Résistance aux antimicrobiens : activités

Activités gouvernementales au Canada

La RAM est une responsabilité complexe et partagée au Canada. Pour la combattre, une entière collaboration de la part des organismes et ministères fédéraux ainsi que la participation de l’ensemble des provinces et des territoires sont nécessaires. La RAM est aussi un sujet de préoccupation pour toutes les parties prenantes provinciales et territoriales.

En octobre 2014, le gouvernement du Canada a publié le document Résistance et recours aux antimicrobiens au Canada : cadre d’action fédéral, suivi en 2015 par son Plan d’action fédéral sur la résistance et le recours aux antimicrobiens au Canada. Le but du cadre d’action est formulé ainsi : « Protéger les Canadiens contre les risques pour la santé liés à la résistance aux antimicrobiens ». Ce cadre comprend trois piliers, à savoir la surveillance, l’intendance et l’innovation. Le cadre définit des actions concrètes à prendre par le gouvernement du Canada pour réduire la menace que constitue la RAM et les effets de celle-ci.

Le gouvernement du Canada (sous la direction de l’Agence de la santé publique du Canada) s’est ensuite employé à élaborer un cadre d’action pancanadien et multisectoriel sur la RAM.

Ce document, intitulé Lutter contre la résistance aux antimicrobiens et optimiser leur utilisation : un cadre d’action pancanadien, a été publié en septembre 2017, ce qui respecte l’engagement pris par le Canada lors de l’Assemblée mondiale de la Santé tenue en 2015. Le cadre d’action pancanadien met à profit les activités actuelles des gouvernements provinciaux et territoriaux et des parties prenantes externes en matière de RAM, et met en rapport les secteurs de la santé humaine et de la santé animale en vue d’actions collectives concernant la RAM.

On élabore actuellement un plan d’action pancanadien axé sur quatre piliers d’intervention : la surveillance, l’intendance, la prévention et le contrôle des infections, ainsi que la recherche et l’innovation. L’IMII des IRSC copréside le groupe de recherche et d’innovation qui participe à l’élaboration du plan d’action pancanadien sur la RAM.

Activités internationales

IPCRAM

L’Initiative de programmation conjointe sur la résistance aux antimicrobiens (IPCRAM) est une instance de collaboration mondiale d’ampleur croissante, qui mobilise à présent 29 pays en vue d’enrayer la résistance aux antibiotiques (RAM) grâce à l’approche appelée « Une seule santé ». Cette initiative coordonne le financement public provenant des différents pays afin de soutenir des activités et des travaux de recherche transnationaux relevant des six domaines prioritaires qui figurent au programme commun de recherche et d’innovation stratégiques de l’IPCRAM : le traitement, le diagnostic, la surveillance, la transmission, l’environnement et l’intervention. Les IRSC sont un membre actif et un important bailleur de fonds du conseil de gestion de l’IPCRAM. En date de 2020, l’IPCRAM a appuyé 118 projets et 1289 chercheurs, grâce à un financement d’environ 101 millions d’euros. Les IRSC ont contribué à huit appels, mettant à disposition jusqu’à 12 millions de dollars canadiens. Consultez le site Web de l’IPCRAM (en anglais seulement) pour en savoir plus.

IRV de l’IPCRAM

Par l’intermédiaire de l’IMII, les IRSC dirigent l’institut de recherche virtuel de l’Initiative de programmation conjointe sur la résistance aux antimicrobiens (IRV de l’IPCRAM). Cet institut est une instance virtuelle servant à relier, au sein d’un réseau mondial plus vaste qui dépasse les frontières sectorielles et géographiques, des réseaux de recherche ainsi que des instituts, des centres et des installations qui font de la recherche, autour de sujets relatifs à l’IPCRAM et selon l’approche « Une seule santé ». En reliant la communauté scientifique mondiale autour des six domaines prioritaires du programme conjoint de recherche et d’innovation stratégiques, l’IRV de l’IPCRAM permet un niveau sans précédent d’échange de connaissances, facilite l’analyse des lacunes en matière de connaissances, accroît les capacités, améliore la coordination, met en œuvre des travaux de recherche collaboratifs novateurs et augmente la visibilité des travaux réalisés. Il surmonte les frontières et rompt les barrières existant entre les divers domaines de la recherche sur la RAM grâce à la formation d’un « corridor » virtuel, qui facilitera l’alignement des stratégies ainsi que la production et le partage de données scientifiques.

La plateforme numérique de l’IRV de l’IPCRAM a été lancée le 9 juin 2021. Gratuite, elle intègre de pertinentes sources de données interreliées sur la RAM et choisies avec soin à plus de 140 sources de données publiques déjà accessibles sur la plateforme DISQOVER pour un échange facile de connaissances et une capacité accrue dans le monde. Consultez le site Web de l’IRV de l’IPCRAM (en anglais seulement) pour en savoir plus.

Centre mondial de recherche et de développement sur la RAM

En mai 2018, un nouveau centre international de collaboration en R et D a été inauguré par le groupe de travail sur la santé du G20, sous la direction de l’Allemagne, dans le domaine de la recherche et du développement de produits relatifs à la RAM. Ce centre vise à maximiser les retombées des initiatives, actuelles et nouvelles, liées à la recherche fondamentale et à la recherche clinique sur les antimicrobiens ainsi qu’à la mise au point de produits. Le Centre mondial de R et D sur la RAM (en anglais seulement) relie des bailleurs de fonds de partout dans le monde pour faciliter l’échange de renseignements sur les sources de financement, promouvoir un alignement général en matière de financement et mobiliser des ressources additionnelles pour financer des mesures incitatives qui réduisent les coûts de développement et accroissent les revenus. En mars 2020, le Centre mondial de R et D sur la RAM a lancé le Tableau de bord dynamique (Dynamic Dashboard; en anglais seulement), conçu pour servir de ressource pour tous ceux qui travaillent dans le domaine de la R et D en matière d’antibiotiques afin qu’ils appuient leurs décisions sur les données probantes et que les ressources et efforts soient affectés de manière optimale. Le Tableau de bord dynamique recueille et présente en continu de l’information au sujet des investissements en R et D sur la RAM, des médicaments en cours de mise au point, et de mesures incitatives, et ce, parmi trois sphères afin que les décisions puissent être basées sur l’information la plus à jour. Avec l’Allemagne, l’Agence de la santé publique du Canada copréside le conseil d’administration du Centre, et les IRSC relaient les considérations liées à la recherche sur la santé humaine pour le Canada.

TATFAR

Les IRSC sont membre du Groupe de travail transatlantique sur la résistance aux antimicrobiens (en anglais seulement) (TATFAR) en tant qu’expert en recherche sur la santé humaine. Le TATFAR a été créé en 2009 pour répondre à la menace urgente que représente la RAM. Cette collaboration entre des organismes gouvernementaux du Canada, des États-Unis, de la Norvège, du Royaume-Uni et de l’Union européenne améliore la synergie et la communication entre les parties, ce qui entraîne un renforcement des activités nationales et mondiales dans ce domaine. Le travail du TATFAR vise principalement à améliorer l’usage des antibiotiques chez les humains et les animaux, à prévenir les infections et leur propagation ainsi qu’à accroître l’éventail de médicaments en cours de mise au point.

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