Résistance aux antimicrobiens : aperçu

La résistance aux antimicrobiens (RAM) survient lorsque des microbes – bactéries, virus, champignons, parasites – évoluent de telle sorte que les médicaments auparavant efficaces pour les combattre cessent de l’être. Bien que la RAM soit un phénomène naturel, le mauvais usage des antibiotiques chez l’humain et l’animal accélère le processus. Les IRSC reconnaissent que la RAM constitue aujourd’hui une des plus graves menaces pesant sur la santé mondiale, la sécurité alimentaire et le développement.

La résistance aux antimicrobiens est considérée comme une crise d’ampleur mondiale. Actuellement, 700 000 personnes meurent chaque année d’infections résistantes aux antimicrobiens. D’ici 2050, ce nombre atteindra 10 millions de vies par année, ce qui représentera un coût cumulatif de 100 billions de dollars américains pour l’économie mondiale. Lors de l’Assemblée mondiale de la Santé tenue en 2015, un plan d’action mondial visant à s’attaquer à la RAM a été entériné par tous les États membres, dont le Canada. Tous les États membres ont été instamment priés de se doter de plans d’action nationaux pour 2017.

Puisque la RAM chez les humains fait partie d’un problème beaucoup plus vaste relatif à la santé animale aussi bien qu’à des questions environnementales, la plupart des initiatives liées à la recherche sur la RAM sont axées sur l’approche dite « Une seule santé », qui vise à renforcer la coopération entre les secteurs de la santé humaine, de la santé animale et de l’agroalimentaire, tout en incluant des considérations environnementales.

Date de modification :