Annonce préalable : Consortium de recherche IRSC-FRDJ sur le dépistage du diabète de type 1 (possibilité de financement prévue)

Les IRSC et FRDJ Canada sont ravis de diffuser de l’information au sujet d’une éventuelle possibilité de financement dont le lancement devrait avoir lieu bientôt. Cette initiative fait suite à l’annonce, dans le budget fédéral de 2021, sur les investissements stratégiques dans la recherche sur le diabète. Comme activité préparatoire à cette possibilité de financement, FRDJ et l’Institut de la nutrition, du métabolisme et du diabète (INMD) des IRSC ont organisé un atelier sur les occasions de dépistage et de prévention du diabète de type 1 au Canada en février 2022. Un résumé des points abordés durant l’atelier [ PDF (819 Ko) - lien externe ] est disponible sur le site Web de FRDJ Canada.

Bien que les détails de cette possibilité de financement restent à préciser, les IRSC et FRDJ Canada fournissent pour le moment des renseignements préliminaires afin de permettre à la communauté de se préparer à participer à un concours qui prendra la forme d’un processus accéléré.

Aperçu

Au Canada, environ 300 000 personnes sont atteintes de diabète de type 1. Son incidence chez les enfants du pays est l’une des plus élevées au monde : dans la population générale, on estime qu’entre 25 et 45 % des enfants ayant récemment reçu un diagnostic de diabète de type 1 présentent un risque d’acidocétose diabétique, une complication potentiellement mortelleNote en bas de page 1Note en bas de page 2Note en bas de page 3. Cette dernière est la cause principale de morbidité et de mortalité pour cette population et sa présence au moment du diagnostic présente une forte corrélation avec des résultats cliniques à long terme négatifs.

L’incidence de l’acidocétose diabétique au moment du diagnostic varierait de 25 à 62 %. Des études ont cependant montré qu’un dépistage du diabète de type 1 associé à une surveillance clinique pourrait la réduire à une valeur de 4 à 6 %Note en bas de page 4. Une telle réduction permettrait de réduire le fardeau sur le système de santé ainsi que d’améliorer les résultats à moyen et à long terme pour les patients et leur famille. Cela dit, la plupart des études sur le dépistage du diabète de type 1 ont été réalisées selon une stratégie axée sur la famille. Or, puisque 90 % des personnes ayant reçu un diagnostic de diabète de type 1 ne présentaient aucun antécédent familial, cette stratégie de dépistage ne permet donc pas de repérer la majorité des personnes atteintesNote en bas de page 4.

Actuellement, aucun pays n’a encore intégré le dépistage et le suivi du diabète de type 1 à sa pratique clinique. Toutefois, des études portant sur la population générale et les antécédents familiaux ainsi que des initiatives pilotes sont en cours dans plusieurs pays. Celles-ci permettraient de réduire l’incidence de l’acidocétose diabétique au moment du diagnostic et d’offrir aux personnes diverses occasions de participer à des essais cliniques sur des médicaments pouvant retarder l’apparition de la maladie clinique.

L’objectif du Consortium de recherche IRSC-FRDJ sur le dépistage du diabète de type 1 est de mettre en place un consortium de recherche unique et coordonné à l’échelle nationale. En se fondant sur l’expérience des autres pays, le Consortium aura pour mandat d’examiner des questions de recherche clés sur la faisabilité et l’acceptabilité d’un programme de dépistage du diabète de type 1 dans la population générale du Canada.

Objectifs

La possibilité de financement devrait permettre :

  • d’établir un Consortium de recherche sur le dépistage du diabète de type 1 interdisciplinaire, intergouvernemental et intersectoriel. En se fondant sur les succès et l’expérience des autres pays, le mandat du Consortium sera d’étudier la faisabilité d’un programme de dépistage du diabète de type 1 dans la population générale du Canada;
  • d’élaborer, de mettre en œuvre et d’évaluer une recherche pertinente en matière de diabète de type 1. Cette recherche devra produire des données qui permettront : d’accroître les occasions de détection du diabète de type 1 à un stade pré-symptomatique chez les enfants du Canada; de réduire l’incidence de l’acidocétose diabétique au moment du diagnostic; et d’améliorer les résultats chez les enfants et les adolescents ayant reçu un diagnostic de diabète de type 1, ainsi que leur famille;
  • de soutenir une recherche qui exigera une réelle participation d’intervenants divers et de personnes ayant une expérience concrète (les personnes atteintes ou qui présentent un risque de diabète de type 1, leur famille et leurs proches aidants, ou une organisation de patients qui représente ces groupes) et qui portera une attention particulière aux disparités en santé, aux diverses populations ethnoculturelles du Canada ainsi qu’à la santé et au bien-être des peuples autochtones;
  • de développer la capacité de recherche du Canada dans le domaine du dépistage du diabète de type 1;
  • de maximiser l’incidence de la recherche et la mobilisation des connaissances pour orienter les politiques de santé, la prise de décision et la planification, notamment en ce qui a trait aux aspects éthiques, économiques et juridiques du dépistage du diabète de type 1 dans la population générale.

Structure du Consortium et exigences relatives aux demandes

  1. Groupe de gouvernance et de direction : Le Consortium devra mettre en place une structure (voir figure 1 : Modèle de consortium proposé) dotée d’un solide leadership qui permettra une collaboration et un partage des ressources, un gain d’efficacité, une réduction des dédoublements et une maximisation de l’incidence de la recherche. Le groupe devra comprendre le candidat principal désigné, le candidat principal de chaque équipe de recherche, les responsables des thèmes transversaux et au moins une personne ayant un vécu expérientiel.
  2. Équipe de coordination : Le Consortium comprendra également une équipe de coordination qui servira de centre administratif et opérationnel pour faciliter l’harmonisation au sein des intervenants (tant à l’échelle locale qu’internationale) et leur engagement en matière de diabète de type 1 afin pour accélérer la recherche; favoriser la synergie entre les équipes de recherches et les responsables des thèmes transversaux; et mobiliser les connaissances produites pour maximiser l’incidence des activités du Consortium.
  3. Thèmes transversaux : Le Consortium devra aborder tous les thèmes transversaux suivants et nommer un responsable de thème pour chacun.
    • Participation des patients et des citoyens (un comité consultatif de patients doit être établi) : Le Consortium devra établir des processus et des principes de mobilisation significative des personnes ayant une expérience concrète afin que ces dernières contribuent aux activités clés, aux activités des équipes de recherche et à la gouvernance. Pour ce faire, le Consortium devra établir un comité consultatif de patients dans les six (6) mois suivant le début du financement.
    • Mobilisation des connaissances et engagement des intervenants : Le Consortium devra mobiliser des chercheurs, des partenaires et des intervenants, tant à l’échelle locale qu’internationale. Il devra également adopter une approche axée sur l’impact à toutes les étapes de recherche (notamment lors de la conception et de la planification) pour veiller à ce que l’ensemble des enjeux éthiques, juridiques et sociaux soient pris en compte pour tous les aspects.
    • Gouvernance des données et des échantillons biologiques : Le Consortium devra se doter d’une stratégie robuste et appropriée en matière de stockage, de couplage et de partage des données entre les membres du Consortium. Cette stratégie devra également définir comment les échantillons biologiques seront prélevés, entreposés et analysés (le cas échéant). Enfin, la gestion des données de recherche du Consortium devra respecter les principes FAIR – findable, accessible, interoperable et reusable (repérable, accessible, interexploitable et réutilisable).
    • Inclusion des peuples autochtones (Premières Nations, Inuits, Métis et communautés autochtones urbaines) : Le Consortium devra tenir compte de l’Énoncé de politique des trois conseils : Éthique de la recherche avec des êtres humains (EPTC 2), chapitre 9 – Recherche impliquant les Premières Nations, les Inuits ou les Métis du Canada, et adhérer aux principes liés à la gouvernance des données autochtones, comme les principes PCAP® (propriété, contrôle, accès, possession) des Premières Nations, les principes CARE (en anglais seulement), ou à d’autres approches pertinentes fondées sur les distinctions. Le Consortium devra également démontrer le caractère significatif et culturellement sécurisant de ses plans, de ses pratiques et de ses activités.
    • Disparités en santé et équité, diversité et inclusion (EDI) : Le Consortium devra assurer une représentation adéquate des groupes sous-représentés en science et de la diversité des expériences au sein de l’équipe et dans l’ensemble du Consortium.
    • Analyse comparative fondée sur le sexe et le genre plus (ACSG+) : Les différences liées au sexe et au genre ou à d’autres facteurs identitaires (p. ex. la race ou l’appartenance autochtone) ou encore à des processus sociaux (p. ex. le racisme ou le capacitisme) sont des enjeux importants qui devront être considérés comme des composants de cette initiative de recherche.
  4. Soutien aux équipes de recherche : Les demandes devront englober au moins trois équipes de recherche qui mèneront des projets portant sur différents aspects du dépistage du diabète de type 1. Pour veiller à ce que les équipes soient bien positionnées pour générer de nouvelles connaissances et les appliquer dans les meilleurs délais, les activités de recherche devront inclure des intervenants appropriés et diversifiés, et réunir des experts de diverses disciplines (p. ex. médecins de famille, pédiatres, endocrinologues, conseillers en génétique, scientifiques des données) et de secteurs (p. ex. industrie, gouvernement, personnes ayant une expérience concrète, autorités de santé publique et organismes sans but lucratif).

    Les équipes de recherche devront aussi prendre en considération les points suivants :

    • Acceptabilité : Une équipe de recherche devra se consacrer à l’évaluation de l’acceptabilité du dépistage du diabète de type 1 auprès des citoyens, des familles, des cliniciens et des autres intervenants pertinents. Cette évaluation pourrait s’intéresser, sans s’y limiter, à l’un ou plusieurs des domaines de recherche suivants :
      • mécanismes de sensibilisation et de recrutement dans la population cible, dont la question du consentement;
      • évaluation du degré de préparation des soins de première ligne ou d’autres aspects du système de santé concernant le dépistage du diabète de type 1;
      • considérations éthiques, psychosociales et ethnoculturelles.
    • Faisabilité : Une équipe de recherche devra se consacrer à l’étude de la faisabilité du dépistage du diabète de type 1 dans la population générale du Canada. Cette étude pourrait s’intéresser, sans s’y limiter, à l’un ou plusieurs des domaines de recherche suivants :
      • études de faisabilité et études pilotes;
      • analyses du rapport coût-efficacité;
      • examens des tests de dépistage les plus appropriés au contexte canadien;
      • collaborations avec les réseaux (p. ex. Dépistage néonatal Ontario) ou les programmes de dépistage déjà existants.
    • Suivi et surveillance clinique : Une équipe de recherche devra se consacrer à l’étude des mécanismes de suivi et de surveillance clinique des personnes ayant fait l’objet d’un dépistage du diabète de type 1. Cette étude pourrait s’intéresser, sans s’y limiter, à l’un ou plusieurs des domaines de recherche suivants :
      • communication des risques; services de counseling et/ou de sensibilisation (adaptés aux spécificités ethnoculturelles) auprès des personnes à risque et/ou de leurs familles;
      • interventions de suivi pour réduire au minimum le risque de présenter une acidocétose diabétique au moment du diagnostic;
      • cheminement clinique des approches de suivi pour les individus à risque par l’établissement de partenariats avec des fournisseurs de soins de première ligne et la formation en soins de santé des fournisseurs.

Des équipes de recherche supplémentaires pourront entreprendre des travaux sur le dépistage du diabète de type 1 dans des domaines de recherche pertinents.

Fonds disponibles

Le montant total disponible dans le cadre de cette possibilité de financement est de 12 000 000 $, ce qui devrait permettre d’accorder une subvention de 3 000 000 $ par année pour une période maximale de 4 ans. Les IRSC et FRDJ Canada financeront conjointement et en parts égales cette subvention.

  • De l’enveloppe globale de 12 000 000 $, un maximum de 2 000 000 $ sur quatre ans (500 000 $ par année) sera alloué pour financer les activités du groupe de direction et de gouvernance et de l’équipe de coordination.

Échéancier prévu

Ces dates sont provisoires et sont sujettes à changement.

  • Lancement du programme : août 2022
  • Inscription : octobre 2022
  • Date limite de présentation des demandes : novembre 2022
  • Avis de décision : avril 2023

Coordonnées

Renseignements généraux :

Centre de contact des IRSC
Téléphone : 613-954-1968
Numéro sans frais : 1-888-603-4178
support-soutien@cihr-irsc.gc.ca

Mise en garde

Les renseignements fournis dans cette annonce sont provisoires et ne représentent pas un engagement financier officiel des Instituts de recherche en santé du Canada ou de FRDJ Canada. Par conséquent, ils pourraient différer des détails de la possibilité de financement officielle qui sera éventuellement publiée dans RechercheNet.

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