Résumé de recherche du RIEM
Efficacité de l’antibioprophylaxie chez les contacts étroits des cas d’infection au streptocoque du groupe A invasif

Résumé

  • Les contacts étroits des patients qui ont une infection au SGA invasif courent un risque accru de contracter aussi une infection au SGA.
  • Nous avons tenté de déterminer si une antibioprophylaxie réduit ce risque, et si elle entraîne des conséquences non voulues.
  • Nous avons examiné deux cohortes : celles de MarketScan Commercial et Medicare aux États Unis et la Cohorte des grossesses du Québec (CGQ).
  • Les deux cohortes fournissent des données longitudinales sur les services médicaux fournis aux patients hospitalisés et externes.
  • Dans la CGQ, nous avons recensé 67 cas index (SGA invasif probable) et 117 contacts étroits. Parmi les contacts étroits, 29,9 % ont reçu une antibioprophylaxie; il n’y avait pas de cas ultérieurs de SGA dans l’un ou l’autre de ces groupes.
  • Dans les bases de données de MarketScan, une tendance vers un risque réduit de SGA après antibioprophylaxie n’était pas assez nette pour être considérée comme significative, mais un risque trois fois plus grand d’effets indésirables était clair dans le groupe sous prophylaxie.

Auteurs : Cristiano Soares de Moura, Sasha Bernatsky, Anick Bérard, Odile Sheely

Renseignements : cristiano.soaresdemoura@mail.mcgill.ca

Quelle est la question?

Streptococus pyogenes (streptocoque du groupe A, SGA) provoque des syndromes variant entre des maux localisés à des maladies graves. L’infection au SGA invasif cause beaucoup de morbidité et de mortalité, et le risque de contracter l’infection est plus élevé chez les contacts étroits des cas index. L’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) recommande le recours à l’antibioprophylaxie pour les contacts étroits des cas de SGA invasif, mais une étude récente n’a pas permis de trouver suffisamment de données probantes pour justifier cette pratique.

Quel était le but de l’étude?

Comment l’étude a-t-elle été menée?

Qu’a révélé l’étude?

En résumé, notre étude n’a pas permis de démontrer l’efficacité réelle de l’antibioprophylaxie pour prévenir l’infection au SGA chez les contacts étroits des cas de SGA invasif. Nous avons noté une nette multiplication par trois des effets indésirables potentiels des médicaments dans le groupe sous antibioprophylaxie.

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