L’équité, la diversité et l’inclusion (EDI) en action aux IRSC

Stratégie des IRSC en matière d’équité

Lancée initialement à l’automne 2016, la Stratégie des IRSC en matière d’équité vise à contribuer à détecter et à corriger les éventuelles iniquités dans le système de financement des IRSC. Depuis, les IRSC ont mis en œuvre de nombreuses stratégies et solutions pour favoriser l’équité, la diversité et l’inclusion dans le système de recherche. Il reste toutefois bien du travail à faire. Pour nous assurer que nos efforts demeurent pertinents et fondés sur des données probantes, nous mettrons à jour notre Stratégie en matière d’équité pour l’harmoniser adéquatement avec le Plan d’action des trois organismes pour l’équité, la diversité et l’inclusion (EDI) et le Plan stratégique révisé des IRSC (lancement prévu en juin 2020).

Principales mesures prises pour favoriser l’EDI dans le système de financement des IRSC

Problème Mesures prises par les IRSC Rapport d’étape
Il existe des inégalités liées au sexe dans les taux de réussite aux concours de certains programmes de financement des IRSC et des trois organismes. Ces inégalités se remarquent en particulier dans les programmes de financement qui incluent une évaluation du candidat, et non seulement de ses recherches. Mise en œuvre de solutions pour combattre les préjugés inconscients dans le processus de sélection des programmes de financement des IRSC
Les chercheurs en début de carrière (CDC) connaissent des taux de réussite plus faibles dans certains programmes de financement. Mettre en place des solutions aux défis que les CDC doivent surmonter.
  • 2016 : Lorsque nécessaire, application de correctifs au programme de subventions Projet afin que le nombre de CDC financés soit proportionnel au nombre de CDC présentant une demande.
Les étudiants et les boursiers postdoctoraux financés par les IRSC n’ont pas accès aux congés parentaux par l’entremise de l’assurance-emploi, ce qui nuit à leur capacité de compléter leur formation en recherche. Facilitation de l’accès aux congés parentaux rémunérés pour les étudiants et les boursiers postdoctoraux financés.
  • 2016-2017 : Lancement d’une politique harmonisée de congé parental payé (CPP) d’une durée de six mois, afin de permettre aux étudiants et aux boursiers postdoctoraux de bénéficier d’un congé rémunéré à la suite de la naissance ou de l’adoption d’un enfant. Cette politique n’oblige pas les titulaires de bourse à prouver leur inadmissibilité à d’autres formes de soutien parental. La nouvelle politique de CPP s’applique aussi aux stagiaires et aux boursiers postdoctoraux indirectement financés par une subvention de recherche (l’ancienne politique ne couvrait que les titulaires de bourses des IRSC et des trois organismes).
  • 2019 : Prolongation du congé parental payé pour les étudiants et les boursiers postdoctoraux qui passe de 6 à 12 mois.   
Les chercheurs ou les stagiaires qui doivent prendre congé pour des raisons médicales ou pour prendre soin d’un proche affichent une baisse de productivité, ce qui peut avoir un impact négatif sur les résultats de leur évaluation par les comités de sélection. Application de solutions pour combattre les préjugés auxquels les chercheurs ou les stagiaires qui doivent prendre congé sont confrontés.
  • 2000 : Prise en compte des congés dans le calcul de l’admissibilité comme chercheur en début de carrière.  
  • 2016 : Modification du concours de subventions Projet pour permettre à tous les candidats ayant dû prendre congé au cours des sept dernières années d’inclure, dans une pièce jointe séparée, de l’information supplémentaire sur les publications (couvrant un temps équivalent à la période de congé). Le CV commun canadien n’inclut que les publications des sept dernières années, ce qui pénalisait les chercheurs qui avaient dû prendre congé durant ce laps de temps.
  • 2017 : Inclusion d’instructions dans les guides des comités de sélection pour les programmes de bourses Vanier et Banting pour demander aux membres de tenir compte des circonstances qui pourraient avoir eu une incidence sur le dossier des réalisations de recherche des candidats, comme les interruptions de carrière et les responsabilités interpersonnelles et professionnelles.
Des changements systémiques sont nécessaires pour réduire les obstacles auxquels font face les groupes sous-représentés – c.-à-d. les femmes, les chercheurs francophones, les personnes et les organismes autochtones, les personnes handicapées et les membres des minorités visibles – dans le système de financement des IRSC. Mise en œuvre de stratégies pour réduire les obstacles à la participation des groupes sous-représentés dans le système de financement des IRSC.

Chercheurs francophones :

  • 2016 : Lancement du Plan d’action sur les langues officielles des IRSC, qui inclut des mesures visant à garantir aux chercheurs des deux groupes linguistiques un accès équitable aux programmes et aux services des IRSC, et qui oblige à tenir compte des langues officielles et des communautés de langue officielle en situation minoritaire (CLOSM) dans le processus d’évaluation par les pairs.
  • 2019 : Augmentation du nombre de pages autorisé pour les propositions de recherche soumises en français au concours de subventions Projet, en réponse à des données démontrant que les documents rédigés en français nécessitent environ 20 % plus d’espace que ceux rédigés en anglais. C’est pourquoi les propositions de recherche soumises en français doivent se limiter à 12 pages (comparativement à 10 pour les propositions soumises en anglais).

Personnes et organismes autochtones :

  • 2016 : Lancement par les IRSC du Plan d’action : Créer un avenir plus sain pour les membres des Premières Nations, les Inuits et les Métis. Ce plan inclut des mesures pour réduire les obstacles auxquels se heurtent les chercheurs autochtones pour accéder au financement des IRSC, c’est-à-dire :
    • un processus itératif d’évaluation par les pairs pour les demandes axées sur la santé autochtone;  
    • une stratégie de renforcement des capacités par la formation et le mentorat;
    • un engagement des IRSC à hausser leurs investissements dans la recherche en santé autochtone afin d’y consacrer au moins 4,6 % (proportion des Autochtones dans la population canadienne) de leur budget annuel.
  • 2018 : Lancement de l’initiative Environnement réseau pour la recherche sur la santé des Autochtones – un investissement de 100,8 M$ sur 16 ans dans le renforcement des capacités. Le réseau financé soutiendra la recherche en santé autochtone motivée par les communautés autochtones du Canada et ancrée dans celles-ci.

Général :

Le système de financement des IRSC manque de données pour suivre et surveiller la situation au regard de l’équité et de la diversité. Introduction d’outils de collecte et de surveillance de données sur la participation des groupes sous-représentés dans le système de financement des IRSC.
  • 2018 : En collaboration avec le CRSNG et le CRSH, lancement du Questionnaire de déclaration volontaire des trois organismes. Les candidats à tous les concours des IRSC doivent dorénavant répondre à des questions sur leur âge et leur sexe/genre, et indiquer s’ils s’identifient comme Autochtone, membre d’une minorité visible ou personne handicapée.
Des préjugés systémiques et culturels dans le milieu de la recherche en général empêchent les groupes sous-représentés d’accéder à des postes de direction en recherche.    Mise en œuvre de stratégies pour inciter le milieu de la recherche en général à adopter des pratiques plus équitables et inclusives.
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