Six équipes de recherche de calibre mondial choisies pour étudier les nouvelles frontières du domaine du métabolisme de la santé et des maladies

La Fondation Azrieli, les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), le Centre de recherches pour le développement international (CRDI), et la Fondation des sciences d’Israël (FSI) [site en anglais et en hébreux] sont heureux d’annoncer les gagnants du 5e appel de propositions du Programme conjoint canado-israélien de recherche en santé. Ces équipes de recherche de calibre mondial se consacreront à l’étude de nouvelles frontières dans le domaine du métabolisme.

Les 6 équipes gagnantes, sur 44 candidates, recevront un financement pouvant atteindre 7 millions de dollars canadiens au cours des trois prochaines années. Ces équipes œuvrent dans des établissements de premier plan au Canada et en Israël, et comptent 14 chercheurs et stagiaires en poste dans 6 pays en développement.

Il reste encore beaucoup à apprendre sur les causes biologiques des maladies métaboliques, comme le diabète de type 2. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le syndrome métabolique est défini comme un état pathologique caractérisé par l’obésité abdominale, la résistance à l’insuline, l’hypertension, le diabète de type 2, les maladies coronariennes, l’AVC et d’autres invalidités. Au cours des deux dernières décennies, l’incidence du syndrome métabolique et d’autres troubles du métabolisme a augmenté de façon spectaculaire dans le monde entier, et notamment dans les pays en développement. Les deux principales forces à l’œuvre pour propager ce syndrome sont l’augmentation de la consommation de repas minute à haute teneur en calories et à faible teneur en fibres, et la diminution de l’activité physique du fait des transports mécanisés et de la sédentarité des loisirs et du travail. De plus, des millions de personnes font face au double fardeau au plan de la santé représentée par un troublant paradoxe moderne : l’impact des maladies liées à la pauvreté où sont en cause les infections et la dénutrition se trouve exacerbé par l’épidémie émergente de maladies métaboliques, elles mêmes associées à une richesse croissante.

À l’aide de technologies de pointe, les équipes de recherche étudieront les mécanismes biologiques en jeu dans les maladies métaboliques les plus répandues. La recherche nous permettra de mieux comprendre l’influence de facteurs comme le microbiome ou les rythmes circadiens sur le métabolisme humain. Les résultats de ces projets pourraient élargir les options de traitement de ces maladies.

Les équipes canadiennes et israéliennes intégreront des chercheurs du Brésil, de la Thaïlande, de l’Argentine, du Cameroun, de la Colombie et du Mexique. En tant que collaborateurs ou stagiaires, ces chercheurs contribueront au Programme et en tireront des bénéfices. L’objectif général est de renforcer la capacité de recherche dans leur pays, de favoriser l’excellence en recherche et d’établir des collaborations scientifiques internationales durables.

Le programme conjoint canado-israélien de recherche en santé est un partenariat d’une durée de sept années et d’un budget de 35 millions de dollars canadiens, conclu entre le CRDI, l’Azrieli Foundation, l’Israel Science Foundation et les Instituts de recherche en santé du Canada et, tirant parti des forces scientifiques de chercheurs canadiens et israéliens dans le vaste domaine de la biomédecine. Il doit financer jusqu’à 30 projets de collaboration regroupant des chercheurs du Canada et d’Israël, ainsi que de pays à faible revenu et à revenu intermédiaire.

Projets de recherche sur le métabolisme sélectionnés

L’appel de propositions de recherche du programme conjoint sur le métabolisme de la santé et des maladies a été lancé en novembre 2018. Les propositions ont été évaluées par un comité international de 15 experts de 9 pays, présidé par le Dr Alvin C. Powers, du Centre médical de l’Université Vanderbilt. Six équipes de calibre mondial ont été choisies – parmi 44 candidates – et recevront jusqu’à 7 millions de dollars canadiens au cours des trois prochaines années.

La liste suivante des projets sélectionnés est classée par ordre alphabétique, selon le nom de famille du chercheur principal désigné du Canada.

  • Médiation microbiotique de la virulence des agents pathogènes intestinaux par le métabolisme des composés aromatiques alimentaires

    Chercheurs : Marie Claire Arrieta Mendez (Université de Calgary, Canada), Neta Sal Man (Université Ben Gurion de Néguev, Israël), Luis Caetano Martha Antunes (Fondation Oswaldo Cruz, Brésil)

  • Sélectivité fonctionnelle de la protéine G dans les troubles métaboliques

    Chercheurs : Michel Bouvier (Université de Montréal, Canada), Mickey Kosloff (Université de Haïfa, Israël), Claudio Costa Neto (Université de Sao Paulo, Brésil)

  • Interaction des facteurs de transcription comme force motrice de la réponse hépatique au jeûne et de sa dérégulation dans les maladies métaboliques

    Chercheurs : Carolyn Cummins (Université de Toronto, Canada), Ido Goldstein (Université hébraïque de Jérusalem, Israël), Luiz Romeiro (Université de Brasilia, Brésil)

  • Reprogrammation du métabolisme et de la chromatine des CSH dans les oscillations jour nuit et le vieillissement

    Chercheurs : John Dick (Université de Toronto, Canada), Tsvee Lapidot (Institut des sciences Weizmann, Israël), Regina Markus (Université de Sao Paulo, Brésil)

  • Rôles immunométaboliques et potentiel thérapeutique du polypeptide insulinotrope dépendant du glucose (GIP)

    Chercheurs : Daniel Drucker (Institut de recherche Lunenfeld-Tanenbaum, Canada), Chen Varol (Centre médical Sourasky, Tel Aviv, Israël), Jean-Claude Mbanya (Université de Yaoundé, Cameroun), Amelio F. Godoy Matos (Université pontificale catholique de Rio de Janeiro, Brésil), Bruno Geloneze (UNICAMP, Brésil), Joao Eduardo Salles (École de médecine Santa Casa, Brésil), Sergio Zuniga Guajardo (Université autonome de Nuevo Leon, Mexique), Pablo Aschner (Université Javeriana, Colombie), Juan Jose Gagliardino (Université nationale de La Plata, Argentine)

  • Le rôle de l’homéostasie du fer dans la modulation du syndrome métabolique médié par le microbiome

    Chercheurs : Gary Sweeney (Université York, Canada), Esther Meyron Holtz (Faculté technique de médecine, Israël), Brian Lee, Nisa Makruasi et Sivaporn Wannaiampikul (Université Srinakharinwirot, Thaïlande)

Les projets financés dans le cadre du concours de cette année (métabolisme de la santé et des maladies) s’ajouteront aux 24 projets conjoints sélectionnés par suite des quatre premiers appels de propositions :

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