Résumé du RIEM
Incidence du sexe et de l'âge du donneur et du receveur sur l'efficacité et l'innocuité comparatives des thérapies allogéniques par cellules stromales/souches mésenchymateuses humaines pour les maladies auto-immunes : revue systématique
Résumé et messages clés
Résumé
- Cette revue systématique visait à examiner l'incidence de la différence d'âge et de sexe entre le donneur et le receveur sur les thérapies par cellules stromales/souches mésenchymateuse (CSM) dans le cas de maladies auto-immunes.
- Les résultats reposent principalement sur 18 essais contrôlés randomisés et 13 non randomisés.
Messages clés
- Les recherches actuelles sur les thérapies par CSM portent surtout sur un large éventail de maladies auto-immunes.
- L'absence de données déclarées sur les caractéristiques donneur-receveur constitue cependant une limite de la recherche dans ce domaine.
- La moelle osseuse est la principale source de CSM.
- Les thérapies par CSM pourraient être efficaces et sûres chez les patients atteints de maladies auto-immunes difficiles à traiter.
- Des essais contrôlés prospectifs de grande envergure fournissant des données de haute qualité à long terme tenant compte des appariements donneur-receveur seraient nécessaires pour évaluer de façon plus précise l'efficacité et l'innocuité des thérapies par CSM.
Auteurs : membres de l'équipe MAGIC
Pour en savoir plus, prière d'écrire à
George A. Wells
gawells@ottawaheart.ca
Quelle est la situation actuelle?
- Les maladies auto-immunes (MAI) touchent environ de 8 à 10 % de la population dans les pays occidentaux, et leur prévalence ne cesse d'augmenter.
- Les thérapies conventionnelles peuvent aider à traiter les symptômes de ces maladies, mais ne permettent pas la guérison des patients qui en sont atteints.
- Les thérapies par cellules stromales/souches mésenchymateuse (CSM) ont donné des résultats préliminaires encourageants et ont démontré leur innocuité dans le cas de certaines maladies auto-immunes.
- Dans le cadre d'une thérapie allogénique par CSM (les cellules sont alors fournies par un donneur et non par le patient lui-même), les différences entre donneurs et receveurs peuvent avoir une incidence sur l'efficacité du traitement.
Quel était le but de l'étude?
- Définir les caractéristiques des interventions à l'aide de CSM, de même que celles des donneurs et des receveurs.
- Évaluer le profil d'efficacité et d'innocuité des thérapies allogéniques par CSM chez les patients atteints de maladies auto-immunes.
- Examiner l'incidence des différences entre donneurs et receveurs sur les résultats des thérapies par CSM.
Comment l'étude a-t-elle été menée?
- Nous avons réalisé une revue systématique dans le cadre de laquelle nous avons consulté six bases de données bibliographiques et la littérature grise publiée jusqu'en août 2023.
- La portée de cette revue systématique englobait tous les documents décrivant les thérapies par CSM pour les maladies auto-immunes dans le cadre d'essais contrôlés randomisés ou non randomisés, d'essais à bras unique et d'études sur des animaux.
- Deux évaluateurs ont dépouillé la littérature de manière indépendante. L'un d'eux a extrait les données pour en évaluer le risque de biais, tandis que son confrère a vérifié l'information recueillie. Les écarts relevés ont ensuite été examinés par les deux évaluateurs ou résolus par un tiers.
- Nous avons réalisé des méta-analyses lorsque cela était possible et approprié; sinon, des résumés descriptifs et tabulaires ont été préparés pour donner un aperçu des résultats fondés sur les études cliniques comparatives retenues.
Qu'a révélé l'étude?
- Sur les 6 261 publications dépouillées, 281 études uniques ont été retenues (18 essais contrôlés randomisés, 14 essais contrôlés non randomisés, 86 essais à bras unique et 163 études sur des animaux).
- La maladie du greffon contre l'hôte, les maladies inflammatoires de l'intestin, le diabète de type 1, le lupus érythémateux systémique et la polyarthrite rhumatoïde étaient les maladies les plus fréquemment déclarées dans les études retenues (80 %).
- La déclaration de données sur l'âge et le sexe des donneurs-receveurs appariés était extrêmement limitée.
- Les CSM provenaient principalement de moelles osseuses, mais également de cordons ombilicaux et de tissus adipeux.
- Nos résultats laissent entendre que les thérapies par CSM pourraient se révéler une solution thérapeutique, car elles favorisent une rémission et une cicatrisation dans le cas de la maladie du greffon contre l'hôte aiguë réfractaire aux corticoïdes, ainsi que la prise en charge des fistules complexes et réfractaires dans les maladies inflammatoires de l'intestin et le diabète de type 1 récent, tout en ayant de rares effets indésirables graves liés au traitement.
En attente de publication
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