L’insuline a 100 ans : recherche en vedette

Titulaires de la subvention d’équipe : Consortium de recherche Pays-Bas–Canada sur le diabète de type 2

  • Le bon moment pour prévenir le diabète de type 2 : rétablir la rythmicité du substrat sur 24 heures par la programmation chronologique des facteurs liés au mode de vie pour un meilleur contrôle de la glycémie

    Chercheurs canadiens

    Dr André Carpentier, Candidat principal désigné : Université de Sherbrooke
    Dr Denis Blondin, Candidat principal : Université de Sherbrooke
    Dr David Campbell, Candidat principal : Université de Calgary
    Dr Jean-Pierre Després, Candidat principal : Université Laval
    Dr Parminder Raina, Candidat principal : Université McMaster

    Chercheurs néerlandais

    Dr Patrick Schrauwen, Candidat principal désigné : Université de Maastricht
    Dre Renée de Mutsert, Candidate principale : Centre médical de l’Université de Leiden
    Dr Joris Hoeks, Candidat principal : Université de Maastricht
    Dre Femke Rutters, Candidate principale : Centre médical de l’Université d’Amsterdam

    Résumé

    La stimulation incessante qui caractérise notre mode de vie moderne a été récemment désignée comme un facteur pouvant causer le diabète de type 2. Les progrès technologiques et sociétaux comme l’éclairage électrique et les écrans numériques, le travail par quarts, les va-et-vient entre fuseaux horaires et la disponibilité continue des aliments ont pour effet de perturber nos rythmes quotidiens intrinsèques façonnés par l’évolution, faisant en sorte que nos repères lumineux et comportementaux ne sont plus synchronisés avec notre système circadien. On pense aujourd’hui que cette désynchronisation des repères contribue grandement à la présente crise de santé métabolique. Des données précliniques révèlent que le fait de programmer des interventions à différents moments dans un cycle de 24 heures pourrait avoir un impact sur les résultats de ces interventions.

    Les objectifs du consortium de recherche proposé Pays-Bas–Canada consistent à comprendre l’impact d’habitudes de vie programmées sur une période de 24 heures sur le développement du diabète de type 2 et à élucider les mécanismes en cause dans le but de concevoir des interventions plus efficaces pour prévenir la maladie. Forts de notre expertise reconnue mondialement en recherche sur le diabète de type 2, de nos capacités méthodologiques de pointe, des vastes cohortes longitudinales assemblées en Europe et au Canada, de notre expertise en mobilisation des patients et en modification des modes de vie et de notre vaste réseau de partenaires, nous proposons trois projets complémentaires et intégrés qui permettront d’optimiser les interventions visant à prévenir le diabète de type 2 par des changements au mode de vie; de renforcer les capacités en matière de mentorat et de formation de la prochaine génération de chercheurs; et de créer un réseau de collaborateurs productif qui permettra à des patients de partout au Canada et aux Pays-Bas de participer à des travaux de recherche dans le domaine. Le consortium proposé mobilisera certains des plus éminents experts mondiaux en physiologie intégrative, en épidémiologie, en modification des modes de vie, en mobilisation des patients et en réseautage scientifique afin d’optimiser les interventions fondées sur la rythmicité circadienne et le métabolisme pour prévenir le diabète de type 2; de former la prochaine génération de chercheurs en santé dans le domaine; et de mobiliser des patients partenaires à l’échelle internationale.

Titulaires d’une subvention d’équipe : IRSC-FRDJ – Avancement des traitements à base de cellules souches contre le diabète de type 1

  • Des stratégies de transplantation novatrices et des CSPH hypoimmunogènes modifiées par des antigènes HLA pour la conception d’un produit de qualité supérieure semblable à des îlots pour le traitement du DT1
    Dre Maria Cristina Nostro, Scientifique principale, Institut McEwen de recherche sur les cellules souches, Réseau universitaire de santé
    Dr Andrew Pepper, Professeur adjoint, Université de l'Alberta
    Dr Dan Drucker, Chercheur principal, Institut de recherche Lunenfeld-Tanenbaum
    Dre Sara Nunes Vasconcelos, Scientifique, Réseau universitaire de santé
    Dr Gregory Korbutt, Professeur, Université de l'Alberta

    Résumé

    Le diabète de type 1 (DT1) est une maladie auto-immune qui se caractérise par la destruction des cellules bêta. La transplantation d'îlots permet de rétablir la glycémie chez environ 60 % des patients, ce qui indique que le remplacement cellulaire est une solution viable pour traiter la maladie. Cependant, la rareté des donneurs, le faible taux de survie des îlots transplantés, le besoin d'optimiser les champs opératoires et l'obligation de provoquer une immunosuppression systémique font en sorte que très peu de patients peuvent bénéficier de cette application thérapeutique.

    Notre équipe puisera dans son expertise en biologie des cellules souches, en biologie vasculaire, en transplantation d'îlots et en biologie des cellules bêta pour s'attaquer à tous ces défis et mettre au point un produit de qualité clinique qui soit sécuritaire et efficace. Pour y arriver : 1) nous utiliserons des cellules souches humaines pour générer une source illimitée d'îlots de remplacement, 2) nous rehausserons le taux de survie des îlots en utilisant nos nouvelles méthodes de transplantation qui optimisent le champ opératoire et 3) nous éliminerons ou réduirons le besoin de provoquer l'immunosuppression en utilisant une lignée de cellules souches de donneurs universels conçue pour prévenir le rejet après transplantation.

    Les résultats de cette étude permettront d'accélérer l'application clinique des îlots dérivés de cellules souches de donneurs universels pour le traitement du DT1.

  • Conception d'un traitement robuste à base de cellules souches contre le diabète de type 1
    Dr Francis Lynn, Chercheur, Institut de recherche de l’Hôpital pour enfants de la C.-B.
    Dre Megan Levings, Chercheuse, Institut de recherche de l’Hôpital pour enfants de la C.-B.
    Dr Bruce Verchere, Chercheur, Institut de recherche de l’Hôpital pour enfants de la C.-B.
    Dre Jenny Bruin, Professeure adjointe, Université Carleton
    Dr Pat MacDonald, Professeur, Université de l’Alberta
    Dr Jim Johnson, Professeur, Université de la Colombie-Britannique
    Dr Wyeth Wasserman, Vice-président à la recherche, Hôpital pour enfants de la C.-B.

    Résumé

    Le remplacement des cellules sécrétrices d'insuline par voie de transplantation pourrait parvenir à guérir le diabète de type 1 (DT1). Des centaines de patients partout dans le monde (dont environ 400 au Canada) ont reçu une greffe d'îlots – des grappes de cellules sécrétrices d'insuline dans le pancréas – pour leur permettre de mieux contrôler leur glycémie sans devoir s'injecter de l'insuline. Cependant, comme nous manquons de donneurs d'organes, nous avons besoin de nouvelles sources de cellules sécrétrices d'insuline pour les millions de personnes atteintes de la maladie. Bien que nous puissions maintenant produire de telles cellules à partir de cellules souches, elles ne sécrètent pas adéquatement l'insuline et ne peuvent survivre à la transplantation sans immunosuppression. Pour remédier à ce problème, notre équipe compte puiser dans son expertise en technologie unicellulaire, en édition du génome, en immunologie et en biologie des cellules souches et des îlots afin de produire une meilleure source de cellules pour le traitement du DT1 par remplacement cellulaire, qui pourra faire l'objet d'essais cliniques d'ici quelques années. Une telle avancée permettrait non seulement de transformer la vie des milliers de personnes au Canada atteintes du DT1, mais aussi de réduire grandement l'énorme fardeau que représente le diabète pour l'économie et la santé au pays.

Titulaires d’une subvention d’équipe R.-U.-Canada pour la recherche sur le diabète

  • Rémission du diabète et amélioration de la fonction diastolique par la combinaison d’un exercice structuré avec des substituts de repas et la réintroduction de nourriture (RESET)
    Kaberi Dasgupta (CPD du Canada, Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill)
    Thomas Yates (CPD du R.-U., Université de Leicester)

    Résumé

    RESET est un essai contrôlé randomisé qui ajoute une stratégie d’exercice structuré et supervisé à un régime hypocalorique et à un recours partiel à des substituts de repas pour chercher à produire une rémission du diabète chez des personnes de moins de 40 ans atteintes de diabète de type 2 (DT2). En outre, grâce à l’exercice physique qui en fait partie, il vise à réduire la perte de masse maigre, à accroître la forme physique et à améliorer les mesures par IRM de la fonction diastolique, qui sont des indicateurs précoces de cardiopathie dans le DT2. L’« ingrédient spécial » est la supervision et la prise en charge des rechutes. L’essai pionnier DiRECT a démontré qu’un régime hypocalorique pouvait provoquer une rémission du DT2, mais que, pour que celle-ci se maintienne, une supervision active doit être rétablie en cas de reprise de poids. Dans l’étude RESET, cette supervision sera rétablie non seulement pour les questions ayant trait au régime alimentaire, mais aussi pour l’exercice. Les participants à l’étude RESET seront répartis de manière aléatoire en deux groupes, dont l’un recevra les soins habituels et l’autre, un régime hypocalorique et un programme d’exercice supervisé de 24 semaines. Après la période de 24 semaines et l’évaluation des résultats, le groupe témoin se verra offrir l’approche fondée sur le régime hypocalorique pour le remercier de sa participation. L’essai sera mené simultanément à Montréal par l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill, à l’Université de l’Alberta et au Leicester Diabetes Centre. Quatre-vingts (80) participants au total seront recrutés dans l’ensemble de ces sites. En recueillant des résultats et des perspectives de patients grâce à cet essai d’efficacité, nous nous efforçons d’améliorer la vie des personnes atteintes de DT2, en interrompant la progression vers les complications de cette maladie complexe.

  • Médecine de précision et diabète : études de pharmacogénétiques sur de vastes essais contrôlés randomisés de traitement pour le diabète
    Marie-Pierre Dubé (CPD du Canada, Université de Montréal)
    Ewan Pearson (CPD du R.-U., Université de Dundee)

    Résumé

    Le diabète est une maladie chronique qui affecte la façon dont le corps utilise le glucose; elle peut mener à de graves problèmes de santé, dont des maladies cardiovasculaires, des neuropathies, des néphropathies et des maladies oculaires. Le diabète de type 2 est le type de diabète le plus courant, puisqu’il représente environ 90 % de tous les cas. Le traitement du diabète de type 2 débute généralement par l’emploi d’un médicament, la metformine, suivi d’un éventail de nouvelles options polythérapeutiques. Les dernières lignes directrices en matière de traitement offrent des choix fondés sur les risques, les coûts et les avantages. Toutefois, ces traitements, de plus en plus utilisés au Royaume-Uni et au Canada, font apparaître des différences considérables entre les patients à qui ces traitements sont bénéfiques et ceux à qui ils sont nuisibles. La présente collaboration entre le Royaume-Uni et le Canada rassemble, pour la première fois, des données génétiques relatives à des essais contrôlés randomisés concernant les médicaments récents contre le diabète, dont les essais portant sur les SGLT2i (dapagliflozine et empagliflozine), sur les GLP-1RA (albiglutide, lixisenatide) et sur les inhibiteurs de la DPP-4 (saxagliptine), à partir de plus de 30 000 échantillons génétiques. Ces ressources uniques sont à la disposition des candidats principaux seulement; utilisées en combinaison, elles ont un fort potentiel pour ce qui est de découvrir les variantes génétiques qui influent sur les avantages de ces médicaments, leurs effets secondaires et leurs résultats sur le plan cardiovasculaire. Ici, nous réaliserons une série d’études génétiques qui feront appel à des données génomiques denses déjà disponibles. Tous les sujets seront analysés à l’aide d’approches de pointe en bio informatique et en statistique. Nous cherchons à découvrir les variantes génétiques qui influencent la réponse à ces nouveaux médicaments contre le diabète (SGLT2i, GLP-1RA, DPP-4i) et les résultats de ceux-ci, en vue de permettre une personnalisation du traitement contre le diabète afin que l’on puisse un jour prescrire la meilleure thérapie contre le diabète convenant à chaque patient.

  • Analyse systémique des mécanismes moléculaires de l’entrée de leucocytes dans le pancréas
    Sylvie Lesage (CPD du Canada, Centre de recherche de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont)
    Adrian Liston (CPD du R.-U., Babraham Institute)

    Résumé

    Les lymphocytes, appelés aussi globules blancs, défendent l’organisme contre les microbes, les virus et le cancer en circulant partout dans le corps. À part les tissus lymphoïdes (rate, ganglions lymphatiques, moelle osseuse, etc.), on trouve un petit nombre de lymphocytes dans tous les autres tissus, dont le pancréas. L’entrée de lymphocytes dans des tissus comme le cerveau, les yeux, les muscles ou le pancréas est régulée par des protéines et des processus spécifiques. Une entrée de lymphocytes aberrante ou facilitée dans ces tissus non lymphoïdes peut mener à de graves pathologies immunitaires. Des infiltrations de lymphocytes dans le pancréas ont notamment été documentées dans le diabète aussi bien de type 1 que de type 2. Le fait de bloquer l’entrée de cellules immunitaires dans le pancréas aurait certainement un effet thérapeutique bénéfique pour les diabétiques. Notre objectif global est de découvrir les protéines qui permettent l’infiltration aussi bien normale qu’aberrante de lymphocytes dans le pancréas. Nous utiliserons deux approches complémentaires non ciblées pour découvrir les principales voies d’accès qui facilitent l’entrée de lymphocytes dans les tissus pancréatiques. D’abord, au moyen d’une approche novatrice de biologie moléculaire appelée ProCode, nous vérifierons le rôle joué par plus de 200 protéines pour ce qui est d’inhiber ou de faciliter l’entrée de lymphocytes dans le pancréas. Ensuite, nous examinerons plus de 200 souches de souris provenant du Collaborative Cross et déterminerons lesquelles de ces souris présentent plus ou moins de lymphocytes dans leur pancréas. Puisque le génome des souris du Collaborative Cross est connu, cette approche impartiale révélera quels gènes influencent l’entrée de lymphocytes dans le pancréas. Ensemble, ces approches complémentaires permettront d’élucider les voies d’accès moléculaire précises qui doivent être visées pour prévenir l’entrée de lymphocytes dans les tissus pancréatiques.

  • Données biométriques de santé mobiles pour augmenter l’activité physique chez les personnes atteintes de diabète de type 2
    Alison McManus (CPD du Canada, Université de la Colombie-Britannique)
    Matthew Cocks (CPD du R.-U. : Université John Moores de Liverpool)

    Résumé

    L’activité physique est un élément important de la prise en charge du diabète de type 2, mais de nombreuses personnes atteintes de cette maladie trouvent difficile de suivre fidèlement un programme d’exercice. Il faut donc effectuer des travaux de recherche pour trouver de meilleures façons d’aider les gens à rester actifs. L’objectif de notre projet est d’examiner comment les technologies mobiles peuvent aider les hommes et les femmes atteints de diabète de type 2 à faire de l’exercice et à maintenir un style de vie actif. Nous demanderons à des hommes et des femmes atteints de diabète de type 2 au Canada et au Royaume-Uni d’utiliser des appareils mobiles qui surveillent leur niveau d’activité et l’effet de l’exercice sur leur cœur. Nous verrons — et ceci est important — si cette information concernant leur organisme motive les gens à continuer d’adhérer à leur plan d’exercice et les aide à prendre leur diabète en charge. Le fait de découvrir si les technologies mobiles peuvent aider à maintenir à long terme une hausse du niveau d’exercice chez les personnes atteintes de diabète de type 2, et si cette hausse entraîne une meilleure prise en charge du diabète, nous aidera à trouver de meilleurs moyens d’améliorer la santé des personnes atteintes de diabète de type 2.

  • Une collaboration du Royaume-Uni et du Canada sur les caractéristiques génétiques des complications à long terme du diabète et les facteurs de risque chez les personnes atteintes de diabète de type 1
    Andrew Paterson (CPD du Canada, Institut de recherche de l’Hopital pour enfants de Toronto [SickKids])
    Helen Colhoun (CPD du R.-U., Université d’Édimbourg)

    Résumé

    Au Canada, plus de 100 000 personnes sont atteintes de diabète de type 1. Elles ont besoin d’injections d’insuline tout au long de leur vie, pour remplacer l’insuline synthétisée par les cellules spécialisées de leur pancréas qui sont mortes en raison d’un processus immunitaire. Il existe peu de traitements susceptibles de prévenir ou de retarder la destruction sous-jacente des cellules productrices d’insuline. Des études ont montré que de nombreuses personnes atteintes de diabète de type 1 produisent encore de petites quantités d’insuline. Il s’agit là d’un fait important, puisque ces personnes ont un diabète moins grave. En effet, elles ont besoin de plus faibles doses d’insuline, contrôlent mieux leur glycémie et risquent moins de souffrir d’hypoglycémie. De plus, elles risquent moins de développer des complications à long terme du diabète, y compris des maladies des yeux, des reins et du cœur, qui sont toutes des problèmes de santé majeurs. Toutefois, nous ne comprenons pas bien les facteurs qui expliquent les différences existantes entre les personnes atteintes de diabète de type 1 concernant leur capacité de produire de l’insuline. Dans le cadre de ce projet, nous utiliserons des données et des échantillons provenant de neuf études différentes, auxquelles ont participé au total ~12 200 personnes atteintes de diabète de type 1, pour découvrir les facteurs génétiques qui influencent la production résiduelle d’insuline. Il s’agira de l’étude la plus vaste et la plus complète réalisée sur le sujet à ce jour. La découverte des facteurs génétiques est la première étape vers la compréhension des mécanismes qui pourraient servir à élaborer de nouvelles approches visant à préserver la production d’insuline chez les personnes atteintes de diabète de type 1. Puisque la production d’insuline est également anormale chez de nombreuses personnes atteintes de diabète de type 2, les conclusions de notre étude pourraient également être profitables à celles-ci.

  • Combler les lacunes : compréhension et prévention des complications vasculaires du diabète à l’aide d’organoïdes humains
    Josef Penninger (CPD du Canada, Université de la Colombie-Britannique)
    David Andrew Long (CPD du R.-U., University College de Londres)

    Résumé

    Le diabète touche près de 3 millions de personnes au Canada et 8,8 % de la population mondiale. Au Canada, on estime que traiter les nouveaux cas de diabète diagnostiqués entre 2012 et 2022 coûtera 15,4 milliards de dollars; au Royaume-Uni, 10 % du budget du National Health Service est consacré au traitement du diabète et des complications qui y sont associées, dont les néphropathies, la cécité, les crises cardiaques, les AVC et l’amputation des membres inférieurs. Ces complications sont souvent dues à des changements subis par les vaisseaux sanguins; par conséquent, les stratégies visant à protéger ou à réparer les vaisseaux sanguins pourraient constituer de nouveaux traitements prometteurs. Des études menées sur des souris et des cellules cultivées ont permis de découvrir plusieurs molécules qui protègent les vaisseaux sanguins; toutefois, faire passer ces résultats du laboratoire à l’humain s’est avéré difficile. Le groupe dirigé par le Dr Josef Penninger a récemment élaboré une méthode innovatrice servant à créer des vaisseaux sanguins humains en laboratoire à partir de cellules souches. Lorsqu’ils sont exposés à des conditions typiques du diabète, ces vaisseaux sanguins artificiels présentent les mêmes changements et les mêmes caractéristiques observés dans les vaisseaux sanguins de patients diabétiques. Ces vaisseaux sanguins artificiels permettront aux scientifiques d’examiner, dans un environnement semblable à l’organisme humain, des résultats prometteurs obtenus sur des souris et des cellules avant de mener des essais cliniques auprès de patients humains. Le Dr Penninger travaillera de concert avec une équipe de scientifiques basés au Royaume-Uni, les Drs David Long, Luigi Gnudi et Karen Price, pour évaluer le potentiel de deux molécules découvertes précédemment, à savoir l’angiopoïétine-2 et l’apeline, en vue de supprimer les changements causés par une glycémie élevée dans des vaisseaux sanguins humains artificiels. En outre, ils examineront pourquoi certains patients diabétiques ne développent pas de complications concernant leurs vaisseaux sanguins. Les conclusions de cette étude mèneront ultimement à la découverte de nouveaux traitements pour les complications relatives aux vaisseaux sanguins dans les cas de diabète.

Subvention d’équipe : Mécanismes du diabète et solutions translationnelles

  • Programme du projet « SUGARNSALT » (Sodium glucose co-transport-2 inhibition diabetes and kidney function loss in type 1 diabetes)
    Dr David Cherney, chercheur principal désigné, Réseau universitaire de santé
    Dr David J. T. Campbell, chercheur principal, Université de Calgary
    Dre Anita Layton, chercheuse principale, Université de Waterloo
    Dr Bruce Perkins, chercheur principal, Université de Toronto

    Résumé

    Au Canada, le diabète est la cause la plus commune d’insuffisance rénale, maladie qui nécessite des traitements par dialyse ou une greffe du rein. Heureusement, la découverte de nouveaux traitements appelés « inhibiteurs du SGLT2 » permet de réduire les risques d’insuffisance rénale et de maladie cardiovasculaire chez les personnes atteintes du diabète de type 2. Ces médicaments peuvent retarder de 15 ans le recours à la dialyse ou même en éliminer complètement la nécessité. Malheureusement, on ne sait pas si ces médicaments sont également bénéfiques pour les personnes atteintes de diabète de type 1. Dans ce programme de recherche, nous examinerons les effets sur les reins de l’inhibition du SGLT2 chez les personnes atteintes du diabète de type 1 pendant un traitement de deux ans, ce qui inclura des tests sanguins et urinaires; nous tenterons de comprendre comment ces médicaments fonctionnent à long terme; nous étudierons des moyens d’éviter les effets secondaires; et nous vérifierons comment réagissent les patients à la prise des médicaments, en surveillant tant les bienfaits que les effets secondaires. Ensuite, nous utiliserons les dossiers de santé de patients danois (puisque le Danemark est un pays où les inhibiteurs du SGLT2 peuvent être utilisés pour traiter le diabète de type 1) pour déterminer si ces médicaments réduisent les risques de maladie du rein lorsqu’utilisés dans le cadre des traitements réguliers pour le diabète de type 1. Enfin, nous évaluerons l’efficacité de ces médicaments pour protéger les reins à long terme à l’aide de modèles mathématiques. Globalement, ce programme a le potentiel de réduire les risques de complication associés au diabète et d’améliorer la qualité de vie des personnes vivant avec cette maladie grave.

    Lectures complémentaires

    David Cherney : Les visages de la recherche en santé

  • La médecine de précision au service de l’étude du diabète de type 2 dans l’essai COLCOT-T2D
    Dre Marie-Pierre Dubé, chercheuse principale désignée, Université de Montréal; Institut de cardiologie de Montréal
    Dr Jean-Claude Tardif, chercheur principal, Université de Montréal
    Dr André C. Carpentier, chercheur principal, Université de Sherbrooke
    Dr Gary F. Lewis, chercheur principal, Université de Toronto

    Résumé

    Un anti-inflammatoire, la colchicine est l’un des plus anciens médicaments encore communément utilisés de nos jours comme traitement contre la goutte. Notre équipe lancera bientôt une étude afin de déterminer si la colchicine entraîne une réduction des événements cardiovasculaires majeurs chez 10 000 patients atteints de diabète de type 2. Nous prélèverons des échantillons de sang et d’ADN et nous recourrons aux techniques de génomique (pour mesurer la variation de l’ADN) et de protéomique (variation des niveaux de protéine), en plus de mesurer les métabolites du médicament en circulation dans le sang. Nous utiliserons aussi des renseignements cliniques, comme les antécédents médicaux des patients et leur historique de complication du diabète. Cette étude nous permettra de déterminer quels patients pourraient tirer plus ou moins de bienfaits de la colchicine. Nous examinerons aussi le rôle du sexe et du genre dans le diabète, dans la réponse aux médicaments et dans la participation aux études. Notre subvention d’équipe produira des données précieuses pour améliorer les stratégies de prévention et les options thérapeutiques offertes aux patients atteints du diabète.

    Lectures complémentaires

    Marie-Pierre Dubé : Les visages de la recherche en santé

  • Un réseau de phénotypage approfondi pour comprendre la variation des îlots chez l’humain diabétique et en bonne santé
    Dr Patrick MacDonald, chercheur principal désigné, titulaire d’une chaire de recherche du Canada, Université de Alberta
    Dr James D. Johnson, chercheur principal, Université de la Colombie-Britannique
    Dre Jennifer Bruin, chercheuse principale, Université Carleton
    Dr Jianguo (Jeff) Xia, chercheur principal, Université McGill

    Résumé

    L’insuline est la principale hormone responsable du contrôle de la glycémie. Les niveaux de cette hormone, sécrétée par les îlots de Langerhans dans le pancréas, montent après un repas afin de promouvoir le stockage énergétique, et redescendent lorsqu’on est à jeun, pour permettre la mobilisation énergétique. Les niveaux d’insuline dans le sang varient énormément d’une personne à l’autre. Cependant, les mécanismes par lesquels ces facteurs influent sur la sécrétion d’insuline par les îlots au niveau cellulaire demeurent obscurs. Notre équipe cherche à comprendre la variabilité de la fonction des îlots chez l’humain au niveau des impacts génétiques et environnementaux sur les risques de diabète, ainsi qu’à définir les mécanismes associés à la dysfonction des îlots dans les cas de diabète. Pour ce faire, nous exploiterons les données détaillées existantes, tirées d’organes donnés, sur les fonctions moléculaires, cellulaires et physiologiques des îlots. Nous créerons également des outils et des ressources pour permettre aux chercheurs d’explorer ces données afin de répondre à leurs propres questions sur la dysfonction des îlots qui accompagne le diabète.

    Lectures complémentaires

    Patrick MacDonald : Les visages de la recherche en santé

  • Prévenir la perte de vision associée à la rétinopathie diabétique : Utiliser les données administratives provinciales sur la santé pour guider le dépistage de la rétinopathie diabétique au niveau des soins de première ligne
    Dre Valeria Rac, chercheuse principale désignée, Réseau universitaire de santé
    Mme Debbie Sissmore, chercheuse principale, Action diabète Canada
    Dr Michael Brent, chercheur principal, Réseau universitaire de santé
    Dr David Maberley, chercheur principal, Université d’Ottawa
    Dre Donna Manca, chercheuse principale, Université de l’Alberta

    Résumé

    Une des principales complications du diabète, chez les personnes qui en sont atteintes, est la rétinopathie diabétique (RD) qui, si non traitée, peut mener à la cécité. Selon leur lieu de résidence au Canada, jusqu’à 60 % des personnes aux prises avec le diabète n’ont pas subi un examen de la vue depuis plus d’un an. Il n’est pas toujours possible pour les médecins et les infirmières en milieu communautaire de repérer les patients qui n’ont pas subi d’examen de la vue en consultant leurs dossiers de santé électroniques. En permettant aux médecins et aux infirmières d’accéder à cette information, on pourrait augmenter les taux de dépistage de la RD partout au pays. Dans notre projet, nous proposons de soutenir les activités de dépistage de la RD au niveau des soins de première ligne en utilisant les données administratives de l’Ontario, de l’Alberta, de la Colombie-Britannique et de Terre-Neuve-et-Labrador afin de déterminer quels patients nécessitent un examen de la vue d’après les lignes directrices cliniques. La liste de patients ainsi générée sera transmise aux soignants communautaires aux fins de la prise de rendez-vous pour des examens de la vue. La coordination de ce système et les capacités de traitement seront examinées dans les provinces participantes. Nous nous servirons de diverses méthodes pour évaluer l’efficacité et le rapport coût-efficacité des soins, les obstacles à la mise en œuvre du système et les différences liées au sexe/genre dans la prestation des soins, ainsi que pour cerner les clés du succès. L’objectif général de cette initiative de santé publique consiste à répondre à un besoin de santé non comblé et à préparer le terrain pour la création d’un programme canadien de dépistage de la RD, semblable à ce qui existe au Royaume-Uni, afin d’éliminer la RD comme principale cause de cécité chez les personnes en âge de travailler.

    Lectures complémentaires

    Valeria Rac : Les visages de la recherche en santé

  • L’immunométabolisme dans le diabète : Exploiter le dialogue métabolique entre les îlots et les cellules immunitaires à des fins thérapeutiques
    Dr Bruce Verchere, chercheur principal désigné, Université de la Colombie-Britannique
    Dr Ramon Klein Geltink, chercheur principal, Université de la Colombie-Britannique; l’Institut de recherche de l’Hôpital pour enfants de la Colombie-Britannique
    Dre Megan Levings, chercheuse principale, Université de la Colombie-Britannique; l’Institut de recherche de l’Hôpital pour enfants de la Colombie-Britannique
    Dr Pere Santamaria, chercheur principal, Université de Calgary
    Dre Sue Tsai, chercheuse principale, Université de l’Alberta

    Résumé

    Nous avons réuni une équipe d’experts exceptionnels dans le domaine du diabète et en biologie des cellules immunitaires et des cellules sécrétrices d’insuline afin d’étudier pourquoi le système immunitaire s’active et détruit les cellules bêta sécrétrices d’insuline pour causer le diabète de type 1 (DT1). Nous axerons nos efforts dans un champ de recherche en croissance appelé l’immunométabolisme, qui vise à comprendre comment les voies métaboliques intracellulaires influencent la capacité des cellules de se diviser et de fonctionner. À l’aide d’échantillons de souris ou de personnes, en santé ou atteintes du DT1, nous examinerons les altérations possibles des voies métaboliques au niveau cellulaire dans les cas de DT1. Nous vérifierons aussi l’influence possible de facteurs produits par les cellules bêta elles-mêmes sur l’activité métabolique des cellules immunitaires. Ce travail nous amènera à découvrir de nouvelles stratégies d’intervention pour empêcher les cellules immunitaires d’attaquer. Nous prévoyons en outre utiliser de nouvelles approches de génie génétique pour agir sur la capacité des cellules immunitaires de répondre aux facteurs dérivés des îlots et/ou pour modifier l’activité de voies métaboliques particulières. Au final, ces travaux permettront de mieux comprendre l’influence de l’altération du métabolisme sur l’auto-immunité et de concevoir de nouveaux moyens d’agir sur des processus métaboliques clés pour prévenir le DT1 ou en ralentir la progression.

    Lectures complémentaires

    Bruce Verchere : Les visages de la recherche en santé

  • Développer les capacités de recherche sur le diabète pédiatrique et d’amélioration de la qualité partout au Canada
    Dre Shazhan Amed, chercheuse principale désignée, Hôpital pour enfants de la Colombie-Britannique
    Dre Meranda Nakhla, chercheuse principale, Hôpital de Montréal pour enfants; Université McGill
    Dre Julia von Oettingen, chercheuse principale, Hôpital de Montréal pour enfants; Université McGill
    Dr Ian Zenlea, chercheur principal, Partenaires santé Trillium; Université de Toronto

    Résumé

    Malgré les nombreux progrès accomplis dans le traitement du diabète depuis la découverte de l’insuline il y a 100 ans, les jeunes souffrant de diabète demeurent plus vulnérables à certaines maladies que les autres jeunes, en plus d’avoir une qualité et une espérance de vie moindres. Cette disparité en santé est probablement attribuable en partie à l’accès sous-optimal aux soins pour le diabète et au manque d’efficacité dans la prestation des soins, surtout dans les populations défavorisées partout au pays. Notre projet vise à élaborer des stratégies pour combattre cette disparité. Le réseau CAPACIty (Canadian Pediatric diabetes Consortium) est un regroupement de 15 centres de tout le pays. Nous faisons équipe avec des patients/familles et des professionnels de la santé afin de concevoir un registre et une plateforme de recherche sur le diabète pédiatrique pour tout le Canada. Le registre nous permettra d’améliorer le traitement du diabète et les résultats sur la santé pour les jeunes qui en sont atteints grâce à la comparaison de la qualité des soins et des résultats de la maladie entre les centres de recherche sur le diabète au Canada; des initiatives d’amélioration de la qualité; des projets de recherche axés sur les patients partout au pays; et une action revendicatrice efficace. Nous nous attendons à ce que le registre de CAPACIty influe positivement sur les résultats de santé et serve d’outil puissant aux gouvernements et aux décideurs pour la mise en œuvre de décisions stratégiques motivées par nos données. Enfin, notre conseil consultatif des patients assurera une meilleure représentation des jeunes souffrant du diabète et de leurs parents au sein des associations nationales et provinciales qui défendent les intérêts des personnes diabétiques.

    Lectures complémentaires

    Shazhan Amed : Les visages de la recherche en santé

  • Les origines développementales du diabète pédiatrique de type 2 et de la dysfonction rénale précoce
    Dre Brandy Wicklow, chercheuse principale désignée, Université du Manitoba; Children’s Hospital Research Institute of Manitoba
    Dre Meaghan Jones, chercheuse principale, Université du Manitoba; Children’s Hospital Research Institute of Manitoba
    Dre Allison Dart, chercheuse principale désignée, Université du Manitoba; Children’s Hospital Research Institute of Manitoba
    Dr Francis Lynn, chercheur principal, Université de la Colombie-Britannique; Institut de recherche de l’Hôpital pour enfants de la Colombie-Britannique
    Dre Christine Doucette, chercheuse principale, Collège de médecine Max-Rady; Children’s Hospital Research Institute of Manitoba

    Résumé

    Le diabète de type 2 (DT2) développé durant l’enfance est associé à des taux élevés de maladie progressive du rein à déclenchement précoce. Avec la hausse des diagnostics de DT2 chez les enfants, un plus grand nombre de nourrissons naissent en ayant été exposés au diabète prégestationnel dans l’utérus (in utero). Par conséquent, nous savons maintenant que l’exposition au DT2 in utero est un important facteur de risque pour l’apparition du DT2 chez l’enfant; cependant, nous ignorons encore encore comment l’exposition au DT2 augmente le risque pour les enfants ou si elle augmente le risque de complications rénales connexes. Des progrès scientifiques récents ont révélé que l’environnement maternel in utero peut perturber l’expression génique chez l’enfant par un processus appelé « régulation épigénétique », lequel influe sur des voies métaboliques nécessaires au maintien d’une bonne santé. De plus, un changement particulier dans la séquence d’ADN (variant du gène HNF1a) semble être associé à un risque de DT2 développé durant l’enfance. Notre étude a pour but de définir les mécanismes par lesquels l’exposition au DT2 in utero et la mutation G319S influent sur le développement et le fonctionnement des cellules bêta du pancréas et des néphrons du rein, et de déterminer le rôle de la programmation épigénétique dans la transmission du risque de l’exposition au DT2 in utero au dysfonctionnement des cellules bêta et du rein.

    Au terme de notre étude, nous espérons mieux comprendre comment la santé des cellules bêta pancréatiques et des reins des nourrissons est influencée par l’exposition au diabète in utero et le variant du gène HNF1a; identifier des biomarqueurs permettant de détecter à la naissance les enfants les plus à risque de DT2; et guider la mise au point de nouveaux traitements pour prévenir le DT2 et les complications rénales chez les enfants exposés au diabète.

    Lectures complémentaires

    Brandy Wicklow : Les visages de la recherche en santé

  • Le rôle central de l’autophagie musculaire dans le métabolisme et la santé musculosquelettique
    Dre Minna Woo, chercheuse principale désignée, Réseau universitaire de santé
    Dr Mohit Kapoor, chercheur principal, Réseau universitaire de santé
    Dr Matthew W. Grol, chercheur principal, Université Western
    Dr Gilles Gouspillou, chercheur principal, Université du Québec à Montréal
    Dre Angela Cheung, chercheuse principale, Réseau universitaire de santé

    Résumé

    Le diabète, notamment le diabète de type 2 (DT2), et l’arthrose sont des maladies souvent concomitantes qui sont toutes deux associées à une affection appelée sarcopénie, caractérisée par la perte de masse et de force musculaires durant le vieillissement. Notre postulat est donc que la sarcopénie est un dénominateur commun du DT2 et de l’arthrose. L’autophagie est un processus « d’autodigestion » qui permet d’évacuer les composants cellulaires endommagés. En cas de dysfonction de l’autophagie dans les muscles, les composants cellulaires endommagés peuvent s’accumuler et conduire à la sarcopénie. Notre projet vise à déterminer comment l’autophagie musculaire dysfonctionnelle contribue au DT2 et à l’arthrose. Pour ce faire, nous étudierons des modèles murins portant des modifications aux gènes régulateurs de l’autophagie dans le tissu musculaire, et nous surveillerons l’apparition de l’arthrose dans ces modèles. Nous évaluerons aussi la possibilité de traiter ou d’inverser le DT2 ou l’arthrose en restaurant l’autophagie musculaire par thérapie génique. Enfin, nous prélèverons des échantillons musculaires et sanguins sur des patients souffrant de ces maladies et prendrons des radiographies de leurs genoux, que nous analyserons afin de déceler des liens génétiques entre le DT2 et l’arthrose et établir de nouvelles cibles médicamenteuses.

    Lectures complémentaires

    Minna Woo : Les visages de la recherche en santé

  • Créer des îlots à partir de cellules souches pour traiter le diabète
    Dr Timothy Kieffer, chercheur principal désigné, Université de la Colombie-Britannique
    Dre Nika Shakiba, chercheuse principale, Université de la Colombie-Britannique
    Dre Elizabeth Rideout, chercheuse principale, Université de la Colombie-Britannique, chaire en science du sexe et du genre des IRSC
    Dre Corinne Hoesli, chercheuse principale, Université McGill

    Résumé

    Les personnes souffrant de diabète de type 1 sont privées des cellules qui libèrent l’insuline, et les injections quotidiennes d’insuline demeurent le moyen conventionnel de stabiliser leur glycémie et d’assurer leur survie. Des chercheurs de l’Université de l’Alberta ont apporté des améliorations novatrices à la transplantation de grappes de cellules sécrétrices d’insuline, appelées « îlots ». Le procédé est rapide, et nombre de receveurs de greffes peuvent espacer leurs injections d’insuline ou même s’en passer complètement. Malheureusement, les donneurs récemment décédés constituent actuellement l’unique source d’îlots pour la transplantation, et seulement une infime partie des patients ayant besoin de cette intervention y ont accès. Au cours des dernières années, des progrès remarquables ont été accomplis dans la compréhension du processus de développement naturel des îlots dans le corps humain. Ainsi, il est aujourd’hui possible de reproduire en laboratoire de nombreuses étapes de ce processus avec des cellules souches cultivées afin de créer des cellules sécrétrices d’insuline. Dans des essais cliniques excitants en cours, des précurseurs d’îlots créés à partir de cellules souches cultivées sont chargés dans des dispositifs microscopiques pour être implantés sous la peau. Bien que les évaluations initiales des patients soient encourageantes, la production d’insuline par les dispositifs de transport d’îlots est actuellement insuffisante pour inverser le diabète. Notre objectif consiste à améliorer significativement la fabrication des îlots et d’ainsi consolider le transport de l’insuline afin d’optimiser le processus de production de masse d’îlots dérivés de cellules souches qui constitueront la base de nouveaux essais cliniques sur des patients atteints du diabète de type 1.

    Lectures complémentaires

    Timothy Kieffer : Les visages de la recherche en santé

  • Premier essai sur l’utilisation d’îlots dérivés de cellules souches pluripotentes induites (CSPi) autologues sur des humains : Personnaliser le traitement du diabète
    Dr James Shapiro, chercheur principal désigné, Université de l’Alberta
    Dr Timothy Kieffer, chercheur principal, Université de la Colombie-Britannique; ViaCyte Inc.
    Dr Gregory Korbutt, chercheur principal, Université de l’Alberta
    Dr Patrick MacDonald, chercheur principal, titulaire d’une chaire de recherche du Canada, Université de Alberta
    Dr Andrew Pepper, chercheur principal, Université de l’Alberta

    Résumé

    Le diabète est causé par la privation d’insuline, une hormone sécrétée par les cellules bêta des îlots pancréatiques qui régule la glycémie. Dans le diabète de type 1 (DT1, ~10 %), les cellules bêta sont détruites par le système immunitaire des patients. Dans le diabète de type 2 (DT2, ~90 %), l’organisme devient plus résistant à l’insuline, ce qui en augmente la demande et finit par endommager les cellules bêta. Notre équipe mettra au point d’un traitement à base de cellules souches visant à remplacer ou à renforcer les cellules bêta endommagées chez les personnes souffrant de tous les types de diabète. Nous proposons de fabriquer de nouvelles cellules similaires aux cellules bêta à partir des propres cellules sanguines des patients, ce qui en assurera l’acceptation par leur système immunitaire et éliminera ou réduira le besoin de médicaments antirejet. Dans ce premier essai sur des humains, nous implanterons ces cellules sous la peau des patients et évaluerons leur innocuité et leur efficacité préliminaire. Les protocoles de fabrication seront optimisés pour permettre la mise au point et la distribution de produits de qualité clinique à des fins thérapeutiques. La possibilité de produire une quantité illimitée d’îlots à partir des propres cellules des patients, éliminant ainsi le besoin d’immunosuppresseurs, ouvre de nouvelles possibilités dans le traitement de toutes les formes de diabète et pourrait devenir le premier traitement fonctionnel au monde.

    Lectures complémentaires

    James Shapiro : Les visages de la recherche en santé

Récipiendaires des subventions d’équipe pour la prévention et le traitement du diabète dans les communautés autochtones : résilience et bien-être

  • Des corps, des voix et des esprits forts : privilégier le savoir autochtone pour guider la prévention du diabète de type 2 chez les enfants au sein des communautés des Premières Nations et des Métis de la Saskatchewan
    Dre Sarah Oosman, chercheuse principale désignée, Université de la Saskatchewan
    Dre Jill Bally, chercheuse principale, Université de la Saskatchewan
    Dre Amanda Froehlich-Chow, chercheuse principale, Université de la Saskatchewan
    Dr. Shelley Spurr, Principal Investigator: University of Saskatchewan

    Résumé

    Le taux de diabète de type 2 progresse à un rythme considérablement plus soutenu chez les jeunes autochtones qu’au sein du reste de la population canadienne, notamment en Saskatchewan, où les projections sont parmi les plus pessimistes du pays. Cette situation d’iniquité résulte d’une conjonction complexe de facteurs sociaux, politiques, physiques et culturels et nécessite par conséquent des solutions novatrices qui émanent des communautés. Dans l’optique de promouvoir la santé et de prévenir le prédiabète et le diabète de type 2 chez l’enfant, il convient dès lors de centrer toute stratégie sur les pratiques culturelles, sur la conception du monde et sur les modèles de résilience et de bien-être des populations autochtones. Pour tenter de répondre à ce besoin, nous avons formé une équipe composée d’universitaires autochtones et non autochtones, de figures importantes des communautés, de gardiennes et gardiens du savoir, de jeunes et de personnes diabétiques. Notre objectif est de concevoir, d’évaluer, de mettre en œuvre et de développer une trousse à outils reposant sur un arbre du bien-être (mitos miyoyawin) qui puise ses racines dans les modèles de résilience et de bien-être des communautés métisses et des Premières Nations afin de contribuer à prévenir le diabète de type 2 chez l’enfant. Les résultats de notre projet nous aideront à déterminer l’efficacité des interventions de promotion de la santé auprès de communautés métisses et des Premières Nations diverses, de décoloniser la recherche en science de la mise en œuvre en santé et de contribuer à la mise en place d’approches menées par les Autochtones dans l’espoir d’inverser la tendance chez les jeunes, les familles et les communautés métisses et des Premières Nations de la Saskatchewan et d’ailleurs.

  • Mécanismes socioculturels de bien-être et de résilience face au diabète : acquisition, mobilisation et transmission des savoirs relationnels
    Dr Lynden Crowshoe, chercheur principal désigné, Université de Calgary
    Dre Stephanie Montesanti, chercheuse principale, Université de l'Alberta
    Dre Rita Henderson, chercheuse principale, Université de Calgary
    Dre Pamela Roach, chercheuse principale, Université de Calgary
    Dr Michael Green, chercheur principale, Queen’s University
    Dr Lee A. Green, chercheur principale, Université de l'Alberta
    Dr Dean Eurich, chercheur principale, Université de l'Alberta

    Résumé

    La prévalence du diabète au sein d’une population donnée est étroitement liée à son contexte social et culturel. Dans le cas des peuples autochtones, les dynamiques actuelles, héritées de la colonisation, perpétuent les iniquités sociales qui influent sur l’apparition du diabète et se traduisent par des disparités socio-économiques, par des facteurs sociaux et sociétaux hostiles ainsi que par des violences systémiques dans le système de santé. Pour les membres des communautés aux prises avec la maladie, cette situation éminemment complexe alourdit le fardeau qui leur incombe en exacerbant leur détresse et en détériorant leur santé. Ces personnes, conjointement avec leurs prestataires de soins et les responsables des politiques, influent sur les décisions relatives au traitement du diabète. Dans le cadre de notre projet, nous aspirons à acquérir des connaissances sur les modèles mentaux et les processus décisionnels qui influent sur le bien-être et la résilience face au diabète. Au moyen d’une méthodologie axée sur les mécanismes cognitifs en jeu, nous étudierons les stratégies employées par les spécialistes de plusieurs domaines pour prendre des décisions essentielles. Notre démarche sera ancrée dans les modes de connaissance, d’existence et de savoir-faire autochtones et nous aidera à comprendre en détail les mesures de protection et les approches thérapeutiques adoptées dans les stratégies de prévention et de gestion du diabète. Les résultats de nos travaux contribueront aux efforts déployés pour repenser les approches qui ont cours en santé comportementale et pour mettre au point des modèles de soins du diabète et de soutien, d’éducation et d’autogestion des patients tournés vers l’innovation.

  • La résilience par l’échange intercommunautaire : sept générations mobilisées pour le bien-être et la prévention du diabète
    Chercheuse principale désignée : Dre Lucie Lévesque, Université Queen’s Utilisatrices/utilisateurs des connaissances et chercheuses/chercheurs kanienkehaka composant l’équipe de recherche principale : Dr Alex M. McComber, Kahnawake; Dre Treena Wasonti:io Delormier, Kahnawake, Université McGill; Dre Brittany Wenniserí:iostha Jock, Akwesasne, Université McGill Chercheur allié : Dr Dave Bergeron, Université du Québec à Rimouski

    Résumé

    L’objectif de notre projet est de nous appuyer sur les forces et sur la formation en mobilisation communautaire de six communautés autochtones partenaires au Manitoba, en Ontario et au Québec pour prévenir l’apparition du diabète de type 2. Au moyen d’une approche respectueuse de la diversité des genres et fidèle à l’esprit du traité vivant de la ceinture wampum à deux rangs du point de vue des Haudenosaunee, nous évaluerons la pertinence d’un modèle de mentorat intercommunautaire pour prévenir le diabète de type 2. Les activités d’échange de connaissances prévues comprendront entre autres des discussions intercommunautaires, des récits participatifs au format vidéo, des interactions sur les réseaux sociaux et des réunions. Les travaux que nous mènerons pendant cinq ans viseront d’une part à tirer profit de la résilience des communautés autochtones pour assurer le succès de notre modèle et étendre les retombées des activités susmentionnées sur la mobilisation communautaire contre le diabète de type 2, et d’autre part à exposer les tenants et les aboutissants du modèle. Les membres des communautés partenaires ont contribué à la conception du projet et participeront à toutes les phases subséquentes. Notre recherche sera la première à s’intéresser à la façon dont la résilience peut être mise à profit pour prévenir le diabète de type 2, et les résultats que nous en tirerons faciliteront la mise au point de nouvelles stratégies qui pourront être étendues à d’autres communautés au Canada dans la perspective d’assurer le bien-être des populations autochtones.

  • Connexions diabète – Shookaawaapinewin Mamow Wicihiwewin : réorienter les soins du diabète dans les communautés des Premières Nations du nord-ouest de l’Ontario grâce à l’autonomisation et à la prise en charge aux fins de la santé et du bien-être
    Dre Sumeet Sodhi, chercheuse principale désignée, Réseau universitaire de santé
    Janet Gordon, directrice de l’exploitation de l’Autorité sanitaire des Premières Nations de Sioux Lookout
    Ralph Johnson (PaShawOneeBinace), directeur du programme WeQuenGwayWin et du programme de guérison naturelle à Sioux Lookout

    Résumé

    Il est aujourd’hui établi que le diabète touche une forte proportion de personnes autochtones au Canada et que le taux de morbidité au sein des communautés atteint des niveaux particulièrement élevés, une situation qui s’explique par des déterminants intersectionnels de la santé complexes qui sont en partie imputables aux traumatismes intergénérationnels provoqués par la colonisation. Les Premières Nations du pays appellent depuis de longues années les pouvoirs publics à s’attaquer aux causes profondes de cette crise sanitaire, raison pour laquelle il est prépondérant d’apporter une réponse fondée sur des approches holistiques qui met l’accent sur le bien-être et la résilience. Notre projet s’inscrit dans cette démarche et vise à évaluer l’efficacité de modèles de soins du diabète à l’échelle communautaire. Nous aspirons notamment à décrire les liens qui unissent les différents modèles de traitements du diabète utilisés dans les communautés et leurs effets sur l’évolution de la maladie en prenant en compte les multiples facteurs qui favorisent le bien-être et la résilience des communautés : l’expérience des patients, des personnes aidantes et des prestataires de soins, la santé de la population, la pérennité du système de santé, la priorisation culturelle, l’engagement communautaire, la pensée systémique et l’application des connaissances intégrée. Notre première question de recherche est la suivante : Est-ce que l’un des modèles de soins axés sur la prévention et le traitement du diabète examinés parvient à réduire le taux de prévalence de la maladie au sein des communautés des Premières Nations du nord-ouest de l’Ontario et à améliorer le sort des personnes touchées? À cette première question s’ajoute une question sous-jacente : Est-ce que la mise en place d’un programme destiné au personnel de santé communautaire se traduit par un redressement de la situation et se révèle plus efficace qu’une simple amélioration de la qualité des soins prodigués à l’échelle communautaire?

Titulaires d’une subvention de fonctionnement Diabète et santé psychosociale, prévention et autoprise en charge

Classe de financement DT1 (IRSC-FRDJ)

  • Soutien des jeunes aux prises avec le diabète de type 1 durant leur transition des soins pédiatriques aux soins adultes
    Dre Sonia Butalia, chercheuse principale désignée, Université de Calgary

    Résumé

    La transition entre les soins pédiatriques et les soins pour adultes est une période névralgique et difficile pour les jeunes atteints de diabète de type 1 (DT1). En effet, bon nombre de jeunes se retrouvent en terrain inconnu, tentant de comprendre le système de santé pour adultes et de concilier les changements stressants qui accompagnent le passage à l’âge adulte, comme la responsabilité accrue de la prise en charge de leur diabète, une plus grande autonomie et la fin des études secondaires. Au Canada, bien des jeunes renoncent aux soins durant cette transition et, en l’absence de suivi des résultats, les complications s’ensuivent. Pour combler cette lacune, améliorer la continuité des soins et mieux répondre aux besoins des principaux intéressés, nous avons, en 2013, amorcé la discussion avec les adolescents et les jeunes adultes atteints de DT1, leur famille, les médecins et le personnel infirmier en soins pédiatriques et en soins aux adultes. À la lumière de cette discussion, nous avons élaboré un programme de transition dans le cadre duquel un coordonnateur communiquait avec les jeunes par texto, par courriel ou par téléphone et les encourageait à consulter un site Web traitant précisément de cette transition et une page Facebook privée sur le sujet. La fréquentation des cliniques s’est multipliée par quatre, et les taux de glycémie se sont améliorés chez les jeunes qui les maîtrisaient mal. Nous souhaitons maintenant étendre ce programme à cinq grands centres en Alberta pour évaluer le succès du programme à ces endroits, déterminer la meilleure façon de faciliter le déploiement dans d’autres collectivités et mesurer la rentabilité du programme. Nous comptons également rédiger un guide accessible en ligne et gratuitement, qui pourrait être utile à d’autres collectivités du pays qui aspirent à mettre en place un programme semblable.

  • Adaptation et évaluation pilote d’une intervention virtuelle ciblant les besoins psychosociaux de personnes atteintes de diabète prégestationnel : étude en plusieurs phases utilisant une méthodologie mixte
    Dre Deborah Da Costa, chercheuse principale désignée, Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill
    Dre Jessica Kichler, chercheuse principale, Université de Windsor

    Résumé

    Les personnes diabétiques sont de deux à quatre fois plus susceptibles de souffrir de dépression et d’anxiété que la population générale, ce qui a une incidence négative sur le taux de glycémie, l’autoprise en charge et la qualité de vie. La planification de la grossesse et la période périnatale (grossesse et postpartum) sont des étapes cruciales de la vie qui présentent des défis psychosociaux uniques pour les personnes atteintes de diabète prégestationnel. Il n’existe aucune intervention sur mesure pour promouvoir la santé mentale chez ces personnes pendant la grossesse. Pour les personnes non diabétiques, l’intervention virtuelle est une méthode efficace et à grande portée pour prévenir et traiter les problèmes psychologiques durant la période périnatale. Nous avons déjà élaboré et évalué une plateforme Web bilingue appelée HealthyMoms qui offre, pendant la grossesse et le postpartum, de l’information exacte et facilement accessible sur la dépression, l’anxiété et le stress pendant la période périnatale, ainsi que des stratégies fondées sur des données probantes pour y faire face. La prochaine étape consiste à évaluer une version améliorée adaptée aux besoins des personnes atteintes de diabète prégestationnel pour faire connaître les résultats sur la santé mentale et psychosociale propres au diabète pendant la planification de la grossesse et la période périnatale. Le projet comblera une importante lacune dans les ressources Web et les soins de santé existants pour prévenir les difficultés psychologiques durant cette transition chez les personnes atteintes de diabète prégestationnel.

  • Essai sur le diabète de type 1, l’exercice et le mentorat (TEAM) : étude pilote contrôlée randomisée faisant appel au mentorat entre pairs pour augmenter le niveau d’activité physique et la qualité de vie chez les adolescents aux prises avec le diabète de type 1
    Dr Jonathan McGavock, chercheur principal désigné, Université du Manitoba
    Dre Dana Greenberg, chercheuse principale, Action diabète Canada
    Dre Jessica Kichler, chercheuse principale, Université de Windsor
    Dre Jennifer Yamamoto, chercheuse principale, Université du Manitoba
    Dre Jane Yardley, chercheuse principale, Université de l’Alberta
    Dr Ian Zenlea, chercheur principal, Université de Toronto

    Résumé

    Les adolescents atteints de diabète de type 1 (DT1) font face à des défis au quotidien pour gérer leur glycémie, et ce, à une étape cruciale de leur développement. Ces difficultés peuvent nuire à leur qualité de vie et à leur santé mentale et s’accompagner de souffrance et d’anxiété, qu’il est possible d’atténuer en augmentant l’activité physique quotidienne. Dans notre étude, nous souhaitons recruter des jeunes qui agiront comme mentors auprès d’adolescents atteints de DT1 pour accroître leur activité physique et améliorer leur santé mentale. Nous sélectionnerons 60 jeunes de 13 à 17 ans atteints de DT1 à Winnipeg et à Mississauga et les répartirons au hasard dans le groupe d’intervention de mentorat par les pairs ou dans le groupe témoin, qui recevra des conseils de santé standard pendant 12 semaines. Les jeunes du groupe d’intervention assisteront à trois séances de groupe ou individuelles hebdomadaires animées par un jeune adulte atteint de DT1 qui a adopté un mode de vie actif de façon permanente. En plus de mesurer l’évolution de la qualité de vie et des niveaux d’activité quotidienne, nous mènerons une étude qualitative auprès des adolescents du groupe d’intervention sur les facteurs les ayant incités à participer à l’étude. L’information recueillie orientera un essai définitif plus vaste et pourrait influer sur les recommandations pour la pratique clinique fondées sur des données expérimentales.

  • Trouvez votre CommuniDT1 : Soutien virtuel par les pairs personnalisé pour les personnes aux prises avec le diabète de type 1
    Dre Holly Witteman, chercheuse principale désignée, Université Laval
    Dre Virtue Bajurny, chercheuse principale, Action diabète Canada
    Dre Maman-Joyce Dogba, Principal Investigator: Université Laval
    Dre Dana Greenberg, chercheuse principale, Action diabète Canada
    Dr Matthew Menear, chercheur principal, Université Laval
    Dre Adhiyat Najam, chercheuse principale, Action diabète Canada
    Dre Ruth Ndjaboue, chercheuse principale, Université de Sherbrooke

    Résumé

    L’isolement est un sentiment bien connu des personnes atteintes de diabète de type 1 (DT1). En effet, la prise en charge du DT1 (le sien ou celui de son enfant) exige des efforts constants dont peu de gens ont conscience. Il n’est donc pas rare que les seules personnes qui comprennent vraiment leur réalité vivent elles-mêmes des situations comparables. Toutefois, il peut être difficile d’établir des liens avec ces personnes, surtout si certains aspects du quotidien diffèrent de ceux d’autres personnes atteintes de DT1. Les exemples sont multiples : parent d’un très jeune enfant atteint du DT1, membre d’un groupe racisé qui compose avec le racisme dans le système de santé en plus du DT1, femme ménopausée atteinte de DT1, personne sans couverture provinciale ou parentale pour le moniteur, locuteur d’une langue différente de celle de la plupart des personnes de son entourage atteintes de DT1, etc. Ce projet vise à organiser des réunions mensuelles en ligne pour favoriser la création de liens entre de petits groupes de personnes des quatre coins du Canada qui gèrent le DT1 et qui partagent des situations communes. Nous présenterons également des webinaires mensuels en grand groupe portant sur des sujets d’intérêt. Nous ferons un suivi auprès des personnes participantes pour connaître leur niveau de satisfaction, obtenir leurs commentaires, déterminer les points forts et adapter le programme en conséquence. Ce projet est dirigé par des chercheurs et des personnes qui vivent avec le DT1. Nous croyons que ce type de soutien par les pairs peut s’avérer des plus utiles aux personnes atteintes de DT1 et exercer une influence bénéfique sur leur santé mentale.

Prévention et autoprise en charge du diabète de type 2 chez les adolescents et les jeunes adultes autochtones

  • Un esprit sain dans un corps sain : changer la donne pour les adolescents et les jeunes adultes autochtones
    Dr Doug Klein, chercheur principal désigné, Université de l’Alberta
    Dr Sean Lessard, chercheur principal, Université de l’Alberta

    Résumé

    Le CHANGE Health Community Program a pour objectif d’aider les familles à réapprendre à vivre sainement en offrant des programmes d’intervention sur le mode de vie qui ciblent grands quatre pôles : l’activité physique, la nutrition, la santé mentale et les liens sociaux. Ce programme de soins novateur mise sur la collaboration avec les familles autochtones vivant en milieu urbain pour promouvoir l’adoption d’une approche qui s’impose dans les soins de santé : une approche holistique, préventive et adaptée à la communauté. Il applique un modèle de soins préventif, proactif et communautaire qui met l’accent sur le bien-être tout au long de la vie, ce qui contraste directement avec les modèles de gestion thérapeutique existants. Notre étude précédente réalisée de concert avec l’Alberta Blue Cross a démontré que ce programme peut générer des résultats favorables. Nous avons l’occasion de travailler avec des familles autochtones pour adapter ce programme factuel familial et l’offrir aux adolescents et aux jeunes adultes de la Nation sioux Alexis Nakota. Nous cherchons à élaborer une approche axée sur les Autochtones, guidée par la communauté et adaptée à la famille qui tire parti des atouts de la communauté et de la résilience du noyau familial pour changer les habitudes de vie. En plus de répondre véritablement aux appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation, ce programme augmente la participation des Autochtones et améliore l’authenticité de nos relations avec eux.

  • Initiative de soutien par les pairs pour les adolescents et les jeunes adultes autochtones aux prises avec le diabète
    Dre Romina Pace, chercheuse principale désignée, Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill

    Résumé

    Les taux de diabète augmentent chez les adolescents et les jeunes adultes. Cette hausse est particulièrement marquée chez les Autochtones qui font également face à des taux élevés de dépression et de détresse émotionnelle en raison des effets persistants de la colonisation, ce qui alimente le racisme systémique et les traumatismes intergénérationnels. Les soins du diabète misant largement sur l’autoprise en charge (vérification de la glycémie, prise de médicaments, pratique d’activités physiques et alimentation saine), la détresse émotionnelle peut influer défavorablement sur la situation. Cette détresse propre aux personnes atteintes de diabète, connue sous le nom de détresse liée au diabète, survient lorsque la personne se sent dépassée par les exigences de l’autoprise en charge, les craintes de complications et la culpabilité ou la honte à l’égard de ses choix de vie. C’est un fait connu que cette détresse nuit au bien-être et au contrôle du diabète. La détresse liée au diabète chez les jeunes autochtones n’a pas fait l’objet d’études, et il n’existe aucune intervention visant à la réduire pour améliorer la prise en charge du diabète. Il a été démontré que le soutien par les pairs accroît l’autonomie des adolescents et des jeunes adultes en normalisant leurs expériences et en leur offrant un espace sûr pour s’exprimer. Dans la communauté crie Eeyou Istchee au Québec, Jonathan Linton, un jeune adulte autochtone atteint de diabète, a élaboré à l’intention des jeunes diabétiques un programme de prise en charge et d’autosoins qui intègre des éléments traditionnels. En plus d’inciter les jeunes à être plus actifs et à manger plus sainement, Jonathan les soutient dans leur cheminement et crée un espace sûr où ils peuvent exprimer leurs préoccupations, ce qui atténue leur détresse. Le projet de recherche s’appuiera sur l’initiative de Jonathan Linton pour créer une communauté de pairs mentors qui offrira aux adolescents et aux jeunes adultes autochtones le soutien nécessaire pour réduire leur détresse et mieux contrôler leur diabète.

Prévention et autoprise en charge du DT2 chez les adolescents et les jeunes adultes de communautés racisées, ethnoculturelles, de faible statut socioéconomique et touchées de façon disproportionnée par le DT2

  • Prévention du diabète chez les jeunes femmes arabes musulmanes enceintes par un changement des habitudes de vie au moyen du programme d’intervention sur le mode de vie, la nutrition et l’exercice (NELIP) : appel à l’action
    Dre Michelle F. Mottola, chercheuse principale désignée, Université Western

    Résumé

    Le diabète gestationnel, c’est-à-dire celui diagnostiqué pendant la grossesse, touche 20 % des Canadiennes, et les femmes arabes d’ascendance moyenne-orientale présentent un risque accru de le développer. Le diabète gestationnel peut contribuer au cycle permanent du diabète de type 2 (DT2) sur deux générations, touchant la mère et son bébé. Il est donc urgent d’adopter dès le début de la grossesse de nouvelles stratégies pour prévenir le DT2 chez les femmes arabes d’ascendance moyenne-orientale et leur bébé. Nous interrogerons les membres de cette communauté pour connaître leurs priorités en matière de nutrition et d’activité physique et comprendre l’influence des traditions et des pratiques ethniques et religieuses sur ces priorités. Avec leur collaboration, nous pourrons modifier le programme d’intervention existant pour offrir une proposition holistique, adaptée à la culture et centrée sur les participantes. Notre objectif est de trouver une stratégie optimale de réduction du diabète gestationnel et du risque de DT2 chez les jeunes femmes arabes d’ascendance moyenne-orientale grâce à l’adoption de comportements qui favorisent un mode de vie sain. Ce processus de conception concertée peut ensuite être appliqué à d’autres groupes ethniques à risque accru pour les aider à modifier leur mode de vie et ainsi réduire le diabète gestationnel et le risque de DT2 chez la mère et le bébé.

Titulaires d’une subvention d’équipe IRSC-FRDJ : Médecine de précision dans le diabète de type 1

  • Traitement du diabète pédiatrique guidé par la médecine de précision : fournir les bons soins aux bons patients, au bon moment et au fil du temps
    Dre Shazhan Amed, chercheuse principale désignée, Université de la Colombie-Britannique
    Dr Mark Clements, chercheur principal, Children’s Mercy Kansas City
    Dre Tricia Tang, chercheuse principale, Université de la Colombie-Britannique
    Dr Wyeth Wasserman, chercheur principal, Institut de recherche de l’Hôpital pour enfants de la Colombie-Britannique

    Résumé

    Le diabète est l’une des maladies chroniques les plus courantes chez l’enfant. D’ailleurs, bon nombre d’enfants qui en sont atteints utilisent des capteurs de glucose, qui mesurent le taux de glycémie toutes les une à cinq minutes, et des pompes à insuline, qui infusent l’insuline par un petit cathéter inséré sous la peau. Les informations fournies par ces technologies aident les enfants, leur famille et leurs soignants à traiter la maladie, mais elles sont généralement stockées sur différentes plateformes en ligne. L’absence d’un lieu de confiance unique pour consulter toutes ces informations importantes empêche les enfants et leurs parents de les utiliser pour prendre en charge leur diabète et complique la tâche des soignants pour offrir le traitement qui convient au patient et au moment, d’autant plus que le corps et l’esprit des enfants évoluent à mesure qu’ils grandissent. TrustSphere est un nouvel outil numérique permettant aux enfants, aux familles et à leurs soignants de consulter à un seul et même endroit des renseignements importants sur le diabète, comme la glycémie et les doses d’insuline fournies par les capteurs et les pompes, ou les recommandations de l’équipe de prise en charge. Nous élargirons la capacité de TrustSphere en recueillant plus de données auprès des patients, comme leurs saines habitudes de vie, leurs méthodes d’autoprise en charge du diabète, leur qualité de vie et leur santé mentale, données que nous combinerons à celles fournies par les capteurs de glucose et les pompes pour mieux comprendre les différences entre les groupes de patients. Nous cherchons ainsi à créer une expérience de soins collaborative, ainsi qu’à améliorer l’autoprise en charge du diabète pour rehausser l’expérience et les résultats des patients.

  • Projet EVERYONE : redonner le pouvoir à tous les jeunes atteints du diabète par la médecine de précision
    Dr Farid Mahmud, chercheur principal désigné, Hôpital pour enfants de Toronto
    Dre Diane Wherrett, chercheuse principale, Hôpital pour enfants de Toronto
    Dr Andrew Paterson, chercheur principal, Hôpital pour enfants de Toronto
    Dre Samantha Anthony, chercheuse principale, Hôpital pour enfants de Toronto

    Résumé

    Le diabète de type 1 est une maladie complexe et difficile. Les caractéristiques individuelles, dont la génétique, le métabolisme, l’environnement, la santé mentale et les facteurs sociaux, jouent un rôle dans sa prise en charge. Nos recherches montrent des disparités entre les personnes diabétiques : celles d’un ménage à faible revenu ou d’une minorité ethnique sont beaucoup moins nombreuses à atteindre les cibles de glycémie recommandées comparativement à la population étudiée. Une glycémie élevée nuit à la santé mentale et accroît le risque de complications liées au diabète. Pour améliorer les soins et éliminer les disparités, il faut mieux comprendre les facteurs génétiques, psychologiques, environnementaux et sociaux qui sous-tendent les résultats du diabète. Nous recueillerons des informations sur des facteurs comme la génétique, la biologie, la race, le sexe, le genre, le revenu, la structure familiale et la santé mentale pour tenter de déterminer leur influence sur la prise en charge du diabète et élaborer des stratégies de traitement personnalisées. En plus de créer des connaissances sur la façon dont la diversité des facteurs génétiques, environnementaux et sociaux contribue aux différences dans la prise en charge du DT1, le projet a pour but de trouver des pistes d’amélioration des résultats cliniques de tous les jeunes atteints du diabète de type 1.

    Faire avancer la médecine de précision dans le diabète de type 1 axée sur les cellules bêta par l’étude du sexe biologique et de la génétique
    Dre Elizabeth Rideout, chercheuse principale désignée, Université de la Colombie-Britannique
    Dr San S. Luciani, chercheur principal, Institut de recherche de l’Hôpital pour enfants de la Colombie-Britannique
    Dr Peter Thompson, chercheur principal, Université du Manitoba
    Dr Bruce Verchere, chercheur principal, Institut de recherche de l’Hôpital pour enfants de la Colombie-Britannique
    Dr James Johnson, chercheur principal, Université de la Colombie-Britannique

    Résumé

    Le diabète de type 1 (DT1) touche plus de 300 000 personnes au Canada. Le sexe et le genre sont des facteurs de risque sous-estimés : le risque de développer le DT1 est 80 % plus élevé chez les hommes de 15 à 34 ans. Bien que le mode de vie contribue au risque accru chez les hommes, des études sur des modèles animaux montrent que le sexe biologique joue également un rôle clé. Nous ne comprenons pas pleinement les raisons expliquant ce risque accru, car la plupart des études ne portent que sur un sexe. Chez les personnes atteintes de DT1, le système immunitaire détruit les cellules bêta, qui fabriquent l’insuline. Des études récentes citent le dysfonctionnement des cellules bêta et la modification du gène responsable de la production d’insuline comme facteurs qui contribuent au développement du DT1. Comme les cellules bêta produisent une grande quantité d’insuline, ce qui cause du stress, même le plus petit des changements dans leur capacité de production se traduit par un dysfonctionnement et une attaque du système immunitaire. Notre équipe dispose de données prouvant que les cellules bêta chez les hommes et les femmes n’ont pas la même capacité de production d’insuline ni la même réaction au stress induit par cette production. Notre objectif est de vérifier si les différences entre les cellules bêta des hommes et des femmes influent sur le risque de développer le DT1. Nous interviendrons à certaines étapes de la production d’insuline et de contrôle de la qualité dans les cellules bêta chez l’humain et la souris pour déterminer si nos manipulations ont une incidence sur la santé des cellules bêta chez les mâles ou les femelles. Ces informations aideront les scientifiques à personnaliser les traitements de DT1 selon le sexe.

  • La dynamique spatiotemporelle des lésions immunes et non immunes des îlots dans le contexte du diabète de type 1
    Dr Peter Thompson, chercheur principal désigné, Université du Manitoba
    Dr Herbert Gaisano, chercheur principal, Université de Toronto
    Dr Pere Santamaria, chercheur principal, Université de Calgary
    Dr Guy Rutter, chercheur principal, Centre hospitalier de l’Université de Montréal

    Résumé

    Le diabète de type 1 (DT1) varie considérablement selon la personne (délai d’apparition, vitesse de progression ou besoins en insuline), mais les raisons sous-jacentes sont inconnues, ce qui entrave l’élaboration de traitements personnalisés. Nos travaux révèlent la présence de hiérarchies fonctionnelles dans les cellules bêta, responsables de la sécrétion d’insuline, et entre les îlots de Langerhans, petites grappes cellulaires du pancréas qui renferment les cellules bêta. Les cellules bêta « leaders » et « pivots » spécialisées dans chaque îlot de Langerhans orchestrent le fonctionnement des autres cellules. Nous soutenons que dans le cas du DT1, ces cellules essentielles, ou les îlots qui servent à les enrichir, sont particulièrement vulnérables à la destruction par les cellules immunitaires envahissantes. Cette hypothèse a des incidences cliniques sur la compréhension de la variabilité entre les patients atteints de DT1 et sur l’amélioration du diagnostic, des soins et du traitement. Nous utiliserons diverses technologies de pointe, des modèles murins et des tissus pancréatiques humains présentant le DT1. Cette recherche nous aidera à comprendre la variabilité de la perte de cellules bêta chez les personnes atteintes de DT1, ce qui permettra de mettre au point des traitements personnalisés.

Consortium de recherche IRSC-FRDJ sur le dépistage du diabète de type 1 – récipiendaires d’une subvention d’équipe

  • Consortium de recherche sur le dépistage du diabète de type 1 (DT1) chez la population canadienne (CanScreen T1D)
    Dre Diane Wherrett, chercheuse principale désignée; Université de Toronto
    Dr Ashish Marwaha, chercheur principal; Université de Calgary
    Dre Holly Witteman, chercheuse principale; Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval
    Dr Peter Senior, chercheur principal; Université de l’Alberta
    Dre Robin Hayeems, chercheuse principale; Université de Toronto
    Dr Pranesh Chakraborty, chercheur principal; Université d’Ottawa
    Dr Albert Tsui, chercheur principal; Université de l’Alberta
    Dr Bruce Verchere, chercheur principal; Université de la Colombie-Britannique
    Dre Despoina Manousaki, chercheuse principale; Université de Montréal
    Dre Audrey L’Espérance, chercheuse principale; École Nationale d’administration publique
    Conrad Pow, chercheur principal; Action diabète Canada
    Dr Jon McGavock, chercheur principal; Université du Manitoba
    Dre Monika Kastner, chercheuse principale; Université de Toronto
    Sasha Delorme, utilisatrice des connaissances principale; Cercle de patients autochtones, Action diabète Canada

    Résumé

    Le Consortium de recherche sur le dépistage du diabète de type 1 (DT1) chez la population canadienne vise à déterminer la faisabilité et l’acceptabilité d’un programme national de dépistage du DT1 chez l’enfant et repose sur la collaboration entre un grand éventail d’acteurs : des médecins spécialisés dans le diabète chez l’enfant et l’adulte, des généticiens, des conseillers, des professionnels du dépistage chez les nouveau-nés, des chercheurs, des intervenants autochtones, des groupes consultatifs du Canada et de l’étranger, des responsables des politiques et des personnes qui ont une expérience du DT1. Les principaux objectifs du Consortium sont de mesurer l’acceptabilité sociale d’un dépistage du DT1 à l’échelle de la population, de déterminer les tests de dépistage et de détection des anticorps les plus pratiques et de vérifier la viabilité d’un modèle transethnique de calcul du score de risque polygénique dans le contexte multiculturel qui caractérise le Canada. Pour ce faire, il est prévu de créer un programme pilote de dépistage de la population comprenant des tests spécifiques à l’âge et des outils d’aide à la décision élaborés en partenariat avec des personnes ayant une expérience du DT1. Suivront un service de consultation génétique à vocation pédagogique destiné aux personnes positives aux tests de dépistage et de détection des anticorps, une infrastructure nationale de soutien aux études subséquentes, des études interventionnelles multicentriques et enfin des traitements ciblant le DT1 à un stade précoce.

Chaire en science du sexe et du genre des IRSC – Diabète

  • Données probantes du monde réel sur le lien entre le diabète et le sexe relativement aux taux d’événements cardiovasculaires (étude REDISCOVER)
    Dre Padma Kaul, chercheuse principale désignée, Université de l’Alberta
    Dre Sonia Butalia, chercheuse principale, Université de Calgary
    Dre Roseanne Yeung, chercheuse principale, Université de l’Alberta
    Dr Peter A. Senior, chercheur principal, Université de l’Alberta
    Dr Dean Eurich, chercheur principal, Université de l’Alberta
    Dr Darren Lau, chercheur principal, Hôpital de l’Université de l’Alberta et Kaye Edmonton Clinic

    Résumé

    Les maladies cardiaques sont la deuxième cause de mortalité en importance au Canada. Si les femmes souffrent moins des maladies cardiovasculaires que les hommes, les données suggèrent que celles-ci n’ont plus l’avantage si elles sont atteintes de diabète. Néanmoins, les données appuyant cet énoncé ne sont pas sans équivoque et mettent en lumière la nécessité de mener davantage d’études observationnelles sur le sujet.

    L’étude REDISCOVER a été conçue pour offrir une nouvelle perspective sur la relation entre le sexe et le diabète et l’incidence des maladies cardiovasculaires. L’étude se sert du système intégré de prestation de soins de santé de l’Alberta, qui a un payeur et un fournisseur uniques, faisant en sorte qu’on puisse lier les données cliniques, administratives et de laboratoire du point de vue populationnel. Plusieurs études seront menées dans le cadre de REDISCOVER, notamment l’examen des différences entre les sexes dans les taux de dépistage du diabète, dans les renseignements pronostiques fournis pour les maladies cardiovasculaires par niveau de HbA1c, ainsi que dans la prise de médicaments contre le diabète et dans l’adhérence au traitement. L’étude REDISCOVER est financée dans le cadre de la Chaire en science du sexe et du genre du Dr Kaul.

    *Ces subventions s’inscrivent dans le cadre de l’initiative L’insuline a 100 ans

Subventions d’equipe en science de la mise en œuvre das le domaine des villes en sante – prevention du diabète de type 2

  • Petits pas, grands résultats : doter les communautés urbaines diversifiées d’un programme de prévention du diabète fondé sur des données probantes
    Dre Mary Jung, chercheuse principale désignée, Université de la Colombie-Britannique
    Dre Holly Witteman, chercheuse principale, Université Laval
    Dre Kathleen Martin Ginis, chercheuse principale, Université de la Colombie-Britannique
    Dre Linda Li, chercheuse principale, Université de la Colombie-Britannique
    Dre Corliss Bean, chercheuse principale, Université Brock

    Résumé

    « Petits pas, grands résultats » est un programme d’intervention en matière d’alimentation et d’activité physique qui réduit significativement le risque de développer le diabète de type 2 (DT2). Conçu pour permettre une mise en œuvre aisée, évolutive et durable, le programme est administré par des membres de la communauté afin de s’assurer que le contenu est pertinent d’un point de vue ethnoculturel. Il peut maintenant être administré virtuellement au moyen d’une plateforme en ligne de pointe. La prochaine phase du projet de recherche vise à tester la mise en œuvre de ce programme dans des régions où les taux de DT2 sont élevés et où les programmes de prévention demeurent inaccessibles. En partenariat avec des YMCA répartis entre huit provinces canadiennes et l’état du Queensland, en Australie, le projet est tout indiqué pour permettre d’évaluer la mise en œuvre et l’efficacité de Petits pas, grands résultats au sein de 16 municipalités urbaines. Ce projet de recherche propose une solution innovatrice, économique et durable pour la prévention du DT2 chez les populations à risque historiquement négligées.

    *Ces subventions s’inscrivent dans le cadre de l’initiative L’insuline a 100 ans

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