Analyse de données à partir de bases de données et de cohortes existantes

Cette possibilité de financement vise à soutenir la recherche faisant usage de données provenant de cohortes, de bases de données, de catalogues de cohortes et de plateformes de données qui existent déjà et qui sont pertinents par rapport à la santé génésique et la santé des mères, des enfants et/ou des adolescents. L’objectif consiste à attirer l’attention sur les données administratives et les données de cohortes et d’enquêtes déjà financées et à en encourager l’utilisation à des fins de recherche pour guider l’amélioration des résultats des patients, des populations et des systèmes.

Dernières nouvelles

Un outil d’établissement de liens est offert pour faciliter la collaboration entre les chercheurs qui soumettront un projet dans le cadre de la possibilité de financement Analyse de données à partir de bases de données et de cohortes existantes, et les organismes ou les personnes qui souhaitent rendre accessibles des données de cohortes, des plateformes de données, des ensembles de données administratives et d’autres types de données.

Titulaires de subventions précédents

2022

Profils des titulaires

Profil

Grossesse et maladies chroniques multiples : adapter le parcours de soins

Environ 16 % des femmes sont atteintes de plusieurs affections chroniques au moment où elles deviennent enceintes; comment sont-elles prises en charge?

Hilary Brown
Professeure agrégée, Université de Toronto

Les maladies chroniques telles que le diabète et la dépression touchent 50 % de la population. Ainsi, la coexistence de plusieurs affections chroniques constitue un problème de santé publique de plus en plus préoccupant. Environ 16 % des femmes sont atteintes de plusieurs maladies chroniques au moment où elles deviennent enceintes; pourtant, peu d’études ont été réalisées au sujet des effets sur le déroulement de la grossesse.

Dans le cadre d’une étude de cohorte effectuée à l’échelle de l’Ontario au moyen de dossiers de santé anonymisés de l’ICES, la Dre Brown examine l’association entre les affections chroniques multiples et les risques d’issue défavorable de la grossesse, par exemple des taux élevés de morbidité et de mortalité chez les mères et les nouveau-nés. Elle s’intéresse à la façon dont ces risques sont influencés par le nombre de maladies chroniques, par leur complexité et par certains types d’affections. Elle étudie également l’effet des autres disparités sociosanitaires sur le lien entre les affections chroniques multiples et le déroulement de la grossesse.

Le système de santé est organisé en fonction du traitement de problèmes isolés et aigus, ce qui complexifie la prestation de soins. Les données de la Dre Brown montreront comment adapter les soins obstétriques en fonction de la gravité et des caractéristiques des maladies chroniques multiples ainsi que d’autres disparités sociosanitaires. Les résultats de cette étude faciliteront l’élaboration de modèles de soins multidisciplinaires prenant en compte l’entièreté des besoins des femmes atteintes d’affections chroniques multiples avant, pendant et après la grossesse, y compris en ce qui concerne les soins aux nouveau-nés.

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La multimorbidité : un problème qui touche aussi les jeunes

Comprendre l’intersection des maladies physiques et mentales dès un jeune âge peut aider à mieux soutenir les enfants et leur famille tout au long de leur vie

Mark Ferro
Professeur agrégé, Université de Waterloo
Titulaire de la Chaire de recherche du Canada en santé mentale chez les jeunes

Jusqu’à 30 % des enfants de moins de 18 ans sont atteints à la fois d’une maladie physique et d’une maladie mentale ou neurodéveloppementale (p. ex. diabète et dépression; asthme et TDAH). Il s’agit d’un lourd fardeau qui a d’énormes conséquences sur la santé publique : qualité de vie médiocre qui perdure après l’enfance, parents très stressés, utilisation massive des services de santé… Résultat : le système de santé coûte plus cher à la société dans son ensemble. Malheureusement, la coexistence de maladies physiques et de maladies mentales chez les enfants a fait l’objet de très peu de recherches exhaustives.

À l’aide de données de l’Enquête canadienne sur la santé des enfants et des jeunes, le Dr Ferro et son équipe estimeront la proportion des enfants touchés par une multimorbidité physique-mentale, détermineront les facteurs prédictifs et les conséquences de cette multimorbidité, et se pencheront sur les effets de celle-ci sur le recours aux services de santé mentale.

Les résultats du Dr Ferro et de son équipe les aideront à orienter l’élaboration de programmes et services favorisant la santé mentale et le bien-être chez les enfants atteints d’une maladie physique et à améliorer les soins intégrés pour les enfants présentant une multimorbidité physique-mentale. Puisque les données ont été recueillies immédiatement avant la pandémie de COVID-19, elles constituent un important point de référence pour de futures études qui pourraient porter sur les changements dans la santé mentale des enfants atteints d’une maladie physique ou non après la pandémie.

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Consommation de cannabis chez les jeunes : y a-t-il des conséquences à long terme?

Le cannabis a la cote chez les jeunes, mais certaines habitudes de consommation peuvent augmenter le risque de conséquences néfastes à long terme

Massimiliano Orri
Professeur adjoint, Département de psychiatrie de l’Université McGill, Institut universitaire en santé mentale Douglas

La consommation de cannabis chez les jeunes, particulièrement au début de l’adolescence, est un problème de santé publique important. Si les répercussions négatives du cannabis sur la santé mentale ne font pas encore consensus dans le monde de la recherche, des études indiquent néanmoins qu’un grand nombre de consommateurs font effectivement état de problèmes de cet ordre. Les possibles conséquences néfastes du cannabis sont particulièrement préoccupantes chez les adolescents et les jeunes adultes, dont le cerveau n’a pas fini de se développer. Pour pouvoir orienter les politiques de soins de santé et de santé publique, il est crucial de déterminer quelles habitudes de consommation entraînent des problèmes à long terme. Dans le cadre de notre recherche, nous utilisons les données de l’Étude longitudinale des enfants de maternelle au Québec, de l’Étude expérimentale de type longitudinal effectuée à Montréal et de l’Étude longitudinale du développement des enfants du Québec pour explorer le lien entre la consommation de cannabis chez les jeunes et leur santé physique, mentale et psychosociale sur une période de 40 ans. Pour ce faire, nous analysons les habitudes de consommation cliniquement pertinentes en examinant les moments et la fréquence de consommation, et utilisons des données administratives objectives. Les résultats aideront les cliniciens, les chercheurs et les responsables des politiques à concevoir des programmes de prévention et de traitement efficaces et à sensibiliser les jeunes et le public en général au sujet des possibles conséquences néfastes à long terme de la consommation de cannabis.

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2021

Profil de la titulaire

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Surmonter l’adversité

Une chercheuse de l’Université du Manitoba s’efforce de cerner les facteurs de protection qui réduisent la consommation de substances psychoactives, développent la résilience et améliorent les résultats cliniques chez les jeunes ayant fait face à l’adversité durant l’enfance

« Même si ce n’est pas chose facile, j’étudie l’adversité durant l’enfance dans le but de produire des données probantes qui, je l’espère, contribueront à réduire la violence et ainsi le nombre d’enfants vivant ces traumatismes. Notre travail a pour but de cerner des facteurs de protection qui pourraient réduire la consommation de substances psychoactives et promouvoir la résilience chez les jeunes. »

Tracie O. Afifi, Ph. D.
Professeure, Département des sciences de la santé communautaire, Université du Manitoba
Titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les traumatismes de l’enfance et la résilience

Les enfants et les jeunes ayant vécu de l'adversité à un jeune âge sont plus susceptibles de consommer des substances psychoactives et de présenter un piètre état de santé mentale et physique tout au long de leur vie.

À l'Université du Manitoba, la Dre Tracie Afifi étudie la maltraitance et la santé mentale des enfants dans l'optique de la résilience, de l'intervention et de la prévention. Avec son équipe, elle effectue des recherches et analyse des données afin de comprendre quels facteurs pourraient avoir un effet protecteur sur les jeunes ayant fait face à l'adversité et de réduire leurs risques de consommer des substances psychoactives, dont l'alcool, la nicotine et le cannabis. Les chercheurs souhaitent aussi dégager l'influence de l'identité sexuelle ou de genre sur la relation entre la consommation de substances psychoactives et la santé mentale chez ces jeunes. Les résultats de leurs premières études montrent que le risque de consommation augmente considérablement si ces jeunes ont aussi été malmenés par leurs pairs.

Ces travaux contribueront à l'élaboration de stratégies et d'interventions visant à développer la résilience des jeunes et des jeunes adultes et à réduire leur consommation de substances psychoactives ainsi que leurs problèmes de santé mentale et physique.

Lectures complémentaires

2020

Profils des titulaires

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La perte de poids durant la grossesse est-elle sûre pour les femmes souffrant d’obésité?

Plus de 52 000 femmes ontariennes souffrant d’obésité avant la grossesse aideront à établir un guide sur la gestion du poids pendant la grossesse

« Le groupe de recherche OMNI s’est engagé à mener des recherches susceptibles de changer la pratique clinique qui permettront d’améliorer l’expérience, la qualité des soins et les résultats cliniques des femmes enceintes et de leurs nourrissons. Il est important de comprendre les répercussions de la perte de poids durant la grossesse sur les résultats périnataux indésirables chez les femmes obèses. Jusqu’à 15 % des femmes souffrant d’obésité morbide ont déclaré avoir perdu du poids intentionnellement pendant la grossesse, alors qu’il n’existe aucune ligne directrice claire sur la gestion du gain de poids pendant la grossesse en fonction du niveau d’obésité. »

Yanfang (Mary) Guo, Ph. D.
Professeure auxiliaire et chercheuse affiliée de l’équipe de recherche OMNI
Programme d’épidémiologie clinique, Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa
BORN Ontario

Daniel Corsi, Ph. D.
Scientifique et professeur adjoint
Programme d’épidémiologie clinique, Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa
École d’épidémiologie et de santé publique et Département d’obstétrique et de gynécologie, Université d’Ottawa
Institut de recherche du Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario (CHEO)
BORN Ontario

Darine El-Chaâr, M.D., M. Sc.
Spécialiste de la médecine materno-fœtale, professeure agrégée et scientifique associée
Programme d’épidémiologie clinique, Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa
Département d’obstétrique, de gynécologie et de soins aux nouveau-nés, Hôpital d’Ottawa
Département d’obstétrique et de gynécologie, Université d’Ottawa

Près de 20 % des femmes canadiennes entament leur grossesse avec un indice de masse corporelle (IMC) élevé. Une prise de poids en cours de grossesse appropriée permet d'améliorer les résultats pour la mère et le fœtus chez les personnes atteintes d'obésité. En raison du nombre limité et du caractère controversé des résultats d'études actuelles, les recommandations en matière de prise de poids pendant la grossesse ne sont pas adaptées aux personnes dont les catégories d'IMC sont plus élevées. Les lignes directrices de 2009 de l'Institute of Medicine concernant la prise de poids durant la grossesse recommandent que les personnes souffrant d'obésité prennent entre 5 et 9 kg pendant la grossesse, quelle que soit leur niveau d'obésité.

Bien que la perte de poids pendant la grossesse ne soit pas indiquée, il a été démontré que 5 à 8 % des femmes souffrant d'obésité, et jusqu'à 15 % des femmes souffrant d'obésité morbide, ont déclaré avoir perdu du poids intentionnellement pendant la grossesse. Étant donné qu'un essai clinique portant sur la perte de poids en cours de grossesse ne peut être réalisé, une étude observationnelle de haute qualité était grandement nécessaire afin d'explorer les préjudices potentiels de la perte de poids intentionnelle pendant la grossesse.

Les Drs Guo, Corsi, El-Chaâr et leur équipe du groupe de recherche OMNI, de l'Institut de recherche de l'Hôpital d'Ottawa, se servent des données de BORN Ontario pour étudier les répercussions de la perte de poids pendant la grossesse sur un large éventail de résultats indésirables touchant la mère et le nourrisson chez les personnes obèses.

Possédant l'ensemble de données périnatales provinciales le plus important et le plus robuste, BORN Ontario enregistre toutes les naissances en milieu hospitalier dans la province, ce qui représente 40 % des naissances au Canada. À l'aide des données tirées de plus de 52 000 dossiers, l'équipe a déjà déterminé que la perte de poids intentionnelle pendant la grossesse est associée à la naissance de nourrissons petits pour leur âge gestationnel, et ce, pour tous les niveaux d'obésité. Cette étude permet de surmonter les limites des recherches précédentes et de combler les lacunes en étudiant la relation entre la dose et les effets de la perte de poids gestationnelle sur les résultats périnataux.

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Quelle est l’incidence des inégalités des revenus sur la santé des adolescents?

Il pourrait y avoir un lien avec les décès liés aux surdoses chez les jeunes Canadiens

« En plus d’être une injustice, l’accroissement des inégalités des revenus constitue un enjeu de santé publique qui influera négativement sur les conditions sociales et économiques des Canadiens, ce qui pourrait se répercuter sur la santé mentale des adolescents. L’amélioration de ces conditions aura un effet positif sur la santé des jeunes Canadiens et pourrait aussi prévenir des décès prématurés. »

Dr Roman Pabayo
Professeur agrégé, Université de l’Alberta, École de santé publique
Chaire de recherche du Canada sur les inégalités sociales et sanitaires

Le Dr Roman Pabayo est professeur agrégé à l'École de santé publique de l'Université de l'Alberta, où il est aussi titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les inégalités sociales et sanitaires. À titre de directeur du laboratoire de recherche Emerge, le Dr Pabayo supervise une équipe de chercheurs et d'étudiants qui explore la relation négative entre les inégalités des revenus et les résultats de santé des populations, en particulier parmi les jeunes Canadiens.

Dans l'étude d'une population, la candidate au doctorat Claire Benny a découvert un lien négatif important entre les inégalités des revenus dans les quartiers résidentiels et les taux de mortalité en général et les décès liés aux surdoses en particulier parmi les jeunes Canadiens. Ces conclusions font ressortir la nécessité de s'attaquer aux inégalités, lesquelles influent négativement sur la santé des jeunes au Canada. Ces conclusions peuvent aussi être utiles pour cibler les individus à risque et atténuer les effets négatifs des inégalités des revenus, notamment l'abus de substances et les problèmes de dépression et d'anxiété parmi les adolescents.

Lectures complémentaires

2019

Profils des titulaires

Profil

Le risque d’asthme chez les enfants qui ont reçu un diagnostic de bronchiolite durant la petite enfance : étude longitudinale couplant les données cliniques des services d’urgence avec les bases de données administratives provinciales de la santé

Noms :
Amy Plint et Kawsari Abdullah (cochercheuses principales)
Deshayne Fell
Dhenuka Radhakrishnan
Steven Hawken
David W Johnson
Piush Mandhane
Teresa To
Gary Joubert (cochercheurs)

Établissement :
Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario, Ottawa (Ontario)

La bronchiolite est une maladie virale qui touche les nourrissons pendant les mois d’hiver et provoque de la fièvre, de la toux, une respiration sifflante et des difficultés à respirer. C’est la maladie pulmonaire la plus fréquente au cours de la première année de vie. L’asthme est la maladie pulmonaire pédiatrique la plus répandue en Amérique du Nord, un enfant sur cinq étant diagnostiqué asthmatique avant l’âge de 10 ans. Il a été démontré que la bronchiolite pendant la petite enfance est associée à l’apparition de l’asthme plus tard dans la vie. Il faut mieux comprendre la relation entre la bronchiolite et l’asthme éventuel. Nous proposons une étude qui permettra de coupler les données cliniques de deux études sur la bronchiolite menées dans les services d’urgence avec les bases de données administratives provinciales de santé. Ce couplage nous procurera une abondante source de données à partir desquelles nous pourrons mieux comprendre les effets respiratoires durables des interventions pratiquées pour traiter la bronchiolite, et également identifier les facteurs de risque (comme l’évolution clinique de l’enfant, les facteurs démographiques et maternels, et les facteurs de risque en lien avec l’utilisation des services de santé) en cause dans l’apparition future de l’asthme. Notre objectif est de produire des données probantes sur l’évolution respiratoire à long terme des enfants après une bronchiolite, et plus particulièrement sur l’apparition de l’asthme plus tard au cours de l’enfance. L’identification des facteurs de risque associés à l’apparition de l’asthme peut prévenir la progression de la maladie, aider à maintenir une bonne qualité de vie et réduire les coûts des soins de santé.

Évolution de la dépression chez les femmes enceintes et les nouvelles mères : une méta-analyse fondée sur les données individuelles des participantes

Noms :
Andrea Benedetti
Brett D Thombs

Établissement :
Centre universitaire de santé McGill – Institut de recherche

Occasions ratées d’intervention précoce : déterminants de la prévalence et des caractéristiques des enfants présentant des déficiences non reconnues dans les systèmes de santé à l’âge de la maternelle chez la cohorte de naissance de 2009 d’enfants de l’Ontario

Noms :
Magdalena Janus, chercheuse principale
Astrid Guttmann, cochercheuse principale

Établissement :
Université McMaster et ICES, Toronto

L’identification précoce et l’intervention subséquente peuvent avoir un effet bénéfique sur la vie des jeunes enfants présentant des retards de développement. Le pourcentage d’enfants qui entrent à la maternelle avec une déficience ou un besoin de santé particulier a augmenté au cours des dix dernières années. En Ontario, les données sur l’éducation et la santé sont conservées séparément, ce qui veut dire que nous en savons très peu sur ces enfants, et nous savons encore moins si – et pourquoi – ils ont été identifiés ou non avant d’entrer à l’école par un professionnel de la santé. Combien de ces enfants ont été identifiés de façon précoce? Qui sont les enfants qui n’ont pas été identifiés? Qu’est‑ce qui permet de prédire une identification précoce? Nous réunissons les données sur la santé et l’éducation au niveau de la population pour les enfants nés en 2009 qui ont fréquenté la maternelle dans des écoles publiques de l’Ontario en 2014‑2015. Nous avons comparé les rapports des enseignants de maternelle sur le développement des enfants et leurs déficiences ou leurs besoins de santé particuliers à l’aide du questionnaire Early Development Instrument (EDI), administré au deuxième semestre de l’année scolaire 2014‑2015, avec les données de santé de l’ICES (anciennement l’Institute for Clinical Evaluative Sciences). Dans cette étude, nous essayons de comprendre pourquoi certains enfants souffrant de problèmes de santé précoces commencent l’école sans que leur cas n’ait été détecté dans le système de santé et sont ainsi privés des bénéfices d’une intervention précoce.

Twitter:
@EDI_OCCS
@OffordCentre
@ICESOntario (en anglais seulement)

Sites Web :
Early Development Instrument (en anglais seulement)
Offord Centre for Child Studies (en anglais seulement)
Institute for Clinical Evaluative Sciences (ICES) (en anglais seulement)

Évolution de la santé et développement des nourrissons nés avec le syndrome de sevrage néonatal : différences entre les sexes et implications pour la réduction du préjudice

Nom :
Sarka Lisonkova

Établissement :
Université de la Colombie‑Britannique

L’exposition aux opioïdes pendant la grossesse peut avoir une incidence négative sur le développement des bébés, notamment la naissance prématurée, une croissance fœtale lente et le syndrome de sevrage néonatal. Le syndrome de sevrage néonatal est un syndrome de sevrage de drogue survenant peu après la naissance et se répercutant sur le sommeil, l’alimentation et le fonctionnement du système nerveux des bébés.

Notre recherche précédente a montré que le syndrome de sevrage néonatal au Canada est passé de 2,0 à 5,1 cas pour 1 000 naissances vivantes entre 2005 et 2015, et que la morbidité néonatale grave est élevée chez les bébés touchés. Toutefois, les effets à long terme du syndrome sur la santé et le développement des enfants sont très peu connus.

Notre premier objectif est d’étudier l’évolution de la santé des enfants nés avec le syndrome de sevrage néonatal en Colombie‑Britannique entre 2001‑2002 et 2017‑2018 pendant une période de suivi pouvant atteindre 18 ans. Nous évaluerons ensuite la vulnérabilité de ces enfants au niveau du développement avant d’examiner les différences potentielles de ces résultats et les facteurs de risque entre les garçons et les filles.

À la lumière de la crise actuelle des opioïdes, notre but est de fournir des informations sur les déterminants de la morbidité au cours de la petite enfance et des troubles du développement chez les enfants atteints du syndrome de sevrage néonatal à la naissance. Nos résultats contribueront à créer des cibles optimales pour la réduction et la prévention des préjudices.

Twitter :
@sarkalis (en anglais seulement)

Poser les bonnes questions pour comprendre les déterminants sociaux et affectifs de la santé des enfants dans le contexte des soins pédiatriques de première ligne

Noms :
Sheri Madigan
Nicole Racine
Brae Anne McArthur
Sheila McDonald
André Plamondon
Sarah Edwards
Suzanne Tough

Établissement :
Université de Calgary et Institut de recherche de l’Hôpital pour enfants de l’Alberta

Les problèmes de santé mentale chez les enfants sont une source de préoccupation pressante en santé publique au Canada. Les enfants qui présentent ces problèmes, comme l’anxiété, la dépression, l’agressivité ou les troubles du comportement, risquent d’avoir une santé physique et mentale précaire toute leur vie durant. Par conséquent, le fait de déterminer l’origine des problèmes de santé mentale des enfants nous aidera à mettre en oeuvre des stratégies de prévention et d’intervention ciblées afin d’atténuer leurs répercussions sur la société canadienne. Nombre des facteurs de risque de problèmes de santé mentale sont présents tôt dans la vie des enfants. Les objectifs de la présente étude sont les suivants : 1) cerner les facteurs de risques personnels, familiaux et socio-économiques les plus prédictifs d’une mauvaise santé mentale à 8 ans, et 2) cerner les ensembles de risques prédictifs d’un diagnostic et de symptômes de mauvaise santé mentale à 8 ans. Nous chercherons à répondre à ces questions de recherche en nous penchant sur une cohorte longitudinale de plus de 3 000 dyades mère-enfant de l’étude All Our Families (AOF), que nous relierons aux données de santé administratives afin de déterminer quels facteurs de risque constituent les plus indicateurs les plus probants de diagnostic et de symptômes de mauvaise santé mentale à 8 ans. Dans l’étude AOF, des données ont été collectées à deux reprises en cours de grossesse, ainsi que 4, 12, 24, 36 et 60 mois après l’accouchement. De l’information détaillée sur la démographie, la santé mentale et les facteurs de risque précoces a été recueillie au moyen d’outils normalisés. Des diagnostics sur la santé mentale des enfants seront obtenus à partir de leur dossier de santé. L’équipe de recherche est composée d’experts en santé mentale des enfants, en développement des enfants, en couplage de données et en analyses statistiques longitudinales. Tant sur le plan de la pratique que des politiques, le potentiel d’amélioration de la santé mentale des enfants canadiens est notable.

Twitter:
@sherimadigan
@racinen2
@swmcdona
@allourfamilies (en anglais seulement)

Études populationnelles de qualité sur le devenir comparatif des grands prématurés nés par césarienne et par voie naturelle

Noms :
Sarah D McDonald
K. S. Joseph
Prakesh Shah

Établissement :
Université McMaster

La naissance prématurée est la principale cause de mortalité infantile et d’invalidité de longue durée. Chez les grands prématurés nés avant 28 semaines de grossesse et se présentant par le siège, et non par la tête, la césarienne peut être associée à un risque de décès inférieur de 40 % pour l’enfant, mais tous les prédicteurs n’ont pas été pris en compte (les études n’ont pas tenu compte d’autres facteurs, comme la restriction de croissance). Chez les grands prématurés se présentant par la tête, la césarienne semble réduire la mortalité d’environ 40 %.

Bien que nous ayons résumé toute la littérature publiée disponible, il y a des lacunes importantes dans les données concernant les grands prématurés nés par césarienne plutôt que par voie naturelle :

  1. Il y a un manque de données tenant compte adéquatement d’autres facteurs que la césarienne;
  2. Aucune étude n’a évalué le développement neurologique des nourrissons au cours des 10 dernières années.

Nous avons réuni une équipe d’experts en obstétrique, en néonatologie, en méthodologie et en statistiques, des organisations nationales et des parents pour étudier le devenir à court terme des nouveau‑nés en utilisant les bases de données existantes. Nous étudierons également le développement neurologique des nouveau‑nés entre 18 et 21 mois après la date prévue de leur naissance. Nous utiliserons des analyses fines pour comprendre l’impact de la césarienne seule par rapport à l’accouchement par voie naturelle et communiquerons nos résultats dans des articles et les médias sociaux.

Twitter :
@DrSDMcDonald (en anglais seulement)

Grossesses à intervalles rapprochés et risques d’issues de grossesse indésirables : modificateurs et médiateurs

Nom :
Wendy V Norman

Établissement :
Université de la Colombie‑Britannique

Évolution longitudinale des facteurs materno‑infantiles (FAMILY)

Noms :
Teresa To
Cornelia Borkhoff

Établissement :
Institut de recherche de l’Hôpital pour enfants de Toronto

Partenaires financiers :
Institut du développement et de la santé des enfants et des adolescents (IDSEA) des IRSC et Institut des maladies infectieuses et immunitaires (IMII) des IRSC

Aujourd’hui encore, les questions relatives à la façon dont les facteurs de risque biologiques, prénataux et maternels, ainsi que les déterminants sociaux et environnementaux au début de la vie, interagissent et influent sur la santé pulmonaire et les résultats développementaux plus tard dans l’enfance restent dans une grande mesure sans réponse.

Pour ce projet, nous utiliserons les données administratives de la santé pour associer les mères et les enfants de trois cohortes pédiatriques existantes de l’Ontario (TCHEQ, CHILD et TARGetKids!) dans le but de créer une cohorte de naissance comprenant les données de nourrissons ainsi que celles de leurs frères et sœurs et de leurs mères. Nous utiliserons cette cohorte pour mener deux études visant : 1) à déterminer si le risque de maladies respiratoires courantes chez l’enfant, de troubles atopiques et allergiques (p. ex. asthme, rhinite allergique et eczéma), et de retard de développement est accru par des expositions en bas âge; 2) à vérifier si un accouchement difficile, les maladies respiratoires courantes chez l’enfant, les troubles atopiques et allergiques, et le retard de développement sont liés aux caractéristiques d’utilisation des services de santé par les mères et à leur mode de vie durant la grossesse.

Étant donné le fardeau que constitue l’asthme chez les enfants, la forte incidence de l’exacerbation de l’asthme durant la grossesse, et l’important coût économique de l’asthme mal contrôlé pour le système de santé, il est primordial d’examiner les conséquences à court et à long terme de cette affection fort répandue et dangereuse chez les enfants et les mères.

Twitter :
@OASIS_Ontario
@TeresaTo8
@coryborkhoff (en anglais seulement)

Sites Web :
Ontario Asthma Surveillance Information System (OASIS) (en anglais seulement)
CHILD Study (en anglais seulement)
TARGetKids! Study (en anglais seulement)

Environnements des quartiers et résultats de la gestion du poids dans le Canadian Pediatric Weight Management Registry (registre canadien de gestion du poids pédiatrique) (CANPWR)

Noms :
Andraea Van Hulst et Katherine Morrison (cochercheuses principales)
Nancy Ross et Lehana Thabane (cochercheuses)
Geoff Ball
Annick Buchholz
Josephine Ho
Laurent Legault
Rajibul Mian et Ian Zenlea (collaborateurs)

Établissement :
Université McGill et Université McMaster

Les façons dont les quartiers sont aménagés influencent les habitudes de vie des enfants, comme l’activité physique et le régime alimentaire, ce qui se répercute en retour sur le poids corporel et les maladies chroniques. Toutefois, il n’existe pratiquement aucune recherche sur la question de savoir si les caractéristiques du quartier peuvent favoriser l’adoption de saines habitudes de vie et améliorer la santé et le poids corporel, en particulier chez les enfants nécessitant des soins cliniques pour l’obésité. Avec plus d’un enfant sur quatre présentant un excès de poids, un nombre croissant d’enfants et de familles sont suivis dans des centres de gestion du poids pédiatrique au Canada.

Cette étude prend appui sur deux infrastructures de recherche existantes : 1) CANPWR, une étude sur les enfants canadiens en surpoids ou obèses qui sont suivis dans le cadre de programmes de gestion du poids pédiatrique dans tout le Canada, et 2) CANUE, qui facilite l’utilisation des données sur l’environnement des quartiers dans la recherche en santé. Nous effectuons des analyses pour comprendre quelles caractéristiques du quartier influencent les résultats de gestion du poids, et quelles combinaisons de caractéristiques du quartier, du programme, de la famille et de l’enfant sont liées à l’amélioration de ces résultats. Les résultats de cette recherche produiront de l’information nouvelle sur le rôle des quartiers dans la prévention et la gestion de l’obésité pédiatrique, ainsi que sur la manière d’adapter les interventions de gestion du poids aux lieux où vivent les enfants.

Twitter :
@MacMODR
@PHRIresearch
@McGillNursing
@GeoSDH_Group (en anglais seulement)

Sites Web :
CANPWR: Canadian Pediatric Weight Management Registry (en anglais seulement)
The CANadian Pediatric Weight management Registry (CANPWR): lessons learned from developing and initiating a national, multi-centre study embedded in pediatric clinical practice (en anglais seulement)

Activité physique de la mère durant la grossesse et fonctionnement et structure du cerveau des jeunes enfants

Noms :
Catherine Lebel
Jessica Reynolds
Deborah Dewey
Rhonda Bell

Établissement :
Université de Calgary

Partenaires financiers :
La collecte de données a été financée par Alberta Innovates – Health Solutions, les IRSC et l’Institut de recherche de l’Hôpital pour enfants de l’Alberta

L’exercice pendant la grossesse peut être bénéfique pour la mère et l’enfant. Toutefois, moins de deux femmes enceintes sur dix suivent la recommandation canadienne d’au moins 150 minutes d’activité physique d’intensité modérée par semaine. Les enfants nés de mères actives pendant la grossesse semblent avoir une meilleure capacité d’apprentissage et de mémoire, mais nous ne savons pas pourquoi. Les études menées sur des souris montrent que l’exercice pendant la grossesse modifie le cerveau, particulièrement l’hippocampe qui est une région du cerveau liée à la mémoire. La présente étude examinera la relation entre l’activité physique prénatale et le développement cérébral des jeunes enfants. Nous utiliserons les données d’une étude existante qui a recruté des femmes pendant leur grossesse et a suivi leurs enfants depuis. Ces femmes notaient leur niveau d’activité physique chaque trimestre de la grossesse. Les enfants ont subi une imagerie par résonance magnétique (IRM) et un test de mémoire entre 2 et 5 ans. Nous mesurerons la structure et la fonction de l’hippocampe au moyen des examens par IRM et analyserons les concordances avec l’activité physique des mères pendant la grossesse. Nous tenterons également de déterminer si nos résultats fournissent des explications sur le développement de la fonction de la mémoire chez les enfants. Des preuves montrant l’incidence de l’activité physique prénatale sur le cerveau des enfants sont nécessaires pour élaborer des recommandations appropriées qui, à terme, amélioreront la santé des enfants.

Twitter :
@CatherineALebel
@Jess_E_Reynolds

2017

Profils des titulaires

Profil

Lésions, consommation de substances et santé mentale à l’adolescence : exploration des taux, des déterminants et des comorbidités dans les données d’enquêtes canadiennes

Nom : Mark Asbridge
Établissement : Université Dalhousie

La consommation d’édulcorants artificiels durant la grossesse peut-elle modifier le microbiome du bébé?

Nom : Meghan Azad et Marie-Claire Arrieta (cochercheuses principales), Laura Sycuro (cochercheuse) et Isabel Laforest Lapointe (boursière postdoctorale)
Établissement : Université de Calgary et Université du Manitoba

Dans l’étude CHILD, nous avons déjà décelé un lien entre l’obésité du nourrisson et la consommation d’édulcorants non nutritifs (ENN) par la mère durant la grossesse, sans toutefois en connaître la cause. Dans ce projet, nous avons constaté, à l’aide d’échantillons fécaux de nourrissons dans le cadre de l’étude CHILD, que les bactéries intestinales pourraient expliquer ce lien. Nous effectuons des analyses plus poussées pour comprendre quelles bactéries sont en cause, comment elles influencent le métabolisme et le gain de poids du nourrisson, et quelles mères et quels nourrissons sont les plus sensibles aux ENN. Les résultats de cette recherche produiront de l’information nouvelle sur le développement de l’obésité chez l’enfant et contribueront à guider les recommandations nutritionnelles aux femmes enceintes.

Twitter :

Sites Web :

Impact de l’asthme diagnostiqué durant la grossesse sur les résultats périnataux

Nom : Lucie Blais
Établissement : Faculté de pharmacie, Université de Montréal

L’asthme initialement diagnostiqué avant la grossesse pourrait être de nature différente de celui diagnostiqué pendant la grossesse, être plus difficile à traiter et avoir de plus grandes conséquences sur le nouveau-né.

Nous avons comparé les risques de prématurité et de faible poids à la naissance entre les bébés de femmes ayant reçu un diagnostic d’asthme dans les deux ans ayant précédé leur grossesse et ceux de femmes ayant développé l’asthme durant leur grossesse. Nous avons observé que les femmes ayant développé l’asthme durant leur grossesse couraient des risques plus élevés d’accoucher prématurément et de donner naissance à un bébé de faible poids. Nous devons approfondir nos recherches pour déterminer si ce risque accru découle du fait que l’asthme développé durant la grossesse soit plus grave ou du fait que les femmes et les médecins soient plus réticents à amorcer le traitement nécessaire en cours de grossesse.

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Exploration de données : établissement d’intervalles de référence en laboratoire pour la grossesse à l’aide de données de laboratoire provinciales

Nom : Vilte Barakauskas
Établissement : B.C. Women’s Hospital

Trajectoire de gain de poids des enfants et exposition périnatale aux substances perfluoroalkylées (PFAS) et aux éthers diphényliques polybromés (PBDE) : données de l’étude mère-enfant sur les composés chimiques de l’environnement (MIREC)

Nom : Maryse Bouchard
Établissement : Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine

Symptômes de dépression durant l’adolescence : la génétique et l’activité physique ont-elles un rôle à jouer?

Nom : Jennifer Brunet
Établissement : Université d’Ottawa

Bien que la dépression puisse survenir à tout âge, elle se déclare en moyenne à un âge de plus en plus précoce, si bien qu’entre 2 et 9 % des adolescents présentent aujourd’hui un trouble dépressif majeur. Ces jeunes affichent des résultats scolaires et comportementaux ainsi qu’un bilan de santé moins reluisants que ceux des adolescents asymptomatiques, ce qui démontre la nécessité de cerner et de comprendre les facteurs en cause dans le développement et l’allègement des symptômes de dépression dans ce groupe d’âge. Les travaux de la Dre Brunet sont axés sur la détermination des variantes génétiques contribuant aux symptômes de dépression durant l’adolescence, et sur l’exploration du rôle possible de l’activité physique dans l’atténuation de ces facteurs. Elle examine également les différences entre les sexes et vérifie si l’intensité de l’activité physique et le moment où elle est pratiquée peuvent avoir une influence.

Les résultats de cette étude permettront de mieux comprendre l’étiologie de la dépression durant l’adolescence et aideront à déterminer quels sous-groupes pourraient le plus bénéficier d’interventions fondées sur l’activité physique. De plus, l’étude de l’activité physique et des symptômes dépressifs permettra, avec le temps, de cerner l’âge optimal pour de telles interventions et de comprendre quelle forme d’activité physique mène à une réduction des symptômes de dépression.

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Incidence des lois canadiennes régissant l’âge minimal pour l’achat de produits du tabac sur le comportement des jeunes en matière de tabagisme, 2000-2014

Nom : Russell C. Callaghan
Établissement : Université du Nord de la Colombie Britannique, Programme médical du Nord

Récemment, Santé Canada et l’Institute of Medicine des États-Unis ont proposé de hausser à 21 ans l’âge minimum pour l’achat de produits du tabac comme moyen de modifier les habitudes de consommation de tabac des jeunes. Cependant, il est étonnant que peu d’études se soient penchées sur les effets possibles des restrictions relatives à l’âge minimum sur le tabagisme chez les jeunes. C’est pourquoi cette étude visait à évaluer l’effet des lois canadiennes régissant l’âge minimal pour l’achat de tabac (AMAT) sur les habitudes de consommation de tabac des jeunes. Nous en sommes venus à la conclusion que ces lois avaient un impact significatif. Comparativement aux jeunes d’âge légèrement inférieur à l’AMAT, les jeunes d’âge légèrement supérieur affichaient des taux de tabagisme et des taux de consommation quotidienne nettement plus élevés, ainsi que des taux plus élevés de consommation de cigarettes au cours du mois précédent. À la lumière de ces conclusions, on peut raisonnablement faire valoir que la hausse de l’AMAT au Canada aurait sans doute pour effet de ralentir la transition des jeunes au statut de fumeur actuel ou quotidien, et de réduire la consommation totale de cigarettes dans les groupes d’âge nouvellement ciblés par les restrictions.

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Entrée par la porte de sortie : l’augmentation des urgences pédiatriques en santé mentale est-elle le reflet d’une réduction de l’accès aux soins de santé mentale de première ligne et en clinique externe?

Nom : Leslie Campbell
Établissement : Université Dalhousie

Les pratiques parentales peuvent-elles influencer la santé mentale des adolescents?

Nom : Ian Colman
Établissement : Université d’Ottawa

Notre recherche visait à clarifier l’influence des pratiques parentales sur la santé mentale des adolescents. Nous avons utilisé les données d’une étude à long terme menée auprès de plusieurs milliers d’enfants canadiens. Lorsque les enfants étaient jeunes, les parents ont rapporté leurs pratiques positives (p. ex. féliciter souvent l’enfant) et leurs pratiques relevant d’une discipline sévère (p. ex. réprimander l’enfant avec des cris). Au 12e anniversaire des enfants, les parents les ont soumis à des évaluations structurées de leur santé mentale, notamment pour y déceler des symptômes de dépression, d’hyperactivité, de troubles du comportement et d’idéation suicidaire. Nous avons constaté que les pratiques parentales positives étaient liées à une bonne santé mentale chez les adolescents, en particulier chez les filles, tandis que la discipline sévère était liée à une mauvaise santé mentale, en particulier chez les garçons. Nous sommes arrivés à ces conclusions après avoir tenu compte de nombreuses autres variables associées aux pratiques parentales et à la santé mentale, comme la pauvreté ainsi que le niveau de scolarité et la santé mentale des parents. Ces résultats laissent supposer que des programmes axés sur le soutien aux parents pourraient avoir des effets bénéfiques sur la santé mentale des enfants.

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Traitements contre l’infertilité et morbidité maternelle grave

Nom : Natalie Dayan
Établissement : Université McGill, Centre universitaire de santé McGill

Les traitements contre l’infertilité (TI) sont de plus en plus utilisés au Canada pour stimuler la grossesse et, dans certains cas, sont financés avec les fonds publics. La recherche semble clairement indiquer que les complications obstétriques sont plus courantes dans les cas de grossesse stimulée par TI que dans les autres cas, mais peu d’études ont précisément porté sur ces complications. Dans cette étude, nous avons évalué le lien entre les TI et la morbidité maternelle grave (complications potentiellement mortelles survenant durant la grossesse ou dans les 42 jours suivant l’accouchement), en Ontario.

Nous avons constaté que la morbidité grave et la mortalité sont – heureusement – rares chez les mères, soit dans 1,5 % des cas, mais que les femmes qui ont reçu des TI étaient 40 % plus à risque de subir une de ces conséquences graves, et ce, même après avoir tenu compte de facteurs plus communs chez les utilisatrices de TI. Le risque était particulièrement marqué chez les femmes ayant reçu des formes de TI plus effractives, comme la fécondation in vitro (FIV).

Nous élaborons actuellement une échelle de risque pour repérer les femmes les plus à risque de morbidité grave. Ces travaux contribueront à conseiller toutes les femmes, y compris celles qui recourent aux TI, avant la grossesse. D’autres études sont prévues pour évaluer différents protocoles de FIV et leur impact relatif sur la morbidité maternelle grave.

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Usage périnatal de traitements immunosuppresseurs et risque d’infection pour les mères et les bébés

Nom : Mary De Vera
Établissement : Université de la Colombie-Britannique

Vaccins antigrippaux durant la grossesse
Vaccination contre l’influenza durant la grossesse et santé de l’enfant

Nom : Deshayne Fell
Établissement : Institut de recherche du Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario et Université d’Ottawa

L’influenza – aussi connue sous le nom de grippe – est une maladie infectieuse causée par un virus qui s’attaque au nez, à la gorge et aux poumons. La plupart des gens qui contractent la grippe ne tombent pas gravement malades et se rétablissent rapidement, mais d’autres, comme les femmes enceintes, peuvent développer des complications plus sérieuses. C’est pourquoi on recommande aux femmes enceintes de se faire vacciner contre l’influenza chaque année. Malgré ce conseil, des recherches canadiennes révèlent que moins du tiers des femmes enceintes ont reçu un vaccin antigrippal au cours des dernières années.

Les craintes pour la santé de l’enfant pourraient expliquer en partie la réticence des femmes à se faire vacciner. Ces dernières années, de nombreuses études ont examiné la santé de nouveau-nés dont la mère avait reçu un vaccin antigrippal durant sa grossesse et ont conclu que la vaccination était sûre et qu’elle contribuait même à prévenir la grippe chez les nourrissons. Notre étude ontarienne a élargi cette recherche en examinant les résultats de santé des enfants jusqu’à l’âge de 5 ans afin d’obtenir un portrait plus complet de l’innocuité à long terme des vaccins antigrippaux durant la grossesse. Nous n’avons décelé aucune corrélation entre la vaccination contre la grippe durant la grossesse et les résultats de santé des enfants par rapport aux infections respiratoires, aux otites ou aux maladies chroniques complexes comme le cancer. Malgré une légère réduction des infections gastro-intestinales et une faible hausse des cas d’asthme signalés chez les enfants nés de mères ayant reçu un vaccin antigrippal durant leur grossesse, le lien avec la vaccination est ténu et devrait être étudié davantage. 
Le British Medical Journal a accepté de publier les résultats de notre étude tandis que nous achevons une étude similaire en Nouvelle-Écosse pour examiner différentes saisons de la grippe. Nos travaux jusqu’à présent ne remettent pas en question l’innocuité des vaccins antigrippaux durant la grossesse et fourniront de précieux renseignements aux femmes enceintes et aux fournisseurs de soins qui veillent à ce que les mères et leurs enfants soient en meilleure santé possible.

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Bien-être des femmes durant la grossesse et corrélations avec des mesures biologiques du stress chez les mères et les nouveau-nés et dans le placenta

Nom : Catherine Herba
Établissement : Université du Québec à Montréal et Centre de recherche du CHU Sainte-Justine

On associe le stress, la dépression ou l’anxiété (SDA) durant la grossesse à de mauvais résultats neurocomportementaux chez l’enfant, et ce, même en tenant compte des variables liées au SDA postnataux et aux influences génétiques. Un niveau élevé de SDA peut réduire la capacité du placenta à protéger le fœtus contre les effets physiologiques dommageables du stress, augmentant ainsi la vulnérabilité de l’enfant au stress. À l’aide de la cohorte de grossesses et de la biobanque de l’étude 3D, nous examinons comment le SDA durant la grossesse se répercute sur l’enfant en étudiant des marqueurs de stress dans les voies de signalisation du glucocorticoïde et de la sérotonine. Notre étude est unique, car elle permet d’évaluer les associations entre les marqueurs de stress chez les mères, les nouveau-nés et dans le placenta par rapport au SDA prénatal chez les mères. À la naissance, des échantillons de placenta et des échantillons de cheveux de la mère et du nouveau-né ont été recueillis. La concentration de cortisol dans les cheveux peut renseigner sur la réponse biologique au stress chez les mères et les fœtus durant les derniers mois de gestation. L’expression génique du glucocorticoïde placentaire et de la sérotonine a été mesurée. Les premières analyses suggèrent une corrélation possible entre un niveau élevé de SDA chez la mère et l’altération de l’expression génique du glucocorticoïde placentaire, ainsi qu’entre un niveau élevé de SDA chez le nouveau-né et l’altération de l’expression génique de la sérotonine. Le dimorphisme sexuel a été observé dans les voies de signalisation de la sérotonine et du glucocorticoïde placentaire.  Les résultats de cette étude, une fois terminée, nous aideront à mieux comprendre le lien entre le SDA chez la mère et les marqueurs de stress chez la mère, le fœtus et dans le placenta. 

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Pratiques parentales et IMC des enfants

Nom : Lisa Kakinami
Établissement : Université Concordia

Notre recherche visait à déterminer si les interactions générales parent-enfant pouvaient permettre de prédire l’indice de masse corporelle (IMC) futur de l’enfant. Notre objectif secondaire était de vérifier si les comportements ou l’IMC des enfants pouvaient influencer la façon dont leurs parents interagissaient avec eux.

Pour atteindre ces objectifs, nous nous sommes servis des données de l’Étude longitudinale du développement des enfants du Québec (ELDEQ), une cohorte représentative de naissances simples au Québec en 1998. Les données recueillies sur les enfants entre les âges de 6 et 12 ans ont été utilisées.

À la lumière de deux séries d’analyses préliminaires différentes (modèle linéaire mixte et modèle par équation structurelle avec analyse des pistes causales), les enfants dont les parents étaient plus permissifs à leur endroit (p. ex. mauvaise conduite non punie) seraient plus susceptibles d’avoir un IMC plus élevé que les enfants dont les parents avaient des attentes à leur endroit et leur fixaient des limites. Nous n’avons pas trouvé de preuve de l’influence de l’IMC ou des comportements des enfants (p. ex. enfants plus renfermés ou plus agressifs) sur la façon dont leurs parents interagissaient avec eux.

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Santé mentale d’enfants ayant survécu à des lésions traumatiques par rapport à des témoins appariés : étude rétrospective de population

Nom : Sarvesh Logsetty
Établissement : Université du Manitoba

Modèle prédictif novateur pour l’évaluation des risques de naissance prématurée : étape clé pour améliorer les soins et les résultats

Nom : Sarah McDonald
Établissement : Université McMaster

La prématurité est un syndrome hétérogène découlant de l’interaction entre de nombreux facteurs génétiques et environnementaux. Compte tenu du caractère hétérogène de la prématurité, l’établissement d’une approche de classification exhaustive et uniforme pour l’étude des sous-types cliniques de prématurité était considéré comme une priorité par l’Alliance mondiale pour la prévention de la prématurité et des mortinaissances (GAPPS), afin d’améliorer la surveillance, la déclaration et, au final, la gestion de la prématurité. Nous avons suivi l’approche de classification de la GAPPS pour étudier la question de recherche suivante :

Quelle est la prévalence des phénotypes de prématurité et quel est leur lien avec la césarienne et les issues néonatales défavorables pour les naissances simples chez des femmes multipares?

Dans cette étude de cohorte populationnelle, sur 8775 cas d’accouchement prématuré chez des femmes multipares, les deux tiers répondaient aux critères d’au moins un phénotype prédéfini. La distribution des phénotypes de prématurité n’était pas la même pour les premiers accouchements prématurés que pour les accouchements prématurés ultérieurs, malgré la similarité de leur corrélation avec les résultats des mères et les issues néonatales.

Signification : La constance des corrélations entre les affections cliniques liées à la prématurité et les issues défavorables aux différents niveaux d’exposition confirme la validité du modèle de classification des phénotypes.

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Impact de la transmission intergénérationnelle des ENE de la mère sur le comportement de l’enfant à 5 ans : facteurs de risque et de résilience

Nom : Sheila McDonald
Établissement : Université de Calgary

Dépistage biochimique prénatal et risque de maladie cardiovasculaire et de cancer à long terme

Nom : Joel Ray
Établissement : Unity Health Toronto

Les pompes à insuline sont-elles prescrites de préférence aux enfants les mieux nantis? Les expériences québécoise et manitobaine

Nom : Celia Rodd
Établissement : Université du Manitoba

Toutes les provinces canadiennes investissent dans des programmes de financement de pompes à insuline pour les enfants atteints du diabète (juvénile) de type 1. Le coût initial de la pompe s’élève à environ 7000 $, auxquels s’ajoutent des frais annuels d’environ 4000 $ pour les fournitures médicales. Une formation intensive est aussi nécessaire pour s’assurer que cette technologie de pointe est utilisée de manière sûre et efficace.

Bien que le Québec finance tous les coûts liés aux pompes, il n’en va pas de même pour le Manitoba et l’Ontario. Une étude ontarienne a démontré que les familles les mieux nanties et les plus scolarisées avaient plus de chances de recevoir une pompe que les familles défavorisées. En comparant les données manitobaines et québécoises, nous espérions déterminer si les différences au chapitre du soutien financier et d’autres programmes pouvaient mener à des différences dans l’accès aux pompes ou à des variations des taux de complication liée au diabète ou à la défectuosité des pompes selon les niveaux de revenu et de scolarité.

Jusqu’à présent, nos travaux indiquent que, dans les deux provinces, les familles les mieux nanties et les plus scolarisées sont plus susceptibles d’adopter la pompe que les familles de revenu ou de niveau de scolarité inférieurs. Nous comparons actuellement les visites aux urgences et les hospitalisations pour évaluer l’impact de différents modèles de programme sur le contrôle et les complications du diabète.

Variation du nombre de copies et maladie mentale dans un échantillon d’enfants

Nom : Russell Schachar

Les adultes de poids extrêmement faible à la naissance montrent-ils des signes de vieillissement prématuré?

Nom : Louis Schmidt
Établissement : Université McMaster

La vulnérabilité nutritionnelle associée à l’insécurité alimentaire au Canada

Nom : Valerie Tarasuk
Établissement : Département des sciences nutritionnelles, Faculté de médecine, Université de Toronto

L’insécurité alimentaire, ou l’accès insuffisant aux aliments en raison de contraintes financières, constitue un problème de société et de santé publique important dans notre pays, touchant plus de 4 millions de personnes. À partir des données de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes – volet nutrition de 2004 et de 2015, nous avons examiné les incidences nutritionnelles de l’insécurité alimentaire sur les enfants et les adultes au Canada. Nous avons cerné un gradient clair selon lequel plus grande est l’insécurité alimentaire dans les ménages, plus faible est l’apport nutritionnel, les membres des ménages aux prises avec une grande insécurité alimentaire ayant un apport beaucoup plus faible en nutriments essentiels et plus faible en aliments recommandés dans le Guide alimentaire canadien de 2019 (c.-à-d. fruits et légumes, aliments protéinés, grains entiers). Nos résultats concordent avec ceux d’autres études canadiennes montrant qu’une grave insécurité alimentaire va de pair avec des compromis budgétaires difficiles et des taux de morbidité et de mortalité élevés. Une comparaison entre les données de 2015 et de 2004 sur l’apport alimentaire des adultes dans les ménages aux prises avec une insécurité alimentaire laisse supposer que les compromis nutritionnels associés à l’insécurité alimentaire prennent de l’ampleur avec le temps. Nos conclusions mettent en lumière le besoin de politiques plus efficaces pour réduire la prévalence et la gravité de l’insécurité alimentaire au Canada.

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Les habitudes d’utilisation des services de santé au début de la vie sont-elles un prédicteur des risques subséquents d’affection respiratoire chez les enfants?
Détection précoce des affections respiratoires chez les enfants

Nom : Teresa To
Établissement : Institut de recherche de l’Hôpital pour enfants de Toronto

Notre étude visait à répondre aux questions suivantes : quelles sont les habitudes d’utilisation des ressources en santé respiratoire propres aux jeunes enfants, et ces habitudes sont-elles des prédicteurs des risques d’affection respiratoire comme l’asthme plus tard dans l’enfance?

Dans cette étude de cohorte de naissances dont les données ont été couplées avec des données administratives sur la santé, bien que nous ayons constaté un usage faible et stable des ressources en santé respiratoire chez la plupart des enfants, nous avons découvert qu’un sur dix en faisait un usage élevé entre la naissance et l’âge de 3 ans. Les enfants qui avaient souffert de respiration sifflante à un âge précoce ont continué d’engendrer des coûts de santé plus élevés, toutes causes confondues, entre les âges de 3 et 5 ans. Cependant, leur risque de développer l’asthme n’était pas plus élevé. Il est important de suivre ces enfants à risque élevé sur une plus longue période afin de surveiller leurs risques de maladies respiratoires à long terme.

Les données sur les habitudes d’utilisation des ressources en santé respiratoire en début de vie peuvent être mesurées en fonction de la population d’enfants afin de désigner les enfants à risque élevé et de surveiller le fardeau sur leur santé respiratoire et le fardeau économique sur le système de santé. Les maladies en début de vie ont un impact lourd et économiquement significatif sur le bien-être tout au long de la vie, et l’identification des enfants ayant des besoins élevés en soins respiratoires au début de leur vie pourrait faciliter la mise en place de stratégies de prévention et d’intervention pour réduire la morbidité à long terme.

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Quels sont les services les plus efficaces pour les enfants autistes?
Coprendre l’éventail de services utilisés par les enfants autistes âgés de 3 à 11 ans

Nom : Wendy J. Unger
Établissement : Institut de recherche de l’Hôpital pour enfants de Toronto

L’autisme est un problème de plus en plus répandu, et c’est pourquoi il est essentiel de comprendre comment les services offerts dans les secteurs de la santé et de l’éducation et à l’échelle communautaire profitent aux enfants atteints d’autisme. À l’aide de données tirées de l’étude nationale Pathways, les chercheurs ont exploré comment les interventions comportementales (IC) au stade préscolaire contribuaient à l’amélioration des résultats, et quelles combinaisons de services communautaires et de services de santé, d’éducation et de soutien comportemental étaient associées à un meilleur fonctionnement. L’analyse des données n’a révélé aucune amélioration notable des habiletés sociales et des compétences en communication chez les enfants ayant bénéficié d’une IC au stade préscolaire. De même, aucun progrès notable n’a été observé sur le plan du quotient intellectuel ou de la gravité des symptômes. Des résultats semblables ont été obtenus pour les services d’orthophonie et les services de groupe. Par ailleurs, une amélioration notable du fonctionnement social a été constatée chez les enfants ayant bénéficié d’une combinaison d’interventions d’orthophonie et d’IC au stade préscolaire. Une amélioration du fonctionnement social a aussi été observée chez les enfants qui avaient été maintenus dans des groupes réguliers depuis le stade préscolaire jusqu’à l’âge de 11 ans. Les enfants autistes reçoivent un large éventail de services n’ayant pas démontré leur efficacité. La compréhension des types de services les plus efficaces est un domaine de recherche active. Ces conclusions sont importantes pour les responsables des politiques provinciales qui tentent de concevoir et de financer des programmes efficaces et durablement bénéfiques pour les enfants atteints du TSA.

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Soins aux enfants en fin de vie : nous pouvons faire mieux!

Nom : Kimberley Widger
Établissement : Faculté des sciences infirmières Lawrence S. Bloomberg, Université de Toronto

Les enfants atteints d’une maladie potentiellement mortelle méritent les meilleurs soins possible pour maximiser leur qualité de vie et leur garantir une douce mort à l’endroit de leur choix. Malheureusement, la recherche effectuée auprès de parents endeuillés révèle que la vie d’enfants malades se termine avec des traitements médicaux intensifs (admission aux soins intensifs, assistance respiratoire) et les souffrances qui en découlent. Dans cette étude, nous visions à mieux comprendre combien d’enfants atteints d’une maladie potentiellement mortelle sont décédés en milieu hospitalier à la suite de traitements intensifs, ainsi que les caractéristiques des patients associées aux différences dans les soins prodigués. Nous avons constaté que 89 % des enfants atteints d’une maladie potentiellement mortelle sont décédés à l’hôpital, et que 40 % ont subi des traitements intensifs avant de mourir. Sans surprise, l’âge et le diagnostic étaient associés à des différences quant au lieu de décès et à l’intensité des soins prodigués, mais des différences liées à la province de résidence, à la proximité d’un centre de soins de troisième ligne et à la vie en milieu rural sont des indicateurs préoccupants d’éventuelles disparités dans l’accès à des soins de fin de vie de qualité élevée.

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Pour obtenir des renseignements sur le programme Analyse de données à partir de bases de données et de cohortes existantes de l'Institut du développement et de la santé des enfants et des adolescents, veuillez communiquer avec :

IHDCYH-IDSEA@cihr-irsc.gc.ca

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