Semaine de l’action bénévole : du 7 au 13 avril 2019

Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) comptent sur l’expertise et la contribution bénévole de nombreuses personnes pour soutenir la recherche en santé dans tout le pays. Nous savons que nos pairs évaluateurs, les présidents des comités et les membres de nos instances consultatives consacrent beaucoup de temps et d’énergie à leur travail, et nous leur en sommes des plus reconnaissants.

Dans le cadre des célébrations de la Semaine de l’action bénévole, nous avons demandé à certains de nos bénévoles les plus actifs de partout au pays – qui sont aussi membres du Collège des évaluateurs – de nous révéler ce qui les motive à faire du bénévolat, ce qu’ils ont appris de leur expérience et ce qu’ils diraient à ceux qui envisagent de suivre leurs pas.

« Je donne de mon temps aux comités de sélection de programmes de subventions depuis l’époque du CRM, donc avant la création des IRSC. Après le passage du CRM aux IRSC, j’ai siégé pendant six ans au comité consultatif de l’Institut de l’appareil locomoteur et de l’arthrite. Dans ces rôles, j’ai pu contribuer au processus d’évaluation par les pairs et, dans le cas de l’IALA, à son développement.

Le bénévolat revêt aussi une importance pour plusieurs raisons personnelles. Grâce aux IRSC, j’ai bénéficié d’un aperçu des activités d’autres chercheurs et laboratoires à un niveau inimaginable autrement. Les activités des IRSC m’ont permis de connaître des collègues et de nouveaux amis partout au pays. En particulier, mes échanges m’ont confronté à des idées dépassant la portée assez limitée de mes propres travaux.

L’évaluation par les pairs et le soutien des instituts sont essentiels au maintien de la réputation des IRSC et, par conséquent, de l’appui financier essentiel aux activités des chercheurs des IRSC. Le bénévolat constitue un moyen de redonner aux contribuables canadiens qui s’attendent à des travaux de qualité supérieure en contrepartie de l’argent de leurs impôts. »

Photo : Ed Biden, D.Phil., FCSME
Professeur de génie mécanique
Université du Nouveau-Brunswick

« À titre de chercheuse en début de carrière, le bénévolat pour les IRSC est très important pour moi. En donnant de mon temps, je redonne à l’organisation et aux contribuables qui financent mon programme de recherche. Et ce n’est pas tout. En participant comme bénévole à des évaluations tant dans le cadre du programme diversifié de bourses de recherche au doctoral que dans celui du programme de subventions Projet qui fait appel à des comités, j’ai une meilleure idée des initiatives de recherche en santé qui se réalisent partout au pays, à la fois dans mon domaine et au-delà de celui-ci. En plus de m’aider à élaborer mes prochaines demandes de subvention, il s’agit là d’une occasion en or de créer des liens et de favoriser des collaborations futures. Mon expérience d’évaluatrice a élargi mes connaissances de la recherche et a fait de moi une meilleure chercheuse. »

Photo : Dre Jennifer Corcoran
Professeure adjointe
Département de microbiologie, d’immunologie et d’infectiologie
Institut du cancer Charbonneau
Université de Calgary

« Quand j’étais chercheur en début de carrière, le bénévolat au sein de comités d’évaluation des IRSC s’est révélé un excellent moyen d’apprendre à être un bon évaluateur, d’être témoin de recherches de pointe, d’améliorer la qualité de mes propres demandes de subvention et de réseauter avec des membres plus chevronnés des comités (toutes des motivations plutôt intéressées de faire du bénévolat). Pendant les six années de mon détachement auprès des IRSC, j’en suis venu à apprendre à quel point les pairs évaluateurs non rémunérés sont essentiels au bon fonctionnement et à la qualité du processus d’octroi de subventions de recherche. Sans le temps et les efforts consacrés par les évaluateurs à la lecture des propositions et à la prise de décisions à leur sujet, la sélection des demandes serait probablement injuste et opaque. En outre, j’ai appris l’importance du rôle des membres du conseil d’administration et des conseils consultatifs d’institut dans la gouvernance et la viabilité des IRSC. Il y a littéralement des milliers de chercheurs dont le bénévolat permet aux IRSC de continuer à fonctionner et dont l’important travail accompli pour nous tous n’est pas toujours reconnu par leurs pairs. À l’étape actuelle de ma carrière, que ce soit à titre de pair évaluateur, de président ou d’agent scientifique de comité ou de membre d’un conseil consultatif d’institut, je perçois mon bénévolat pour les IRSC comme un moyen de redonner ce que d’autres ont fait pour moi au fil des ans lorsqu’ils évaluaient mes propositions et me présentaient des commentaires constructifs. Il y a peu de domaines comme celui des sciences où il est difficile d’imaginer qu’il pourrait fonctionner sans bénévoles, des pairs qui consacrent généreusement leur temps et leur expertise à l’évaluation de demandes de subvention et de manuscrits. Et c’est tant mieux pour nous. »

Photo : Ian Graham, Ph.D., MACSS, FNYAM, MSRC
Professeur, École d’épidémiologie et de santé publique
Scientifique principal, Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa
Professeur honoraire, Université Deakin, Melbourne (Australie)

« Ayant fait mes études à l'étranger, le bénévolat auprès des IRSC m’a, d’abord et avant tout, donné l’occasion « d’être au parfum » du paysage du financement de la recherche au Canada. J’ai pu ainsi mieux comprendre les nuances de ce financement, de faire connaissance avec des chercheurs de partout au pays et de peaufiner mes propres demandes afin d’obtenir un plus grand succès. Plus récemment, le bénévolat m’a aidée à redonner au milieu de la recherche en prenant le temps de soutenir des candidats à des possibilités de financement offertes aux diplômés. Ayant obtenu un financement des IRSC et reçu d’excellentes évaluations de mes propres demandes par des pairs, il est parfaitement juste de retourner l’ascenseur, ce que je fais volontiers. Ce qui m’a le plus surprise, c’est l’ampleur et la profondeur de l’excellente recherche qui s’effectue d’un bout à l’autre du Canada. Nous avons de fantastiques chercheurs, à toutes les étapes de carrière, qui améliorent la santé des gens et de notre planète. »

Photo : Sara F.L. Kirk, Ph.D.
Professeure en promotion de la santé
School of Health and Human Performance, Faculté de la santé
Directrice scientifique, Healthy Populations Institute (HPI)
Professeure auxiliaire, Centre de santé IWK
Professeure auxiliaire, Université Mount Saint Vincent
Université Dalhousie

« Actuellement, je suis bénévole au sein de deux comités d’évaluation par les pairs, le comité du programme de subventions Projet en pharmacologie et toxicologie et celui du Programme de subventions de planification et de dissémination. J’ai aussi joué un rôle actif dans l’organisation de cafés scientifiques commandités par les IRSC à Halifax et Saskatoon, donné des séances d’information sur les IRSC à mon établissement actuel (l’Université de la Saskatchewan) et agi comme conseiller pour le programme de bourses de formation en recherche et la mise en œuvre de plans de perfectionnement individuels (PPI) pour tous les stagiaires des IRSC. Le bénévolat pour des programmes des IRSC m’a donné une occasion magnifique de rencontrer d’autres chercheurs, de discuter de leurs projets scientifiques, de comprendre les rouages de la préparation des demandes de subvention et, en général, de devenir un meilleur scientifique. Qui plus est, ces possibilités de bénévolat me permettent de redonner à mon milieu de recherche d’une manière significative qui soutient et fait croître les capacités de mes collègues et de mes pairs. »

Photo : Robert B Laprairie, Ph.D.
Titulaire de la chaire de recherche IRSC-GSK sur la découverte et la mise au point de médicaments
Faculté de pharmacie et de nutrition
Université de la Saskatchewan

« J’ai toujours pensé que la participation bénévole aux comités et aux activités des IRSC est enrichissante, en ce sens qu’on redonne à la communauté scientifique et à la société dans son ensemble, en plus de constituer une fantastique occasion d’apprentissage, en particulier pour le personnel enseignant en début de carrière. »

Photo : Mani Larijani, Ph.D.
Professeur agrégé, Immunologie et maladies infectieuses
Scientifique principal, Institut de recherche sur le cancer Beatrice-Hunter
Division des sciences biomédicales, Faculté de médecine
Université Memorial de Terre-Neuve

« Il est essentiel que les concours des IRSC soient justes afin que les meilleurs projets scientifiques axés sur la santé soient financés au niveau national. La meilleure façon de parvenir à cette fin réside dans une évaluation rigoureuse par les pairs, malgré les manquements ponctuels qui sont admis. Ayant bénéficié du financement des IRSC au cours de ma formation et à titre de nouveau chercheur, j’estime qu’il est important de participer à ce processus dans la suite de ma carrière. »

Photo : Lyle McKinnon
Professeur adjoint, Microbiologie médicale et maladies infectieuses
Université du Manitoba

« En plus de constituer une responsabilité et un moyen de participer à la recherche scientifique et de la soutenir, le bénévolat à titre de paire évaluatrice pour les IRSC s’est révélé pour moi une importante expérience d’apprentissage. Comme on peut s’y attendre, l’examen de nombreuses propositions de projet scientifiquement rigoureuses, originales et élaborées avec soin, et les discussions à leur sujet avec d’autres évaluateurs, m’ont aidée dans l’élaboration de mes propres demandes de subvention. En outre, j’ai découvert une foule de domaines de recherche qui se situent à la périphérie de ma spécialisation, tout en relevant des défis similaires ou en exploitant des corpus de littérature pertinents. Semblable à la participation à des colloques sur des sujets ayant un lien avec son domaine, mais non avec son secteur de recherche précis, l’évaluation en qualité de paire est enrichissante d’une manière indirecte mais cumulative. J’estime qu’elle a fait de moi une meilleure scientifique. J’évalue aussi des demandes de bourse postdoctorale pour les IRSC. Je recommande cette activité à tous les chercheurs principaux, non seulement parce qu’il s’agit d’un service, mais aussi parce qu’elle approfondit notre compréhension des divers parcours de carrière qui contribuent à la constitution d’un riche milieu universitaire et qu’elle m’a aidée à être une meilleure mentore. »

Photo : Beth K. Potter, Ph.D.
Titulaire de la chaire de recherche en services de santé pour enfants atteints de maladies rares
Professeure agrégée et directrice intérimaire du programme d’études supérieures, École d’épidémiologie et de santé publique, Université d’Ottawa
Chercheuse affiliée, Institut de recherche du Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario
Chercheuse adjointe principale, Institut de recherche en services de santé
Épidémiologiste, Dépistage néonatal Ontario

« Je suis membre du Comité permanent de l’éthique et du conseil consultatif de l’Institut de génétique depuis plusieurs années. Le bénévolat au sein des organes consultatifs des IRSC peut être très enrichissant, car il permet de participer à la réflexion stratégique sur l’orientation du financement de la recherche en santé. Lorsque les conseils d’expert fournis par de tels organes sont envisagés sérieusement, le sentiment d’avoir une incidence est très gratifiant. Inversement, leur rejet peut engendrer de la frustration. Par conséquent, le bénévolat à ce titre exige non seulement un investissement de temps et d’énergie, mais aussi de la patience et une vision à long terme. Il exige aussi de l’optimisme et la confiance que les changements nécessaires seront apportés au fil du temps. »

Photo : Vardit Ravitsky, Ph.D.
Professeure agrégée
Département de médecine sociale et préventive
Programmes de bioéthique
Centre de recherche en éthique
École de santé publique de l’Université de Montréal (ESPUM)

« Je ne dis jamais « non » aux IRSC. Je vais toujours accéder à leurs demandes d’aide parce que je crois fermement que si nous nous investissons dans quelque chose qui a une incidence sur nos laboratoires, nos vies et la carrière de nos stagiaires et si nous voulons contribuer à l’atteinte des objectifs, nous devons être disposés à prendre part au processus quand l’occasion se présente. Les IRSC prêtent attention à la perception de leurs activités par le milieu de la recherche. Ce n’est qu’en faisant du bénévolat à leur demande que nous serons en mesure de concrétiser les changements que nous espérons.

J’ai eu ma plus grande surprise lorsque j’ai été bénévole pour les IRSC pour la première fois, et chaque fois par la suite quand j’ai siégé à un de leurs comités d’évaluation par les pairs. Auparavant, je mettais en doute les mécanismes de prise des décisions de financement des IRSC et je n’avais pas confiance dans l'équité du processus. Cependant, quand j’ai siégé à un comité d’évaluation d’un programme de subventions des IRSC, je me suis rendu compte que ces groupes sont constitués de scientifiques aux vues semblables aux miennes qui évaluent équitablement et rigoureusement les demandes. Le travail en comité m’a donné confiance dans le système d’évaluation en personne par les pairs et m’a incité à y participer encore plus. J’ai compris que c’est nous, scientifiques actifs, qui devons siéger à ces comités pour voir à l’examen approprié des projets. Comme tout le système repose sur une évaluation juste et l’engagement des pairs, j’estime que nous nous devons de siéger à ces comités quand l’occasion se présente. »

Photo : Rod Russell, Ph.D.
Professeur agrégé de virologie et d’immunologie
Division des sciences biomédicales
Faculté de médecine
Université Memorial de Terre-Neuve

« Les IRSC ont un important mandat, celui de faire de notre système de soins l’envie de toute la planète grâce à des recherches de classe mondiale. Cette vision ne peut se concrétiser que lorsque des bénévoles consacrent leurs idées, leur énergie et leur temps à aider les IRSC à élaborer et à réaliser leurs programmes. Les bénévoles font connaître les réalisations des IRSC à la population, aux fournisseurs de soins et aux partenaires qui sont essentiels à leur réussite. »

Photo : Bhagirath Singh, Ph.D., MSRC, MACSS
Directeur du Centre pour l'immunologie humaine
Professeur émérite au Département de microbiologie et d’immunologie
Chercheur à l’Institut de recherche Robarts
Université Western
London (Ontario)

« Le bénévolat pour les IRSC constitue une importante façon de redonner au milieu scientifique canadien et aussi à la population du pays en général, qui soutient nos recherches par ses impôts. Je bénéficie de l’aide des IRSC depuis 2003, année où j’ai obtenu une bourse de nouveau chercheur. Les IRSC ont beaucoup changé au fil des ans, mais leur financement s’est toujours révélé un immense privilège. La crédibilité rattachée à cette bourse a été essentielle à ma carrière de scientifique indépendant. Plus j’ai acquis d’expérience à titre de candidat, plus il est devenu évident que la réputation des IRSC dépend de bénévoles engagés pour soutenir leur personnel vraiment exceptionnel. À l’instar de nombreux chercheurs, ma première occasion de bénévolat aux IRSC a été à titre de pair évaluateur. Au fil des ans, j’ai eu le privilège d’assumer d’autres rôles aux IRSC en qualité de bénévole. C’est une fantastique expérience que je recommande à tout le monde. Certes, il faut abattre de la besogne, mais je crois vraiment que je contribue à une entreprise importante et valable. Cela m’incite à trouver le temps nécessaire pour mettre la main à la pâte. »

Photo : Marcello Tonelli, M.D., S.M., M.Sc.
Vice-recteur associé à la recherche en santé, Université de Calgary

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