Initiative sur la santé mentale et la COVID-19 : Recherche

COVID-19, distanciation physique et blessures de stress post-traumatique : revue rapide sur la thérapie virtuelle axée sur le traumatisme chez les militaires, les vétérans et le personnel de sécurité publique

Messages clés

  • Données préliminaires sur la santé numérique chez les populations affectées par un traumatisme (PAT) : encourageantes, mais limitées.
  • Avantages : commodité, accessibilité, réduction des coûts, réduction de la stigmatisation, efficacité et taux d’abandon similaires à ceux de la thérapie en personne.
  • Obstacles : technologie, confidentialité, relation thérapeutique, risque accru de désengagement du client, incompatibilité des éléments thérapeutiques et technologiques, points de vue des cliniciens, sécurité.
  • Recommandations : renforcement de la qualité et de la sécurité des solutions technologiques, visée, progrès et volonté de s’investir dans la thérapie, révision des normes et pratiques thérapeutiques, risques et protocoles de sécurité.
  • Recours à la santé numérique durant la pandémie : Bien que les outils de santé numérique soient nécessaires, il faut faire preuve de prudence avant d’adopter la santé numérique à grande échelle chez les PAT, du moins tant qu’on ne possédera pas plus de données probantes.

Résumé non scientifique

Au total, 38 articles ont été examinés dans leur intégralité pour recenser les avantages, les obstacles et les recommandations, dont voici un aperçu.

Les avantages comprennent : 1) la commodité d’accès et la réduction des coûts associées à la thérapie à distance (surtout pour les clients des régions rurales); 2) le confort dont bénéficient les clients qui participent de chez eux; 3) la réduction de la stigmatisation puisque le client n’a pas à se rendre en personne dans un établissement de soins de santé mentale; et 4) le maintien de l’efficacité du traitement et du taux d’abandon avec la santé numérique. D’après les résultats de la revue, la santé numérique a plusieurs avantages potentiels que la thérapie en personne n’offre pas. Les résultats cliniques des clients intéressés seraient sensiblement les mêmes.

Les obstacles comprennent : 1) les problèmes techniques et les interruptions de service; 2) les inégalités d’accès à une bonne connexion Internet sécurisée; 3) le manque d’ouverture à l’utilisation de la santé numérique chez certains clients; 4) les enjeux de confidentialité au domicile; 5) le risque accru de désengagement du client lors des séances et l’incitation à adopter des comportements d’évitement; 6) les difficultés relatives à l’établissement d’une alliance thérapeutique et à la gestion des activités d’intervention (c.-à-d. devoirs); et 7) la complexité de surveiller à distance la sécurité et les risques, en particulier le risque de suicide.

Les recommandations sur l’utilisation de la santé numérique pour offrir aux PAT une psychothérapie factuelle comprennent ce qui suit : 1) régler les problèmes technologiques; 2) offrir des interventions complémentaires au patient pour qu’il soit plus à l’aise; 3) réfléchir aux options permettant aux professionnels en santé mentale d’établir et d’entretenir un lien de confiance; 4) offrir aux clients des mesures de soutien supplémentaires et faire preuve de flexibilité pour favoriser le progrès et l’engagement à la thérapie, au besoin; 5) revoir les normes et les pratiques établies pour certaines interventions psychothérapeutiques afin d’améliorer la pertinence en santé numérique; et 6) tenir compte des enjeux liés aux risques et à la sécurité qui accompagnent le travail indépendant et à distance avec la télésanté.

Mots-clés

  • Santé mentale
  • Traumatisme
  • Blessures de stress post-traumatique
  • ESPT
  • Militaires
  • Vétérans
  • Personnel de sécurité publique
  • Premiers intervenants
  • Santé numérique
  • Psychothérapie

Auteur(es)

  • Candidate principale désignée : Suzette Brémault-Phillips, Ph.D., erg., Université de l’Alberta
  • Chelsea Jones, M. Sc. (ergothérapie), Ph.D. (cand.)
  • Antonio Miguel Cruz, Ph.D., ing.
  • Lorraine Smith-MacDonald, Ph.D.
  • Emily Cruikshank, M. Éd., Ph.D. (cand.)
  • Delaram Baghooi, M. Sc. (cand.)
  • Avneet Kaur Chohan, B. Sc., M. Sc. (ergothérapie) (cand.)
  • Alexa Laidlaw, B. Sc., M. Sc. (ergothérapie) (cand.)
  • Allison White, B. Serv. soc., M. Sc. (ergothérapie) (cand.)
  • Olga Winkler, M. D.
  • Lisa Burback, M. D.
  • Phillip R. Sevigny, Ph.D.
  • Liz Dennett, MBSI
  • Martin Ferguson-Pell, Ph.D.
  • Andrew Greenshaw, Ph.D.

Pour obtenir plus de renseignements, communiquez avec Suzette Brémault-Phillips à suzette2@ualberta.ca.

Synthèses connexes

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Groupe visé

Travailleurs de la santé, ou de première ligne et personnel de la sécurité publique

Langue

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Date de modification :