans l’optique de mieux comprendre et de réduire les conséquences sur la santé. Outre notre partenariat avec le ministère de la Santé ainsi que le ministère du Territoire et des Ressources naturelles des Mistawasis, nous ferons équipe avec des Aînés autochtones et des jeunes pour déterminer les personnes touchées ainsi que les approches optimales de sensibilisation à la mauvaise qualité de l’air et aux risques connexes pour la santé. Parmi les principaux résultats de notre recherche, notons la création concertée de stratégies fondées sur des données qui appartiennent à la communauté et qui contribuent à la souveraineté des données des Autochtones, à l’adaptation climatique et à la résilience. Les résultats du projet pourront être utilisés par les dirigeants des Mistawasis pour élaborer des stratégies d’adaptation et d’atténuation qui conviennent à leur communauté et à leur contexte. Lectures complémentaires |
Un essai clinique sur les anticoagulants pourrait faire évoluer le traitement des caillots sanguins
Dre Lana Castellucci La thromboembolie veineuse (thrombose) est un grave problème de santé caractérisé par l'apparition de caillots sanguins dans les veines des jambes. Touchant environ 50 000 personnes chaque année au Canada, cette maladie peut mener à des complications et notamment à des embolies pulmonaires lorsque les caillots migrent vers les poumons. Pour dissoudre les caillots, les médecins prescrivent souvent des anticoagulants tels que l'apixaban et le rivaroxaban, qui entraînent toutefois comme effets secondaires des hématomes ou des saignements internes. Dans le cadre d'un essai clinique financé par les IRSC, la Dre Lana Castellucci a comparé le risque hémorragique de ces médicaments, administrés à des patients ayant récemment reçu un diagnostic de thrombose. Selon l'étude COBRA – à laquelle ont pris part 2 760 personnes dans 32 centres au Canada, en Australie et en Irlande – l'apixaban réduit le saignement de plus de 50 % par rapport au rivaroxaban. Ainsi, les patients vivant avec une thromboembolie veineuse seraient exposés à des risques moindres. Pour l'un des participants à l'essai, « les personnes atteintes d'une thrombose vivent souvent à la fois avec la peur de la récidive et celle de l'hémorragie, c'est donc un réel soulagement de savoir qu'il existe une option thérapeutique plus sûre ». L'essai clinique de la Dre Castellucci a démarré sous la forme d'une étude pilote financée par CanVECTOR (en anglais seulement), un réseau qui fait progresser la recherche sur la thromboembolie veineuse au Canada depuis dix ans. À la suite du succès de cette étude, un essai clinique international a été réalisé. La Dre Castelluci estime qu'en investissant dans CanVECTOR, les IRSC « ont contribué à créer une communauté de chercheurs et de patients partenaires qui travaillent à rendre les soins plus sûrs et plus efficaces au Canada, mais aussi dans le monde entier ». Lectures complémentaires |
Changer les règles du jeu pour la sécurité des jeunes sportifs au Canada
Dre Carolyn Emery, titulaire d’un doctorat en épidémiologie et physiothérapeute Le sport procure d’immenses bienfaits, mais comporte des risques. Chaque année, le tiers des jeunes âgés de 10 à 24 ans au Canada se blessent lors d’une pratique sportive. Les conséquences sont multiples : baisse de l’activité physique, arthrose post-traumatique, problèmes de santé mentale, séquelles d’une commotion cérébrale, etc. C’est pourquoi, grâce au soutien financier des IRSC, je dirige un programme canadien de recherche communautaire, intitulé SHRED Injuries. L’objectif est d’étudier les facteurs de risque et d’évaluer des stratégies afin de prévenir les blessures sportives ou d’atténuer leurs conséquences chez les jeunes. Voici comment j’ai atteint cet objectif :
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Par-delà le pouls : quand le mouvement semble impossible
Dre Jennifer Reed L’exercice est essentiel pour améliorer la santé cardiovasculaire, mais pour les personnes aux prises avec une fibrillation auriculaire persistante ou permanente, même un simple mouvement peut sembler accablant. Que ce soit à cause de la fatigue, de l’anxiété ou de la peur des complications, il est souvent difficile de savoir par où commencer. La Dre Jennifer Reed a mené un essai clinique auprès de 86 personnes atteintes de fibrillation auriculaire et comparé les effets de deux méthodes : l’entraînement fractionné de haute intensité (HIIT) – de courtes périodes d’activité suivies de repos – et des exercices continus d’intensité modérée. Les deux méthodes se sont révélées sécuritaires et ont amélioré la qualité de vie, la condition physique et la santé cardiovasculaire des participants. L’équipe a observé des bienfaits similaires pour des séances de 23 minutes de HIIT deux fois par semaine et pour des séances d’une heure d’exercice continu d’intensité modérée à vigoureuse deux fois par semaine. Ces résultats montrent qu’il n’y a pas qu’une seule façon d’améliorer sa santé cardiovasculaire. Les programmes d’exercice offerts par les services de réadaptation cardiovasculaire et les centres de soins peuvent donc proposer ces deux méthodes aux patients, ce qui aidera ces derniers à retrouver confiance et à prendre leur santé en main. Lectures complémentaires |
RAPID GENE, une percée génétique pour un traitement du cœur au chevet du patient
Dr Derek So Pour rétablir la circulation sanguine, il est possible d'insérer un tube dans une artère, une endoprothèse, à la hauteur du cœur. Les patients chez qui une telle intervention est effectuée se font souvent prescrire du clopidogrel pour éviter la formation de caillots sanguins. Ce n'est toutefois pas un médicament efficace pour tout le monde. Il existe des tests génétiques en laboratoire permettant d'établir qui pourra en bénéficier, mais il faut attendre des jours, voire des semaines avant d'avoir les résultats. L'attente n'est pas un luxe que peuvent se permettre les personnes en situation d'urgence. Et les complications peuvent être graves si on donne le mauvais médicament. C'est pour trouver une solution à ce problème que le Dr Derek So s'est associé à Spartan Bioscience. L'étude des deux partenaires, RAPID GENE, a abouti à un test génétique grâce auquel on peut obtenir des résultats rapides qui feront la différence entre la vie et la mort. Le test en question détecte une mutation génétique qui empêche l'organisme de bien métaboliser le clopidogrel. Autrement dit, les personnes qui ont cette mutation resteront insensibles au clopidogrel après la pose d'une endoprothèse cardiaque et sont donc à grand risque de voir se former des caillots sanguins. L'équipe du Dr So a découvert que le prasugrel pouvait efficacement remplacer le clopidogrel pour ces patients. Le test est à la portée de tout le monde. « Les tests génétiques de l'essai clinique ont été réalisés par des infirmières qui n'avaient suivi qu'une formation d'une demi-heure », explique le Dr So. Les résultats étant livrés au chevet du patient, « nous pouvons donner le bon médicament au bon patient sans délai ». L'équipe du Dr So a publié ses résultats en 2012, ce qui a entraîné des essais cliniques de suivi (RAPID STEMI, TAILOR-PCI) qui ont influencé l'adoption de la thérapie en fonction du génotype partout dans le monde. Lectures complémentaires
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Améliorer les soins contre l'arthrite dans les communautés autochtones
Dre Cheryl Barnabe, M. D., M. Sc., FRCPC L'arthrite inflammatoire, dont la polyarthrite rhumatoïde, touche de façon disproportionnée les communautés autochtones du Canada en raison de leur accès limité à des services de santé de grande qualité. Pour réduire les disparités à cet égard, nous collaborons étroitement avec les communautés et patients autochtones en vue de mettre en place des solutions qui répondent à leurs besoins. Ces efforts conjoints ont abouti, notamment, à la création d'un programme d'agent de liaison avec les personnes atteintes d'arthrite. L'initiative vise à intégrer un membre de confiance de la communauté dans l'équipe de soins de santé pour aider les patients à s'orienter dans le système et à atteindre leurs propres objectifs en matière de santé. Le programme favorise aussi la mise en place d'un solide réseau de soutien par les pairs dans la communauté. Dans ce cadre, nous avons conçu des outils d'aide à la décision pour faciliter un processus décisionnel concerté entre les patients autochtones et les fournisseurs de soins de santé. Ces outils permettent aux patients autochtones de mieux comprendre les différents traitements possibles pour l'arthrite, d'en évaluer les risques et les avantages et de faire un choix en fonction de leurs préférences, de leurs attentes et de leurs valeurs. Lectures complémentaires |
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