Message de la Dre Mary Jung à l’occasion de la Journée mondiale du diabète

Journée mondiale du diabète 2026 : Agir tôt contre le diabète

Chaque année, le 14 novembre, la Journée mondiale du diabète attire l’attention du monde entier sur le diabète et ses répercussions sur les individus, les familles, les communautés et les systèmes de santé. Le thème de cette année, « Agir tôt contre le diabète », souligne l’importance de comprendre et de réduire les risques de diabète, de favoriser le diagnostic précoce et de prendre des mesures éclairées par des données probantes pour prévenir ou retarder l’apparition du diabète et sa progression.

On estime que 10 % de la population canadienne vit avec le diabète, une proportion qui passe à 15 % lorsque les cas de diabète de type 2 non diagnostiqués sont pris en compte. La Fédération internationale du diabète estime que 29 % (soit près du tiers) des adultes vivant avec le diabète au Canada n’ont pas reçu de diagnostic. À l’échelle mondiale, jusqu’à 50 % des personnes aux prises avec un diabète de type 2 présentent déjà des complications au moment du diagnostic, ce qui met en évidence les conséquences importantes d’une détection tardive. Les maladies cardiovasculaires, les maladies rénales, la perte de vision et les lésions nerveuses figurent parmi les complications possibles, d’où l’importance de repérer les risques, de poser un diagnostic et d’intervenir plus tôt.

Les IRSC sont fiers de financer des chercheurs et des équipes d’exception dont les travaux sur le diabète montrent comment il est possible d’agir tôt à différents niveaux : détection des risques, dépistage de la maladie, prévention communautaire et dirigée par les Autochtones, réduction des risques par des changements du mode de vie, préparation sur les plans des politiques et du système de santé. Voici des exemples de travaux de recherche financés par les IRSC et nos partenaires dans le cadre de l’initiative L’insuline a 100 ans : accélérer les découvertes canadiennes pour lutter contre le diabète.

Faire progresser la prévention communautaire et menée par des Autochtones

Les approches de prévention sont plus efficaces lorsqu’elles reposent sur les connaissances, les priorités et les forces des communautés. La Dre Sarah Oosman et des collègues travaillent avec des communautés des Premières Nations et des Métis de la Saskatchewan dans le cadre du projet de recherche Strong Bodies, Spirits, Minds, and Voices pour créer en collaboration des approches de prévention du diabète de type 2 chez les enfants, fondées sur les cultures de ces communautés. La Dre Lucie Lévesque et des collègues font également progresser la prévention communautaire du diabète de type 2 en s’appuyant sur la pensée des sept générations et sur un modèle de mentorat intercommunautaire qui mise sur les forces et la résilience. Le programme recourt au mentorat de communautés autochtones inspiré d’une perspective haudenosaunee du traité Two Row Wampum, en tenant compte de la diversité des genres, pour faire connaître et adapter des approches intercommunautaires de mentorat et favoriser la prévention du diabète de type 2.

Dépistage précoce des risques de diabète

Le dépistage précoce du diabète permet d’agir avant l’apparition de symptômes ou de complications graves. La Dre Diane Wherrett dirige le Consortium de recherche sur le dépistage du risque de diabète de type 1 dans la population canadienne (DépisterCan DT1) en vue de faire progresser les approches de dépistage axées sur la population. L’objectif consiste à identifier les enfants qui risquent de développer le diabète de type 1 avant le diagnostic clinique, afin de permettre une surveillance et une intervention précoces. Le dépistage permettra au final de prévenir l’acidocétose diabétique, une complication du diabète de type 1 non diagnostiqué qui peut mettre la vie en danger. La Dre Brandy Wickow et des collègues étudient les changements métaboliques et rénaux précoces chez les enfants présentant un risque accru de diabète de type 2 afin d’éclairer le dépistage plus précoce et l’élaboration de stratégies personnalisées pour prévenir la maladie et ses complications.

Réduire les risques par des changements du mode de vie

Le Consortium de recherche Pays-Bas–Canada (Consortium TIMED), codirigé au Canada par le Dr André Carpentier, examine les effets des habitudes de vie programmées sur les rythmes métaboliques naturels du corps sur une période de 24 heures. Les travaux visent à optimiser les interventions axées sur le mode de vie et à élaborer des approches plus efficaces pour prévenir le diabète de type 2. La Dre Mary Jung et des collègues évaluent Small Steps for Big Changes, un programme d’intervention en matière d’alimentation et d’activité physique visant à réduire significativement le risque de développer le diabète de type 2. Conçu pour permettre une mise en œuvre aisée, évolutive et durable en milieu communautaire, le programme est déployé en partenariat avec des YMCA partout au Canada ainsi que dans un établissement en Australie, afin d’élargir l’accès à la prévention du diabète, particulièrement chez les populations mal desservies et à risque.

Préparer les politiques et les systèmes de santé

La Dre Kaberi Dasgupta et des collègues préparent le terrain pour l’implantation d’un programme de prévention et de rémission du diabète au Québec. Leurs travaux examinent les considérations juridiques, économiques et liées au système de santé associées au repérage des personnes présentant un prédiabète ou un diabète de type 2 à un stade précoce et à leur aiguillage vers des interventions fondées sur des données probantes, afin d’éclairer la manière dont la prévention pourrait être mise en œuvre à grande échelle.

En maintenant leur soutien à la recherche qui aide à repérer plus tôt les risques de diabète, à renforcer la prévention et à favoriser des interventions en temps opportun et adaptées aux cultures, notamment sur le plan des politiques, les IRSC et leurs partenaires peuvent contribuer à mettre les connaissances en pratique pour prévenir ou retarder l’apparition du diabète et, dans la mesure du possible, ralentir sa progression. L’objectif est de freiner la hausse de la prévalence du diabète et de ses complications et d’améliorer sensiblement les résultats sur la santé des personnes et des communautés partout au Canada.

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